Pikogan vibre au rythme des chansons et de la danse autochtones
Les nuages font place au Soleil, vendredi après-midi, alors que la communauté abitibiwinni s’apprête à vibrer aux rythmes combinés du 1er Festival Mama8i Nikamo et du 10e pow-wow de Pikogan. Ce qui ressemble à un pygargue à tête blanche a même survolé les lieux, comme pour donner sa bénédiction. Le groupe Maten effectue ses tests de son. Le groupe agira comme tête d’affiche vendredi soir, sur la scène extérieure qui accueillera aussi le duo de Kevin Boudrias et Julie Duguay, Alicia Kayley et Ivan Boivin-Flamand. C'est vraiment cool aussi pour les plus jeunes artistes autochtones. Ça va leur donner un genre de boost pour continuer, puis de se dire : “J’aimerais être sur ce stage à un moment donné”. L'auteur-compositeur-interprète atikamekw Ivan Boivin-Flamand est membre de la communauté de Manawan.
Photo : Radio-Canada / Martin Guidon L’auteur-compositeur-interprète de Manawan présentera ses propres chansons, mais il accompagnera aussi le groupe Maten à la guitare électrique. Samedi soir, les festivaliers pourront voir et entendre Régis Niquay, Anyma Ora, DJ Shub et l’artiste de hip-hop Samian, originaire de Pikogan. Un spectacle de drones clôturera la première édition en fin de soirée. Le site est aménagé en plein cœur de la communauté, avec un décor fortement inspiré des symboles de la culture autochtone. Arbres, images de la faune locale, tortues et pikogan, qui veut dire tipi, sont bien présents. La décoration du site est fortement inspirée de symboles autochtones, dont cette superbe tortue.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Il est important pour le comité organisateur d’offrir une expérience mémorable autant aux spectateurs qu’aux artistes. Jeremie Kistabish est membre du comité organisateur du 1er Festival Mama8i Nikamo de Pikogan Photo : Radio-Canada / Martin Guindon La culture autochtone sera donc à l’honneur tout au long du week-end, à travers la musique et le chant au Festival Mama8i Nikamo, mais aussi à travers la danse et le rythme des tambours du pow-wow. Il y en a d'autres à travers le Québec, mais on trouvait ça important d’avoir notre propre festival pour reconnaître les artistes autochtones du Québec et même du national. Chantal Kistabish, cheffe du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Invitée au micro de l'émission Des matins en or, vendredi, elle a ajouté que les gens qui veulent profiter de deux événements sont sans doute mieux de privilégier le samedi, où il y aura le pow-wow en après-midi et le Festival Mama8i Nikamo en soirée. Du côté du pow-wow, l’équipe est bien rodée, avec déjà neuf éditions organisées depuis la première présentée en 2013. Le pow-wow de Pikogan aura lieu à son site habituel, derrière l'école Migwan.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Selon elle, cette combinaison des deux événements fait de Pikogan une sorte de capitale culturelle autochtone, ce week-end. Isabelle Mapachee est l'une des instigatrices du pow-wow de Pikogan. Photo : Radio-Canada / Martin GuindonC’est un honneur pour moi de faire partie de cette première édition. C’est vraiment important. C’est beaucoup dans la couleur des Autochtones. Il y a les langues qui vont ressortir. C’est sûr que j’ai sorti mon album en anglais, mais le prochain sera plus en atikamekw. Maten va chanter en innu
, souligne Ivan Boivin-Flamand.
Au cœur de la communauté

Les gens qui vont venir au festival vont découvrir la culture à travers la musique. Différentes nations sont représentées, différentes langues sont chantées. On a une directrice artistique très talentueuse pour la décoration. On a voulu apporter une touche autochtone un peu sur tout
, explique Jeremie Kistabish, l’un des organisateurs du Festival Mama8i Nikamo.
On a misé gros, alors on est un petit peu dans le rush. Mais avec l’expérience de l’équipe, avec nos collaborations avec le FME, avec H2O le Festival et la Ville d’Amos, ça va bien. On a fait appel à plusieurs professionnels dans le domaine, parce qu’on veut offrir de quoi de beau et de professionnel pour ce festival
, souligne M. Kistabish.Culture autochtone à l’honneur

On sait que ça va être une grosse fin de semaine avec beaucoup de monde. Ils annoncent une belle température. Pas trop chaud, sans pluie, ça devrait être une bonne fin de semaine pour les festivaliers
, croit la cheffe du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni, Chantal Kistabish.Ensemble, comme dans mama8i

C’est notre bébé qui grandit, ça devient quasiment un préado, image Isabelle Mapachee, qui est l’une des instigatrices du pow-wow de Pikogan. Il y a le festival de musique qui vient s’ajouter à côté. C’est comme un ado qui a d'autres amis. On va donc avoir des danseurs, mais on aura aussi des chanteurs et des spectateurs. Ça va être un beau mélange en fin de semaine.

On va être la capitale pour venir festoyer, puis avoir des gens des quatre nations qui vont se joindre à nous pour festoyer. On invite tout le monde, tout le monde, tout le monde, même les personnes qui ne font pas partie des communautés. On va faire un tout, ensemble. Mama8i, c'est ça que ça veut dire, ensemble
, rappelle Isabelle Mapachee.
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