La commission Gallant sur le fiasco SAAQclic officiellement prolongée
C'était devenu un secret de Polichinelle : devant des témoignages qui s'allongent et des révélations qui s'accumulent, le commissaire Denis Gallant aura besoin de plus de temps pour faire la lumière sur l'ampleur du fiasco SAAQclic. Le cabinet du ministre de la Justice a annoncé mercredi que le commissaire a désormais jusqu'au 15 décembre pour déposer son rapport. Jusqu'ici, cette date était fixée au 30 septembre. À la commission, on confirme que la demande est venue de Denis Gallant lui-même. Les audiences devaient se conclure le vendredi 20 juin. On sait maintenant que ce ne sera pas le cas. À cette date, le procureur en chef, Simon Tremblay, prononcera plutôt une allocution afin de suspendre les travaux pour l'été. Il annoncera d'un même souffle que les audiences reprendront à la mi-août. De nouveaux blocs d'audiences auront lieu à Montréal et à Québec. En coulisses, on insiste pour dire que la commission ne prendra pas de vacances. On promet que les procureurs et leurs équipes continueront d'examiner et d'amasser de la preuve. On cite plutôt la difficulté de convoquer des témoins durant l'été pour justifier la suspension des audiences publiques. Jusqu'ici, la commission a reçu plus de 100 000 pages de documents à analyser. Ses enquêteurs ont rencontré 162 témoins de faits dans leurs bureaux. 42 d'entre eux ont comparu devant le commissaire Denis Gallant. On précise également que la commission – officiellement mise sur pied par le gouvernement Legault le 24 mars dernier – a eu un mois à peine pour faire ses travaux préparatoires avant le début des audiences publiques. Jusqu'ici, les employés de commission, Denis Gallant en tête, maintenaient – publiquement du moins – que l'échéance du 30 septembre serait respectée. Mardi encore, le commissaire a menacé les avocats de reprendre les audiences le 25 juin et d'empiéter sur la pause estivale s'ils n'accéléraient pas la cadence. La production de documents, déposés en preuve, cause souvent de longs temps morts dans les travaux, et M. Gallant peine parfois à cacher son impatience.Un exploit
, selon une source, qui soutient que les commissions d'enquête ont habituellement six mois pour se préparer.On comprend pourquoi les autorités voulaient que ça se fasse vite. Mais on ne passera pas à côté de l'essentiel
, explique-t-on.Gallant s'impatiente
Je veux que ça roule
, a insisté le commissaire en s'adressant aux procureurs de la commission ainsi qu'aux avocats qui représentent la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), ajoutant qu'il gardait bel et bien le cap sur le 30 septembre.
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