La hausse des droits de douane sur l’acier inquiète dans l’est ontarien
Les travailleurs et la communauté autour d'une grosse aciérie de l'Est de l'Ontario anticipent avec inquiétude les conséquences des tarifs douaniers qui ont doublé la semaine dernière. Ivaco Rolling Mills est un employeur majeur à L'Orignal, un village situé à 90 kilomètres d'Ottawa. Son usine attire des travailleurs et génère de grosses retombées économiques pour la région. La société mère d'Ivaco, Heico, a annoncé en mars le licenciement de 140 travailleurs, dont environ un tiers à l'usine de L'Orignal. Selon le syndicat local, une combinaison de réduction des heures de travail, de congés forcés et de congédiements permanents a suivi afin d'amortir le choc des droits de douane. L'usine Ivaco à l'Orignal est secouée par les conséquences des tarifs douaniers. Photo : Radio-Canada / Gracieuseté En entrevue à CBC, le président du syndicat local United Steelworkers de l'usine, Eric Fournier, a indiqué qu'il n'avait eu aucune information voulant que des commandes aient été annulées. Toutefois, l'incertitude plane au sein de la communauté. « Nous recevons quotidiennement des appels téléphoniques ou des personnes qui se présentent à mon bureau pour poser des questions [telles que] : "Que va-t-il se passer?"» a-t-il soutenu. Eric Fournier, président de la section locale 7940 du Syndicat des Métallos. Photo : Radio-Canada M. Fournier estime qu'environ 60 % de la production de cette usine est destinée aux États-Unis. Le reste est vendu sur le marché intérieur. Le représentant syndical mentionne que les équipes commerciales de l'entreprise s'efforçaient de trouver d'autres clients. Bien que L'Orignal ne dispose pas d'un centre-ville, la route 17 traverse ce village et le relie à Ivaco ainsi qu'à des entreprises industrielles et agricoles. Propriétaire de l’atelier de réparation King's Garage, Guillaume Landriault fait remarquer que son entreprise bénéficiait des activités de l’usine, notamment en raison du passage quotidien de camions de transport qui ont besoin d’entretien et de réparations. Guillaume Landriault est propriétaire de King's Garage, à L'Orignal. Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer Ce mécanicien dit ne pas craindre de manquer de travail, mais les droits de douane de 50 % soulèvent de sérieuses questions. M. Landriault confie d'ailleurs qu'il reçoit des demandes de la part de travailleurs de l'usine pour du travail. De son côté, Eric Fournier affirme que le message reçu de la part de l'entreprise est qu'Ivaco restera calme face aux tarifs. Ivaco n'avait pas répondu à la demande d'entrevue de CBC au moment de publier ce texte. Avec les informations de Nkele Martin, CBC News

Espérons que nous resterons à flot pendant cette période et que la prochaine administration ouvrira simplement les portes
, a soutenu Eric Fournier. Le Mexique [et] le Canada ne sont pas nos ennemis, ce sont nos alliés.
De sérieuses questions dans la communauté
C'est sans aucun doute une usine importante pour toute la communauté
, a-t-il avoué.
Cela pourrait affecter les gens, les restaurateurs, les concessionnaires automobiles, les familles. Cela va affecter le pays et toutes les régions environnantes.
Des droits de douane ont été imposés sur toutes sortes de marchandises, puis ils ont été supprimés à nouveau... Nous essayons toujours de regarder quelques jours [devant nous] et de voir ce qui se passe réellement.
Advertising by Adpathway









