RTC : les employés d’entretien se dotent d’un mandat de grève
Les membres du Syndicat des salariés d’entretien du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont approuvé à l'unanimité une banque de journées de grève, pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée. Ce mandat pourra être utilisé au moment jugé opportun. Le syndicat devra néanmoins déposer un avis de grève au moins sept jours ouvrables avant le début du débrayage. Les employés d’entretien étaient appelés à se prononcer en assemblée générale samedi matin. Les négociations entre la partie patronale et le syndicat affilié à la CSN se sont poursuivies jusqu’en soirée vendredi. Rencontré au terme au terme de l’assemblée, le président du syndicat, Nicolas Louazel, s’est réjoui du mandat obtenu. Nicolas Louazel, président du Syndicat des salariés d’entretien du RTC. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Il estime que les pourparlers ont trop traîné sans que les deux camps puissent s’approcher d’un terrain d’entente, et ce, malgré On ne reculera pas sur nos conditions de travail. Les enjeux que [le RTC] nous amène, ce n'est même pas monétaire. On n'a pas parlé de monétaire, c'est notre qualité de vie. Ces enjeux, toujours selon lui, doivent d’ailleurs être plus clairement établis par la partie patronale qu’il accuse d’avoir introduit La présidente du RTC, Maude Mercier Larouche, a indiqué samedi dans une déclaration écrite qu’elle Quant aux travailleurs, c’est davantage au chapitre de la qualité de vie et de la flexibilité au travail que le bât blesse, plaide Nicolas Louazel. À moins d’un revirement de situation d’ici là, l’impasse dans les discussions pourrait faire en sorte qu’aucun autobus ne circule lors du Festival d’été de Québec, prévu du 3 au 13 juillet prochain. Un autocollant «En grève bientôt» sur un autobus du RTC. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Louis-Simon Lapointe Dans une lettre adressée au syndicat vendredi, le RTC tendait la main à ce dernier afin qu’une entente puisse à tout le moins permettre d’assurer une Appelé à répondre à cette demande samedi, Nicolas Louazel s’est dit Le représentant syndical considère que la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) de ne pas reconnaître le transport collectif comme un service essentiel est un levier non négligeable à présenter à la table des négociations. La présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Barbara Poirier, suggère aux citoyens de diriger leur frustration vers la partie patronale. Présentement, au nombre de cadres qu’il y a au RTC et au salaire qu’ils sont payés, peut-être que la population devrait se fâcher contre des gens qui sont dûment payés pour négocier et qui, manifestement, n’y arrivent pas. Rappelons que l’édition 2023 du FEQ avait été épargnée de justesse par un débrayage orchestré par les chauffeurs du RTC. Le Syndicat des salariés d'entretien du RTC représente plus de 350 employés, qui sont sans convention collective depuis le 27 septembre 2024.On ne reculera pas

49 rencontres de négociations
et 10 jours avec un conciliateur
. Selon lui, la balle est désormais dans le camp du RTC.28 à 30 nouvelles demandes
dans les négociations au cours de la dernière semaine.déplore les conséquences qu’une grève générale illimitée aurait sur [la] clientèle
.Le Festival d’été de Québec perturbé?

offre minimale de service
, comme à Montréal, en cas de grève. La société de transport jugeait une telle démarche « souhaitable » et responsable envers sa clientèle.mort de rire
.
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