Les chambres de commerce nord-côtières contesteront la limite de travailleurs étrangers
Les chambres de commerce de la Côte-Nord préparent un dossier régional visant à contester la limite de 10 % des travailleurs étrangers temporaires à bas salaires imposée par Ottawa en septembre. Les chambres de commerce de la région se sont alliées autour d’un sondage virtuel destiné aux petites et moyennes entreprises nord-côtières. Pour le moment, une quinzaine de commerçants ont rempli le sondage. Les chambres de commerce désirent en sonder plusieurs dizaines de plus. Selon Ana Ortega, la mesure fédérale est particulièrement dommageable pour les entreprises de détail, ainsi que des secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, qui devront faire des choix difficiles lorsque les contrats de leurs travailleurs viendront à échéance. Ana Ortega est responsable des communications à la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam.
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin On a régulièrement des entreprises qui nous appellent pour nous dire qu'ils se sentent mis au pied du mur. En plus de réduire de moitié la proportion permise de main-d’œuvre étrangère temporaire, les plus récents décrets fédéraux limitent à un an les contrats pour les postes à bas salaire. Les répercussions de ces mesures seront majeures sur la Côte-Nord, croit le vice-président de la Chambre de commerce de Havre-Saint-Pierre et restaurateur Théoharris Ganas. De tels décrets Boisaco emploie une quarantaine de travailleurs étrangers, dont près d’une vingtaine à statut temporaire. Dans les derniers jours, l’entreprise a accueilli une dizaine de travailleurs nicaraguayens. En mars, entre six et huit travailleurs sénégalais temporaires se joindront à l’équipe. Il n’est M. St-Gelais craint les impacts des limites imposées par Ottawa. À l'heure actuelle, Boisaco emploie une vingtaine de travailleurs étrangers temporaires, selon le président de l'entreprise, Steeve St-Gelais. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur Pour le restaurant Le P’tit Snack, les restrictions fédérales sont une véritable épée de Damoclès. Sur les six employées du restaurant septilien, cinq sont des travailleuses temporaires venues du Mexique. La gestionnaire du restaurant, Corine Leblanc, redoute l’échéance des contrats de ses travailleuses, car elle sera confrontée à un choix déchirant. On fait quoi avec notre commerce si je perds la majorité de mon monde? Les chambres de commerce présenteront les résultats de leur sondage en avril. Lors de sa séance régulière, mardi, la MRC de Sept-Rivières a adopté une résolution pour réclamer aux deux ordres de gouvernement d’adopter de nouvelles réglementations ou, du moins, d’adopter des mesures différentes sur la Côte-Nord, indique le préfet et maire de Sept-Îles, Denis Miousse. Cette main-d’œuvre est Denis Miousse est préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Alban Normandin Après la pandémie, les travailleurs québécois se sont distanciés de certains types d’emplois, observe l’élu. Avec les informations de Charles-Étienne DrouinOn veut prouver que les travailleurs étrangers sont essentiels à l'économie de la Côte-Nord, en particulier pour les PME
, explique la responsable des communications de la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam, Ana Ortega.
mur à mur
risquent d'asphyxier l'économie de la Côte-Nord parce qu'on ne prend aucunement en compte la réalité nord-côtière
, argue-t-il.Des conséquences pour les petites et grandes entreprises
pas toujours facile d'intéresser les travailleurs à venir en région
, observe le président de Boisaco, Steeve St-Gelais. Mais on a quand même réussi au fil du temps à intéresser des travailleurs.

En plus de justement perdre l'accès à ces travailleurs [...] la capacité d’assurer la continuité des opérations de nos usines, c'est quand même une de nos préoccupations fondamentales
, affirme-t-il.Comment me demander de choisir qui je pourrais garder et qui je devrais renvoyer?
Ils ont tellement fait pour qu'on se dirige vers l’immigration
, soutient-elle, en référence aux efforts du gouvernement provincial. Un an et demi plus tard, ils me disent “oh non, on va te les enlever”.
Où est la logique dans tout ça?
, cherche à savoir la restauratrice.La MRC de Sept-Rivières réclame des changements
extrêmement importante pour Sept-Îles
, affirme-t-il.
N'eût été de l'arrivée de ces travailleurs, on serait beaucoup plus en difficulté qu’actuellement.
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