Rebondir, une seconde nature pour le Thunder d’Oklahoma City
OKLAHOMA CITY — La ville d'Oklahoma City a été frappée par une série d'orages violents et une alerte de tornade vendredi soir. Était-ce un signe précurseur de ce qui attend les Pacers de l'Indiana face au Thunder dans le 2e match de la finale de la NBA? Si on se fie à la manière avec laquelle les champions de l'Ouest ont réagi après une défaite cette saison, c'est peut-être le cas. En saison régulière, Oklahoma City a cumulé une fiche de 12 victoires en 14 confrontations à la suite d'un revers et, depuis le début des éliminatoires, l'équipe n'a jamais perdu deux matchs d'affilée. Les visiteurs auront donc fort à faire s'ils espèrent revivre le même sentiment que celui qui les a habités jeudi soir, après leur triomphe enlevant de 111-110. Le Thunder s'était retrouvé dans une situation similaire au 2e tour des éliminatoires, après le premier match de sa série contre les Nuggets. Aaron Gordon avait réussi un dunk alors qu'il ne restait qu'un dixième de seconde au cadran afin d'offrir la victoire à Denver. OKC avait ensuite répliqué en leur servant une correction de 149-106. Luguentz Dort et Pascal Siakam se disputent le ballon lors du match no 1. Photo : Associated Press / Julio Cortez L'équipe locale devra notamment être plus efficace sur ses tirs à proximité de l'anneau après avoir manqué plusieurs occasions lors de la première rencontre. Les joueurs d'Oklahoma City ont d'ailleurs enregistré leur pire récolte de la saison au chapitre des passes décisives n'en ayant obtenu seulement 13 dans l'ensemble du match. De son côté, la formation de l'Indiana ne veut surtout pas s'asseoir sur leurs lauriers. Même s'ils mènent la série 1-0, les Pacers sont conscients que leur adversaire a dominé les trois premiers quarts, jeudi. L'ancien des Raptors de Toronto estime que malgré leur victoire, les Pacers étaient loin d'être au sommet de leur art pendant le premier affrontement. Andrew Nembhard a récolté 14 points et 6 aides dans le premier match de la finale. Photo : Associated Press / Kyle Terada L'Ontarien Andrew Nembhard a été l'un des principaux instigateurs de la plus récente remontée des siens et une bonne contribution de sa part, particulièrement sans le ballon, sera impérative si les Pacers veulent rentrer à Indianapolis en avant 2-0 dans la série. Le pilote des représentants de l'Indiana s'attend également à ce que ses joueurs commettent moins de revirements et moins de fautes, dimanche soir. L'objectif est d'empêcher le Thunder de dicter le rythme de la rencontre et d'obtenir des points gratuits sur des lancers francs.Les défaites font mal et elles nous poussent à vouloir s'améliorer. C'est beaucoup plus facile d'apprendre d'une défaite que d'une victoire à cause des émotions qui viennent avec
, a expliqué le meneur Shai Gilgeous-Alexander.Les défaites par un point sont émotives. Il y a plein de bonnes choses qu'on a fait dans le match no 1 qu'on devra refaire, mais on peut aussi s'améliorer sur plusieurs points
, a renchéri l'entraîneur-chef Mark Daigneault.On est en confiance dans toutes les situations, mais on a aussi la sagesse de comprendre que ce n'est pas parce qu'on a bien rebondi par le passé que ce sera encore le cas
, a toutefois souligné M. Daigneault.
On n'aime pas ça perdre, surtout de cette façon-là. Après une défaite, on a une petite rage. On n'est pas désespéré, on est fâché. On sait qu'on peut contrôler beaucoup de choses, on sait qu'on peut s'améliorer
, a confié le Québécois Luguentz Dort.Des Pacers concentrés sur la tâche à accomplir
On a une victoire à la clé, mais ça ne signifie rien à la fin de la journée
, a déclaré l'ailier fort Pascal Siakam, rappelant qu'il s'agit d'une série au meilleur de sept matchs.Les matchs ne vont pas se ressembler, donc on doit approcher celui-ci avec une perspective nouvelle dans nos têtes
, a insisté le Camerounais.
Il adore relever les défis et il a une grande curiosité intellectuelle par rapport à l'aspect défensif du jeu. Et il n'y a pas plus grand défi que de tenter de contenir Shai Gilgeous-Alexander
, a fait valoir son entraîneur-chef, Rick Carlisle.
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