Merinov perd la gestion d’un centre de recherche
Le Cégep de la Gaspésie et des Îles va reprendre, dès juillet 2026, la gestion de son centre collégial de transfert de technologie (CCTT) des pêches, assurée depuis 2010 par l’organisme à but non lucratif Merinov. La directrice du cégep, Yolaine Arseneau, dit qu'il ne s'agit pas d'un désaveu envers Merinov, mais que l'institution souhaite mettre davantage en valeur son propre personnel enseignant spécialisé en pêche et en aquaculture. C’est simplement une décision de gestion. Yolaine Arseneau, directrice générale du Cégep de la Gaspésie et des Îles (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat La décision a tout de même surpris le directeur général de Merinov, David Courtemanche, qui l’a appris la semaine dernière. On continue la recherche avec nos chercheurs et chargés de projets, nos techniciens, notre personnel de recherche et nos infrastructures. David Courtemanche au podium (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rousseau Il estime que le changement aura un impact sur les finances de Merinov, mais aussi sur la recherche et craint des dédoublements. Le Cégep de la Gaspésie et des Îles chapeaute également le CCTT en énergies renouvelables Nergica et le CCTT d'initiation à la recherche et d'aide au développement durable (CIRADD) et indique ne pas avoir l'intention de reprendre leurs gestions. Les projets comme le carrefour de l’innovation à Grande-Rivière demeurent sous l’égide de Merinov, ajoute M. Courtemanche, qui assure qu’il n’y aura pas de pertes d’emplois chez Merinov liées au changement. Un comité de transition a été mis en place jusqu’à l’entrée en vigueur du changement en juillet 2026.Depuis 2010, notre contexte a évolué. Depuis quelques années, on a ajouté l’option recherches-études pour les étudiants et ça a pris de l’ampleur, particulièrement à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec
, précise-t-elle.On pense qu’on va être capable de maximiser les retombées du CCTT sur la formation et les impacts sur l’industrie qu’on dessert déjà par notre service de formation en continu.

Nous, on était ouvert à amorcer les travaux visant le renouvellement de l’entente, mais c’est correct, on accueille la décision du cégep
, dit-il.À partir de maintenant, le cégep va gérer son propre portefeuille d’activités, avec ses enseignants, étudiants et ses stagiaires. Merinov de notre côté, on continue ce qu’on aurait fait de toute façon
, poursuit-il.
En affaires, on respecte la décision des autres parties. Ce qui est de valeur, c’est que le modèle précédent permettait de mettre en commun des infrastructures, des équipements, des gens et du savoir et ça facilitait l’intégration d’étudiants et de stagiaires. Là maintenant, on va se redéployer de manière un peu différente
, dit-il.Là, il y aura effectivement probablement des zones de recoupement où il y aura des chevauchements au niveau des activités
, estime-t-il.C’est sûr que ça va compliquer un peu l’opération financière, mais déjà on est en mouvement pour explorer des avenues de financement qu’on avait délaissées ou qu’on n'utilisait pas dans le passé parce qu’on avait le statut de CCTT
, ajoute David Courtemanche.Statu quo pour d'autres centres de recherche
On a des ententes différentes avec chacun de nos gestionnaires de CCTT et celle de Merinov, on fait le choix de la rapatrier à l’interne. C’est vraiment la croissance du programme recherche-études qui a des impacts différents d’un CCTT à l’autre
, indique Yolaine Arseneau.La mission première reste l’aide aux entreprises, donc c’est sûr qu’on va continuer de se consacrer là-dessus. Il n’est pas question de pertes d’emplois, mais on doit faire un redéploiement, on doit se re positionner comme organisation.
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