La Yukon River Quest écourtée pour une seconde fois en raison des feux
Mercredi matin, sur les berges du fleuve Yukon, au centre-ville de Whitehorse, c’est avec un peu moins de fébrilité qu’à l’habitude et une pointe de déception que les pagayeurs, qui sont près de 200, s’activent pour préparer leur embarcation en vue de la 25e Yukon River Quest, qui se terminera exceptionnellement à mi-parcours. Depuis 1999, la course nautique débute dans la capitale yukonnaise, et les participants tentent de rallier Dawson, à 715 km plus au nord. Cette année, les quelque 90 équipes en provenance de 13 pays différents devront toutefois s’arrêter à Carmacks, soit près de 400 km plus tôt, en raison des feux de forêt. Les pagayeurs peuvent faire la course en canot, en kayak, en solo ou en équipe, et même sur une planche à pagaie. Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos Eva Holland est responsable des communications de la 25e édition de la Yukon River Quest. Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos Ces derniers jours, plusieurs alertes d’évacuation ont d’ailleurs été données par les autorités yukonnaises, et les routes pour sortir et entrer dans la communauté ont été fermées par intermittence. La décision de déplacer la ligne d’arrivée a finalement été prise mardi soir, vers 20 h, pour donner le temps aux équipes de revoir leur stratégie et leur équipement pour la course. Michelle Bousquet participe pour la deuxième fois à la Yukon River Quest et espérait que, cette fois, les conditions seraient favorables pour lui permettre d'atteindre Dawson. Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos Elle ressent tout de même une certaine déception, d’autant plus qu’elle a vécu l’arrêt abrupt de la course, l’année dernière, pour des raisons similaires. Bernard Moyersoen a fait le chemin depuis la Belgique pour une deuxième année dans l'espoir de se rendre jusqu'à Dawson cette fois. Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos Elle n’est pas la seule à être revenue au Yukon dans l’espoir de faire la course en entier cette année. C’est aussi le cas du Belge Bernard Moyersoen, qui avait terminé premier en 2024 dans la catégorie solo. Chaque équipe doit avoir deux téléphones satellites afin d'être joignable en cas d'incident. Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos Les défis sont déjà multiples pour une telle course, mais les pagayeurs, qui empruntent le fleuve Yukon en canot, en kayak ou même en planche à pagaie, devront composer également avec des niveaux d’eau exceptionnellement bas cette année. Un total de 93 équipes venant de 13 pays différents se sont présentées à Whitehorse pour le départ de la 25e course Yukon River Quest. Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos Elle s’attend à ce que les participants les plus rapides parviennent à la ligne d’arrivée en moins de 24 heures, alors que les autres auront jusqu’à jeudi, à 21 heures, pour parcourir la distance et mettre pied à terre à Carmacks. Avec des informations d’Anne Montplaisir
La situation des feux à Dawson est assez intense en ce moment
, explique la responsable des communications de la Yukon River Quest, Eva Holland, en soulignant que l’organisation souhaitait éviter d’ajouter de la pression sur la communauté.Cela n’aurait pas aidé d’ajouter des centaines de personnes de plus dans cette situation, des gens qui auront besoin de chambres d’hôtel, de nourriture, d’espace sur la route
, explique-t-elle.
Dans ma tête, c’était déjà une possibilité, Donc, j’avais déjà pensé au scénario B
, explique la Montréalaise Michelle Bousquet, qui participe pour la deuxième fois à la Yukon River Quest.
Mon objectif premier en venant ici aujourd’hui, c’était de pouvoir me rendre à Dawson, mais je comprends très bien la décision. Je vais donc juste changer ma stratégie un peu et y aller avec le beau temps et le courant
, ajoute-t-elle avec un sourire.
C’est une course qu’on a envie de faire jusqu’au bout, on a envie de faire toute la distance
, explique-t-il, en ajoutant qu'il est lui aussi déçu, mais qu'il comprend la décision de l’organisation.
Cela les ralentira et peut devenir difficile dans les zones peu profondes, mais rien de dramatique, je ne pense pas. Certains participants pourraient être grincheux par rapport à la vitesse toutefois
, dit Eva Holland, en parlant des niveaux de l’eau.
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