Manifestation bi-riveraine pour la traverse Rimouski-Forestville
Deux groupes de manifestants se sont réunis de part et d’autre du fleuve vendredi en avant-midi, chacun sur leur rive mais soudés par un objectif commun : réclamer le retour de la traverse de Rimouski-Forestville, à l’arrêt depuis 2022. À Forestville, environ 60 personnes étaient présentes alors qu'il y en avait une vingtaine à Rimouski attroupés au quai. L’instigateur du rassemblement rimouskois, Claude Duguay, espère un retour rapide du service. Claude Duguay (à droite) est l'organisateur de la manifestation qui a réuni une vingtaine de personnes au quai de Rimouski. Photo : Radio-Canada / Édouard Beaudoin Demeurant lui-même à Rimouski ou à Forestville selon le moment de l’année, il constate l’effet de l’interruption du service de traverse sur son quotidien depuis trois ans. Claude Duguay croit que des travailleurs, chasseurs, pêcheurs, touristes, et des personnes nécessitant des soins de santé souffrent aussi de la traverse fantôme. Des groupes de citoyens se sont rassemblés aux quais de Forestville (ci-dessus) et de Rimouski pour manifester en faveur du retour rapide de la traverse entre les deux villes. Photo : Guillaume Tremblay Environ 60 personnes ont aussi témoigné de leur appui pour la reprise à Forestville vendredi. Photo : Gracieuseté de Guillaume Tremblay Pour d’autres personnes qui se sont présentées vendredi en avant-midi, le retour de la traverse est plus qu’importante – elle est essentielle. La mairesse de Forestville, Micheline Anctil, souhaite elle aussi assister au retour du traversier au quai de sa municipalité. Elle se réjouit donc de voir ce groupe de citoyens réunis pour défendre la cause. Elle avait d'ailleurs fait un appel à la mobilisation citoyenne pour rappeler l'importance du projet plus tôt en mai, et la Ville de Forestville a adopté une résolution pour appuyer La préfète de la MRC de La Haute-Côte-Nord et mairesse de Forestville, Micheline Anctil. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur Le lien maritime est essentiel à différents aspects du développement des deux régions, selon Micheline Anctil. La mairesse rappelle que les villes de Rimouski et de Forestville travaillent avec un armateur pour relancer le service, mais sa concrétisation pourrait ne survenir qu'en 2027. De son côté, la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, qui est mandataire du port de Rimouski, évalue des aspects techniques qui pourraient contribuer à la relance. Elle estime que son équipe pourra révéler un échéancier pour ce volet, qui s’inscrit dans l’étude plus globale du réaménagement du port. La PDG précise toutefois que le nouveau projet de traverse sera entre les mains d’un promoteur.Quand on a perdu notre traverse, c’est comme s’ils nous avaient arraché un membre
, image l’organisateur.

On a une maison de l’autre côté, mais on vient à l’Hôpital [de Rimouski] pour se faire soigner
, partage d’ailleurs une manifestante rencontrée au quai de Rimouski.
Rimouski c’est la capitale du Bas-Saint-Laurent, il me semble que ça s’impose!
, lance une participante. On n’a pas de nouvelles, c’est silence radio. Les délais, c’est inadmissible
, dénonce pour sa part un autre manifestant.Un projet qui chemine plus lentement que prévu
sans équivoque
le retour rapide du service.
La traverse, ça répond à des besoins individuels et familiaux, mais ça répond évidemment à des grands besoins au niveau de notre développement
, appuie la mairesse.La Société portuaire a eu un mandat du ministère des Transports du Québec pour regarder les types de navires qui pourraient fréquenter le port avec nos installations actuelles
, explique la présidente-directrice générale de la Société, Anne Dupéré.
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