Gilbert Rozon nie avoir violé son ex-belle-sœur, mais raconte avoir échangé un baiser
Gilbert Rozon a relaté vendredi matin sa version des événements qui lui sont reprochés par son ex-belle-sœur Martine Roy, l’une des neuf demanderesses au procès civil du fondateur de Juste pour rire, au palais de justice de Montréal. Martine Roy accuse Gilbert Rozon d’avoir tenté de l’embrasser de force en 1993, puis de l’avoir violée dans une loge du Musée Juste pour rire, en 1995. Elle lui réclame 1,35 million de dollars. Mme Roy allègue qu'elle est entrée dans la loge, puis que M. Rozon lui a emboîté le pas, a verrouillé la porte derrière lui, l’a retournée pour qu’elle soit dos à lui et l’a violée. Gilbert Rozon à son arrivée au palais de justice de Montréal, vendredi. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers D’ailleurs, M. Rozon a pu, pour la première fois, donner sa version des faits au tribunal sur un autre événement survenu début juillet 1993, soit un baiser qu’il reconnaît avoir échangé avec son ex-belle-sœur. M. Rozon et son équipe – dont faisait alors partie Martine Roy – s'affairaient à recevoir l’auteur-compositeur-interprète français Charles Trenet au Capitole de Québec. On était un peu feeling [désinhibés, NDLR]. Je ne sais pas, on avait le goût de jaser. Une fois rendus dans la chambre d'hôtel de Gilbert Rozon, Le charme a fait son œuvre, M. Rozon a partagé avoir eu honte de ce baiser avec son ex-belle-sœur. Il a dit avoir craint D'autant plus que Rozon savait qu'une des deux sœurs de son ex-femme, Danielle Roy, avait eu une aventure avec un ex-mari de cette dernière. Aussi, Gilbert Rozon a relaté sa version des événements qui lui sont reprochés par une autre demanderesse, Mary Sicari, et qui seraient survenus entre 1988 et 2004, alors qu’elle travaillait pour Les Films Rozon et Les Productions Rozon. Mary Sicari soutient notamment que l’ex-magnat de l’humour l'a forcée – à de nombreuses reprises – à mettre sa main sur son entrejambe. Son avocate, Me Mélanie Morin, l’a aussi invité à donner sa version d'une allégation de Mme Sicari selon laquelle elle aurait été forcée de l’embrasser en Jamais je n’ai fait une telle chose, jamais je n’aurais fait une telle chose. À cette époque, il y avait plus de 20 personnes qui travaillaient à la billetterie, en plus des caméras de surveillance, a-t-il précisé. M. Rozon a dépeint Mme Sicari comme une femme à l’humour grossier qui aurait développé beaucoup de Invité à donner du contexte sur son milieu de travail à l'époque des faits allégués, M. Rozon s’est décrit comme un homme occupé, voire surmené par l’essor de son entreprise. Mme Sicari reproche aussi à M. Rozon de l’avoir harcelée, la Annick Charette (gauche) et Anne-Marie Charette à leur arrivée au palais de justice de Montréal, le 27 juin 2025. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Dans le cas de la demanderesse Anne-Marie Charette, M. Rozon a balayé toutes les allégations. Comme dans le dossier de Guylaine Courcelles, l’ex-magnat de Juste pour rire affirme n’avoir aucun souvenir d’elle. Mme Charette allègue avoir été séquestrée et agressée sexuellement par M. Rozon en 1987. Tour à tour, M. Rozon a nié les allégations de Julie Snyder et de Pénélope McQuade, qui ne font pas partie des neuf demanderesses, mais qui ont toutes deux parlé à titre de témoins de faits similaires, dans le cadre du procès, par solidarité avec les demanderesses. L’animatrice et productrice Julie Snyder allègue que M. Rozon l’a agressée à Paris, dans son appartement de fonction de Juste pour rire en 1991, alors qu’elle était âgée de 23 ans. Après avoir senti une pression sur son dos et cru à un cambriolage, elle dit avoir vu une main sur un de ses seins et le visage de Gilbert Rozon. Julie Snyder à son arrivée au palais de justice de Montréal pour le procès de Gilbert Rozon, le 19 décembre 2024. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers M. Rozon nie catégoriquement la version de Mme Snyder. Il s'est souvenu que Julie Snyder lui avait demandé de venir à son appartement situé dans le 8e arrondissement après une rupture avec l’auteur-compositeur-interprète et acteur Patrick Bruel. Contrairement à Mme Snyder, qui dit avoir pris la fuite en courant jusqu’aux Champs-Élysées, M. Rozon affirme que Mme Snyder a dormi à l’appartement et qu'elle a quitté au matin. Ça a été inventé pour la télévision, pour faire un show. Quant à elle, l’animatrice Pénélope McQuade allègue que M. Rozon l’a « serrée de manière contraignante » dans la salle de bain du Musée Juste pour rire, en juillet 1997, alors qu’elle était une jeune chroniqueuse culturelle à TVA. L'animatrice Pénélope McQuade (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Martin Ouellet Pour sa part, M. Rozon a dit être entré dans la salle de bain des employés du musée, avoir Rappelons que M. Rozon poursuit Mmes Snyder et McQuade en diffamation pour 450 000 $ pour avoir affirmé à l'émission La semaine des 4 Julie du 29 septembre 2020 qu'il avait posé des gestes à caractère sexuel non consentis à leur égard, ce qu’il nie. Dès l'ouverture de l'audience, la juge Chantal Tremblay a demandé à M. Rozon : Jeudi, au moment d'une pause, Stefano Corbo, le conjoint de la demanderesse Danie Frenette, a suivi Gilbert Rozon dans un cubicule à l'extérieur de la salle d'audience et, selon M. Rozon, il aurait levé la main sur lui. Une plainte formelle a été déposée, a-t-il répété. Mercredi, à sa troisième journée à la barre, M. Rozon a donné pour la première fois des détails sur les événements survenus dans sa chambre du manoir Rouville-Campbell avec une jeune croupière, en 1998. Aussi, la cour a appris que le PDG de Québecor, Pierre-Karl Péladeau, viendra témoigner le 29 août prochain, si les deux parties s'entendent sur ce qui doit être déposé comme preuve concernant une soi-disant cassation de la relation d'affaires entre Juste pour rire et Québecor survenue avant même la parution des allégations dans les journaux. Jeudi, à son quatrième jour de témoignage, Gilbert Rozon a nié en bloc les allégations d’agression sexuelle de Danie Frenette, en 1988, tout comme les allégations à caractère sexuel de Salomé Corbo, la belle-fille de cette dernière, alors qu’elle était mineure. Les neuf demanderesses (Patricia Tulasne, Lyne Charlebois, Anne-Marie Charette, Annick Charrette, Sophie Moreau, Danie Frenette, Guylaine Courcelles, Mary Sicari et Martine Roy) lui réclament près de 14 millions de dollars en dommages pour des attouchements et des agressions sexuelles qu'elles disent avoir subis et qui se seraient produits entre 1982 et 2004. Gilbert Rozon nie ces allégations depuis le début. Son témoignage reprendra lundi.Je nie complètement cette histoire-là, qui est inventée de toutes pièces
, a rétorqué l'ex-magnat de l'humour, après avoir décrit en long et en large son ancien musée, qui a fermé ses portes en 2011, un lieu sous haute surveillance
.
On a pris un verre ensemble
, a dit M. Rozon, une bouteille de vin blanc à deux
, a-t-il précisé à la demande de la cour.elle était assise par terre, et moi sur le lit
, a décrit le fondateur de Juste pour rire, qui soutient que c’était la première fois qu’il avait une vraie conversation
avec Martine Roy. Ce que je ressentais, moi, c’est qu’elle essayait de me séduire.
au point d’échanger un baiser
, a-t-il affirmé. Après ce rapprochement, M. Rozon dit avoir senti qu’elle voulait se donner. C’était tentant, mais j’ai refusé
.qu’elle [Martine Roy] en parle à [son ex-]femme
et d'avoir l’air ridicule
.Je ne serai pas sur le tableau de chasse
, se serait dit M. Rozon, selon son récit.Gilbert Rozon contredit Mary Sicari
C’est faux
, s’est défendu M. Rozon.enfonçant sa langue dans sa bouche
alors qu’elle travaillait à la billetterie de Juste pour rire.problèmes personnels
plus tard dans sa vie.dénudant
du regard.Je n’aurais pas fait ça, c’est vulgaire
, a-t-il tranché.
Inventé pour la télévision

Elle dit : "J’ai besoin de venir, j’ai besoin d’être réconfortée".
Je peux vous dire qu’elle était en grosse peine d’amour
, a-t-il dit à la cour.Non seulement je ne me suis jamais senti attiré, d’aucune façon j’ai pensé lui faire des avances, jamais
, a insisté M. Rozon.
vu une dame blondinette penchée sur le lavabo
, avant de s’excuser de cette intrusion involontaire et de refermer la porte derrière lui. Selon sa version, il n'était pas certain que la jeune femme était Pénélope McQuade.La poussière retombe
Je veux m’assurer que vous êtes dans un bon état d’esprit pour témoigner aujourd’hui.
Je vais faire de mon mieux, Madame la juge
, a répondu M. Rozon.Le procès suit son cours
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