Zones inondables : de nouveaux quartiers bientôt en eaux troubles à Gatineau?
L’annonce de l’ajout de nouvelles zones inondables au Québec au cours des prochaines années plonge plusieurs Gatinois dans l’incertitude. « Si toute la maison est sur la zone inondable, moi ça ne m’intéresse pas de rester ici, alors je vais trouver un condo à Hull », lance d’emblée Louise Poulin. Cette résidente de la rue Jacques-Cartier à Gatineau habite dans une maison patrimoniale dont une partie du terrain fait déjà partie d’une zone inondable. Elle craint de faire les frais de la nouvelle cartographie annoncée par Québec jeudi. C’est un sujet, des fois, qui me préoccupe suffisamment pour mal dormir. Louise Poulin vit dans une maison patrimoniale sur la rue Jacques-Cartier depuis 2013.
Photo : Radio-Canada / Félix Pilon Le nouveau cadre modernisé dévoilé par le gouvernement du Québec plus tôt cette semaine prévoit d’augmenter la superficie des zones inondables existantes de 30 %. Le nombre de résidences touchées par la nouvelle réglementation passerait donc de 25 000 à 35 000, a estimé le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), Benoit Charette, en conférence de presse jeudi. La tâche d’identifier les nouvelles zones inondables incombera aux municipalités. La Ville de Gatineau est toutefois peu loquace sur le sujet pour le moment. Alors que le nouveau cadre réglementaire provincial entrera en vigueur le 1er mars 2026, la Ville de Gatineau avertit que les citoyens n’auront pas l’heure juste à ce moment. À travers la province, le nombre de résidences dans une zone à risque d'inondation augmenterait d'environ 30 pour cent. Photo : Radio-Canada / Dominique Degré La Ville estime qu’elle aura finalisé la nouvelle cartographie des zones inondables sur son territoire d’ici 2027-2028. En attendant, les résidants près d’une zone inondable devront continuer à vivre dans La présidente de l'Association des riverains de la rue Jacques-Cartier Ouest, Lucie Fortin. Photo : Radio-Canada / Félix Pilon Elle croit que la baisse potentielle de la valeur des propriétés situées dans une zone inondable combinée à une hausse potentielle des primes d’assurances ajoutent beaucoup de stress aux résidents du quartier. Le conseiller municipal du district de Pointe-Gatineau, Mike Duggan Photo : Radio-Canada / Félix Pilon De son côté, la députée caquiste de Hull, Suzanne Tremblay, rappelle que l’objectif de la nouvelle réglementation est La députée de Hull, Suzanne Tremblay. Photo : Radio-Canada / Félix Pilon Aux citoyens qui s’inquiètent d’une possible hausse de leur prime d’assurance si leur maison se retrouve du jour au lendemain dans une zone à risque, la politicienne répond qu’il n’y Mike Duggan n’y croit pas. Avec les informations de Félix Pilon et d'Ann-Sophie GagnéÇa serait triste parce qu’une fois inondées, les maisons perdent leur valeur et c’est une maison patrimoniale. Ce serait triste qu’elle soit démolie
, admet-elle. C’est inquiétant pour moi. Je vérifie souvent avec la ville où ils sont rendus là-dedans
, renchérit Mme Poulin.
S’armer de patience
Nous avons vu le communiqué et nos équipes sont à analyser le tout. Ce ne sera pas possible à ce stade-ci d'offrir une entrevue
, écrit le cabinet de la mairesse, Maude Marquis-Bissonnette.
La publication des premières cartographies de nouvelle génération débutera dès qu’elles auront été approuvées par le MELCCFP et que le cadre réglementaire modernisé sera en vigueur, soit au minimum six mois après l’adoption des règlements
, indique le Service des communications de la Ville dans une déclaration écrite.l’insécurité
, déplore la présidente de l’Association des propriétaires riverains de Jacques-Cartier Ouest, Lucie Fortin.À chaque année, on se pose la question : est-ce qu’on va être inondé? C’est toujours un stress pour toutes les personnes ici
, admet Mme Fortin.
Ça va inquiéter beaucoup de monde parce que, sur le marché en ce moment, c’est difficile de vendre un terrain dans une zone inondable. Il y a des banques qui n’offrent pas d’hypothèque
, ajoute le conseiller municipal du district de Pointe-Gatineau, Mike Duggan.
Le gouvernement procède très soigneusement. Est-ce qu’il procède soigneusement pour protéger ses propres intérêts et est-ce qu’il considère les intérêts des citoyens, de nos contribuables?
, se questionne l’élu.justement de mieux protéger les citoyens puis les citoyennes parce que les cartes étaient vieilles de plus de 30 ans
.
aura pas de changement qui va faire en sorte qu’on prévoit nécessairement des augmentations majeures puisqu’il y a déjà des propriétés sur le bord de l’eau au Québec
.Les assureurs ne veulent pas assurer une propriété qui est à risque d’être inondée. Les assureurs ne veulent pas perdre de l’argent
, estime le politicien qui ajoute que les assureurs risquent d’augmenter les primes ou bien de ne pas assurer
les habitations situées dans une zone à risque.
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