Des transporteurs de Val-d’Or s’attaquent à la pénurie de camionneurs
Des entreprises en camionnage dans le secteur de Val-d’Or misent sur un programme de formation en alternance travail-études pour combler des besoins criants de main-d’œuvre. Le projet est piloté par l’organisme Camo-Route et le Centre de formation en transport routier (CFTR). L’objectif est de créer cet automne une cohorte d’au moins quatre étudiants qui pourront obtenir un Diplôme d’études professionnelles (DEP) en transport par camion, à la suite d’une formation de 615 heures. Le programme, financé par Camo-Route, leur permet d’intégrer une entreprise participante et d’obtenir un salaire pendant leur formation. Des expériences similaires ont d’ailleurs déjà été réalisées au cours des dernières années, notamment auprès du Groupe Morneau à Val-d’Or et Bergeron et fils à Amos. Claude Deraps, directeur général de Kepa Transport. Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry Partenaire du projet, l’entreprise Kepa Transport dit avoir peine à combler ses besoins de main-d’œuvre, même si des étudiants sont formés chaque année par le CFTR à La Sarre. Le CFTR reconnaît que sa formation dispensée à La Sarre attire peu de candidatures de Val-d’Or en raison notamment des distances. Le directeur adjoint Sébastien Roy ajoute que l’alternance travail-études est une formule éprouvée partout au Québec depuis deux ou trois ans. Kepa Transport tiendra une journée portes ouvertes le 17 juin pour tenter de recruter des étudiants pour lancer la cohorte en août.
Le problème est que, quand ils sont en Abitibi-Ouest, les gens vont souvent rester où ils sont formés et ils ne reviendront pas nécessairement travailler dans le coin, souligne Claude Deraps, directeur général de Kepa Transport. En formant des jeunes sur la route, qui vont étudier ici et travailler pour Kepa Transport, on a plus de chance de les garder avec nous par après.
Les étudiants vivent rapidement la réalité d’un chauffeur en étant en entreprise dès la première journée de leur formation, précise-t-il. Ça permet aux entreprises de les fidéliser et de les former selon leurs valeurs. C’est différent du DEP régulier qui prévoit un stage de deux semaines à la fin des 615 heures de formation.
On essaye de s’attaquer à la pénurie qui est vécue partout dans la région, surtout que plusieurs camionneurs sont partis vers les mines. Ça demeure aussi très difficile de recruter ou de garder les gens qui viennent de l’extérieur de la région
, ajoute Claude Deraps.
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