Le campement de la rue Notre-Dame sera démantelé mercredi
Le ministère des Transports du Québec démantèlera encore une fois le campement de sans-abri qui a été établi le long de la rue Notre-Dame, dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Les personnes qui s'y trouvent ont jusqu'à mardi pour déménager. Depuis 7 h 30 jeudi matin, des employés du ministère des Transports circulent dans ce campement, installé entre la rue Frontenac et le boulevard Pie-IX, afin de distribuer l'avis d'éviction. Ils sont accompagnés par des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Ceux qui ne se conformeront pas à cette directive d'ici mardi soir verront leur tente démantelée dès le lendemain par le ministère des Transports, propriétaire du terrain. C'est l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve qui, en mai, lui a demandé d'intervenir. Le campement de la rue Notre-Dame sera démantelé dès mercredi. Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) a dû intervenir à 29 reprises en raison d'incendies sur ce tronçon de la rue Notre-Dame, estime-t-on au cabinet. Demander à des personnes en situation d’itinérance de quitter un lieu n’est jamais une décision prise à la légère. Toutefois, attendre qu’un drame survienne n’est pas une option. On assure que les ressources communautaires du secteur ont été mobilisées afin d'accompagner les personnes touchées par cet avis d'éviction. Les personnes qui campent le long de la rue Notre-Dame, dans l'est de Montréal, ont jusqu'au mardi 10 juin 2025 pour partir, après quoi les tentes seront démantelées par le ministère des Transports du Québec. Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron Il est vrai que le campement de la rue Notre-Dame n'en est pas à son premier démantèlement. En décembre dernier, trois sections de ce campement avaient été démantelées, mais certaines tentes étaient toutefois demeurées sur le terrain. Un campement précédent avait aussi été démantelé en 2020 après que trois incidents y eurent nécessité l'intervention du SIM. C'est tolérance zéro sur la sécurité. On ne peut pas permettre des campements qui ne sont pas sécuritaires. Elle estime que la Ville devra s'entendre avec Québec à propos de balises claires concernant les demandes de démantèlement, de même que sur les ressources mises à la disposition de ceux Dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, les avis divergent quant à la présence du campement ainsi qu'à la nécessité de le démanteler. D'un côté, une résidente estime qu'il s'agit d'une nuisance pour ceux qui habitent à proximité. Elle affirme que les itinérants du campement utilisent les prises de courant extérieures de l'immeuble où elle habite afin de recharger leurs appareils. Sans accuser directement les campeurs, elle affirme également qu'un vol a été commis dans l'entrée de sa demeure. Un autre citoyen estime que la présence de ce campement entraîne la production de déchets. Toutefois, il ne réclame pas son démantèlement. Devant la multiplication des campements et des démantèlements, dans le contexte économique actuel, d'autres se montrent sensibles au sort des itinérants contraints de se déplacer. S'ils les évincent, ils vont s'en aller ailleurs. Là, ils ne nuisent à personne. Avec les informations de Karine Bastien et de Marie-Josée Paquette-Comeau
La situation a atteint un point critique. L’accumulation d’objets entre les rues Pie-IX et Dickson représente un danger constant pour les personnes qui vivent sur le site ainsi que pour les résidents des environs
, a expliqué à Radio-Canada le cabinet du maire de l'arrondissement, Pierre Lessard-Blais.C'est simple : le bal recommence
, a dénoncé un homme dont la tente se trouve dans ce campement.C'est une nouvelle année, on recommence à nous évincer encore. En février, on m'a évincé, et là, on m'évince en juin. Ce sera quand la prochaine fois, en novembre? C'est comme une danse, pas à pas, et on refait la même chose
, a-t-il ajouté, affirmant qu'il se déplacera à 100 mètres de l'autre bord
, soit à l'est du boulevard Pie-IX.
Un moment donné, la ligne est dépassée, et c'est là aussi que malheureusement, il faut agir pour la sécurité des gens qui sont dans le campement et la sécurité aussi des gens qui habitent le quartier
, a commenté jeudi la cheffe d'Ensemble Montréal, Soraya Martinez Ferrada.qui ne trouvent pas où mettre leur tente
.Avis mitigés des résidents
Leur matériel devient moisi et ça sent la moisissure
, soutient-elle.Il se passe des choses qui n'arrivaient pas avant ici.
Je ne sais pas comment on pourrait les mobiliser pour qu'ils fassent moins de déchets
, s'interroge-t-il.Avec tout ce qui se passe aujourd'hui, le coût de la vie [qui augmente], c'est vraiment plate pour eux
, ajoute une autre résidente du quartier.
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