Comment la guerre entre Israël et l’Iran peut toucher le marché du pétrole
En 2022, un litre d’essence ordinaire a atteint les 2,00 $ à certains endroits au pays, conséquence de la guerre en Ukraine. La guerre que se livrent Israël et l’Iran a le potentiel de faire connaître au marché du pétrole des soubresauts similaires. Une forte inflation, des marchés déstabilisés et un baril de pétrole qui frôle les 100 $ : En entrevue aux Faits d’abord sur ICI Première, il a expliqué que si la guerre en venait à toucher la production ou l’exportation de pétrole, Après qu’Israël eut lancé une offensive contre l’Iran, le 13 juin dernier, le prix du baril du pétrole s’est déjà envolé, une hausse attribuable à une prime sur le risque à l’approvisionnement perçu, selon M. Cliche. Le prix du pétrole Brent, la référence mondiale, a bondi de 7 %, atteignant même une poussée de 13 % le 14 juin, en cours de journée. De plus fortes augmentations sont probables, alors que l’Iran menace de bloquer un point névralgique du commerce mondial du pétrole et du gaz naturel liquéfié : le détroit d’Ormuz, au sud du pays. Téhéran pourrait prendre cette mesure en représailles à l'intervention des États-Unis dans le conflit. Le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower et d'autres navires américains de guerre traversent le détroit d'Ormuz dans le golfe Persique. (Photo d'archives) Photo : Associated Press / US NAVY Ce passage reliant le golfe Persique au reste du monde voit passer chaque jour le cinquième de la production mondiale de pétrole en provenance de l’Iran, mais aussi de l’Irak, de l’Arabie Saoudite, du Koweït et des Émirats arabes unis, notamment. Si ce scénario – Les quelque 21 millions de barils de pétrole qui passent quotidiennement dans le détroit d’Ormuz prennent en grande majorité la direction de l’Asie, précise M. Cliche. L’Iran, responsable de 3 % de la production mondiale de pétrole, a pour principal partenaire la Chine. Si, durant la guerre, des frappes touchaient les installations pétrolières, la Chine pourrait être parmi les premiers pays à en faire les frais. En termes d’approvisionnement, les pays d'Asie seraient les plus touchés, mais c’est clair que ces pays-là ont fait des réserves. Un blocage du détroit d’Ormuz serait d’autant plus problématique pour ces pays, puisque le quart du gaz naturel liquéfié (GNL) du monde y passe aussi. Plusieurs pays d’Asie, qui tentent de réduire leur utilisation du charbon, sont appelés à consommer de plus en plus de GNL. Les pays de l’OCDE, eux, ont en stock l’équivalent de trois mois d’importations, a indiqué M. Cliche. L’effet de tels événements ne se ferait donc pas beaucoup sentir sur l'approvisionnement. Au Québec, L’embrasement au Moyen-Orient a de quoi La situation devrait, selon Yvan Cliche, on n’est pas très loin d’une redite de ces événements
, a averti le spécialiste en énergie au Centre d’études et de recherches internationales à l'Université de Montréal (CERIUM), Yvan Cliche.ça va se répercuter sur le prix du pétrole et sur le prix à la pompe
.
le plus cauchemardesque
, selon M. Cliche – se réalisait, l’Iran pourrait notamment miner cet étroit couloir névralgique, séquestrant du même coup les navires américains dans le golfe, qui y assurent une libre circulation du pétrole depuis les années 1980.L'Asie, première touchée
la crise d’aujourd’hui ne pose pas tant de risque sur notre approvisionnement parce qu’on achète notre pétrole du Canada et des États-Unis
.C’est plutôt sur les prix
, croit M. Cliche, que le monde entier pourrait voir une différence. Car le marché du pétrole est, depuis quelques décennies, beaucoup plus mondialisé
, avec beaucoup plus de producteurs.nous faire voir à quel point cette ressource fondamentale pour l’économie mondiale, qu’est le pétrole, vient avec des enjeux d’instabilité géopolitique très perturbateurs pour l’économie mondiale
.donner un nouvel élan vers des sources d’électricité propre
. Cette source d’énergie, rappelle-t-il, n’est pas soumise aux aléas de l’extérieur
.
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