Y a-t-il de la surenchère dans votre quartier?

Le télétravail redessine les périphéries des banlieues
La première couronne semble suivre la tendance montréalaise. À Laval, le prix des maisons et des condos a augmenté de respectivement 27 % et 24 % depuis 2021 et à Longueuil, de 29 % et 26 %.
On trouve toutefois certaines petites poches où les prix ont bondi dans des proportions similaires à celles des propriétés de Québec. C’est le cas du quartier Sir-Wilfrid-Laurier, à Saint-Hubert (Longueuil), où le prix de vente des unifamiliales a augmenté de 72 % entre les premiers trimestres de 2021 et 2025. À Laval, ce sont les copropriétés de Vimont, Saint-Vincent-de-Paul et Sainte-Rose qui ont connu les hausses les plus élevées, à environ 50 % depuis 2021.
Contrairement à ce qu’ont connu les acheteurs en 2021 et 2022, la surenchère a été assez peu présente. À Laval, elle est surtout survenue dans les ventes d’unifamiliales de Laval-des-Rapides (12 000 $) et de Sainte-Rose (6500 $), tandis que dans la première couronne sud, on la voit principalement parmi celles du Vieux-Longueuil (6600 $).
C’est toutefois en s’éloignant davantage de la métropole, soit dans les 2e et 3e couronnes, qu’on voit les prix – et la surenchère – grimper davantage. « Grâce au télétravail, les gens peuvent se déplacer un peu plus loin qu'auparavant pour faire le même emploi avec le même revenu, puisqu’ils n’ont pas à faire la route tous les jours, avance le courtier Marc Lefrançois. Et plus on s’éloigne, moins la propriété va coûter cher. »
C’est en Montérégie que cette tendance est la plus forte : à Saint-Louis-de-Gonzague, à Hinchinbrooke, à Sainte-Barbe et à Saint-Stanislas-de-Kostka, quatre municipalités voisines, situées au sud de Valleyfield, à environ une heure de Montréal, les prix des maisons ont plus que doublé en quatre ans.
Le directeur du service de l’analyse de marché de l’APCIQ, Charles Brant, remarque par ailleurs que les couronnes s’élargissent depuis l’implantation du télétravail. « Une heure de route, ça devient une aire de captation appropriée pour Montréal – autrement dit, une distance que les gens peuvent envisager de parcourir pour se rendre au travail. »
C’est peut-être ce qui explique, selon lui, que la région des Laurentides est celle qui a connu la plus forte augmentation de sa population ces cinq dernières années.
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