L’ombre d’une grève plane au RTC à une semaine du FEQ
« Il y a une impasse à la table de négociations », lance d’entrée de jeu la présidente du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Maude Mercier Larouche. D’abord révélée par le Journal de Québec, la nouvelle selon laquelle le Syndicat des salariés d’entretien du RTC réclame une hausse salariale de 30 % sur cinq ans est confirmée par la présidente de la société de transport. Une hausse qualifiée d’ Le Syndicat des salariés d'entretien du RTC représente un peu plus de 350 employés, qui sont sans convention collective depuis le 27 septembre 2024. Les discussions ne sont pas rompues entre les deux parties, même si une séance a été annulée par le médiateur le 24 juin dernier. Une séance de négociation a d’ailleurs eu lieu en matinée jeudi avant la prise de parole de la présidente et du directeur général du RTC. Si la grève est déclenchée le 4 juillet, les chauffeurs ne seront pas payés pendant le débrayage selon leur convention collective, précise Maude Mercier Larouche. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Au moins cinq autres rencontres sont prévues au calendrier, selon les deux dirigeants de l’organisation. Notre souhait est d’accélérer au maximum les séances de négociation, mais on ne pourra pas se plier aux demandes sur la table. À 30 % sur 5 ans, je le répète, ce n’est pas viable financièrement. Le Syndicat des salariés d’entretien du RTC, affilié à la CSN, n’a pas tardé à réagir à la sortie de la direction. Le président Nicolas Louazel considère comme Nicolas Louazel est le président du Syndicat des salariés d’entretien du RTC, affilié à la CSN. Photo : Radio-Canada Maude Mercier Larouche estime que les nouvelles demandes, incluant notamment les augmentations salariales demandées par le syndicat de l’entretien et les demandes syndicales supplémentaires, représentent 75 millions de dollars. Le RTC a précisé par courriel que la demande de 30 % d’augmentation sur 5 ans représente à elle seule 32,8 millions de dollars. S'il n'y a pas d'entente d’ici là, la grève sera déclenchée le 4 juillet pour 10 jours, en plein Festival d’été de Québec. Maude Mercier Larouche renouvelle d’ailleurs sa demande au syndicat afin que les deux parties s'entendent pour garantir une offre minimale de service, comme la STM à Montréal, en cas de grève, alors qu’environ 300 000 déplacements ont été enregistrés au cours des 11 soirées du FEQ en 2024. Des milliers de festivaliers empruntent les navettes et les autobus du RTC pour se rendre au Festival d'été de Québec. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard Même si le Tribunal administratif du travail (TAT) a conclu pour une deuxième fois que le transport collectif desservi par le RTC n'est pas un service essentiel, Maude Mercier Larouche et Nicolas Girard demandent au syndicat Le Flexibus, le transport adapté et le service àVélo ne seraient pas touchés par la possible grève de 10 jours. L'édition 2023 du FEQ avait été épargnée de justesse par un débrayage orchestré par les chauffeurs de la société de transport. Le RTC indique que l'augmentation salariale consentie lors de ces négociations était de 18 % sur 5 ans. Avec les informations de Marika Wheelerinsoutenable pour un gestionnaire de fonds publics
par Maude Mercier Larouche. Ça dénoterait une iniquité profonde envers nos autres groupes syndicaux et nos autres employés. On a quand même 1800 employés au RTC. […] C’est complètement déraisonnable
, poursuit-elle, en s'adressant aux médias qu’elle avait conviés.
Insulté de la sortie de l’employeur
fâchant
que l’employeur préfère sortir dans les médias
alors que son équipe travaille sur les demandes patronales.On n’a pas encore parlé de l'aspect financier; on est sur les demandes patronales pour limiter les mouvements de main-d'œuvre, les vacances, les congés, etc. Si on pouvait aussi travailler sur les points soulevés par les travailleurs et les travailleuses, on serait capable de trouver des manières de faire des économies.

C’est très exagéré de parler de 75 M$
, a répondu par écrit à Radio-Canada Nicolas Louazel.On n’est pas rendu au financier. C’est de la négociation. Les demandes de part et d’autre vont être épurées et priorisées. Et il ne faut pas oublier qu’on a des propositions pour faire faire des économies au RTC et donner un service de qualité
, ajoute-t-il.Le FEQ, un
levier important
C’est certain que le Festival d’été de Québec devient un levier supplémentaire pour les groupes syndicaux
, convient Mme Mercier Larouche, tout en assurant que son organisation est inquiète pour les usagers réguliers du service de transport collectif.
de reconsidérer sa position pour assurer un service en heure de pointe AM et PM ainsi que pendant le Festival d’été
. Le syndicat aurait répondu par la négative
à cette demande, selon la conseillère municipale.Les impacts seront majeurs. On parle d’enjeux de sécurité publique, car on le sait, les déplacements au Festival d’été constituent la plus grosse période de l’année pour le nombre de gens qui convergent vers le centre-ville de Québec
, ajoute-t-elle. Nous saurons au plus tard jeudi prochain, le 3 juillet à 15 h, si la grève aura lieu. Nous en aviserons notre clientèle à ce moment-là
, a aussi écrit le RTC sur ses réseaux sociaux.
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