L’itinérance s’aggrave, des mesures s’imposent, alerte le milieu communautaire nord-côtier
Un regroupement d’organismes communautaires de la Manicouagan sonne l’alarme : à l’approche du 1er juillet, des engagements en matière de logement et d’itinérance s’imposent pour éviter une aggravation de la situation. La Table régionale des organismes communautaires et Corporation de développement communautaire (TROC-CDC) de la Côte-Nord, qui représente le comité Vigilance itinérance de la Manicouagan, a tenu un point de presse mercredi à Baie-Comeau. Le comité est formé de Centraide Haute-Côte-Nord Manicouagan, du Carrefour jeunesse Manicouagan, de Lumière boréale CALACS de Baie-Comeau et de Manicouagan interculturelle. Selon ces organismes, l’année 2024 a marqué un Le contexte actuel fait craindre que l’on se dirige vers un scénario encore pire pour 2025. La coalition d’organismes a formulé cinq recommandations dans la foulée de son Il y a quelques semaines, Centraide Haute-Côte-Nord—Manicouagan a mené un sondage sur les réseaux sociaux pour évaluer le nombre de personnes qui risquent de se retrouver sans logement. La directrice générale de Centraide Haute-Côte-Nord—Manicouagan, Josée Mailloux (gauche), et l'intervenant communautaire pour Manicouagan interculturelle, Jonathan Ferrero (droite) Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin Tous ne sont pas frappés de manière égale par la hausse des loyers, la rareté des logements et le coût de la vie, selon les organismes. Les femmes, en particulier, se retrouvent précarisées par la situation actuelle, ajoute l’intervenante à Lumière boréale CALACS Baie-Comeau, Alexandra Comeau, dans le communiqué. Les défis de l’accès au logement jugulent leur capacité à partir d’un milieu violent et les soumettent à la violence coercitive, argue-t-elle. L'ampleur du besoin dépasse la capacité d'hébergement et les ressources de l'organisme, indique le Carrefour jeunesse Manicouagan. Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin De surcroît, la situation de certains groupes sociaux, dont les immigrants, est précarisée et les sentiments hostiles à leur égard sont amplifiés, selon Manicouagan interculturelle. Sur les plans de la pénurie de main-d’œuvre et de la décroissance démographique, De plus, ces personnes, qui vivent souvent des facteurs de précarité à leur arrivée dans un nouveau milieu, se butent à des barrières en matière d’accès au logement, souligne M. Ferrero.tournant majeur
sur le plan de la détresse résidentielle.appel à la responsabilité collective
.Une quinzaine de familles à risque
Le manque de logements abordables et la hausse des prix plongent de plus en plus de gens dans l’insécurité et ça nous inquiète énormément
, écrit la directrice générale de Centraide Haute-Côte-Nord—Manicouagan, Josée Mailloux.On a vécu des moments vraiment dramatiques l'année dernière [autour du 1er juillet]
, raconte Josée Mailloux.On pense qu’il y a actuellement une quinzaine de familles qui risquent d’être à la rue le 1er juillet prochain
, souligne Mme Mailloux.
Une crise aux répercussions inégales
La rareté des logements, combinée à l’isolement de certaines communautés, crée un terrain fertile pour les abus
, écrit l’intervenante. Et pendant que certains y voient une simple crise immobilière, nous, sur le terrain, on y voit aussi une crise humaine.

[L]e milieu s’inquiète de l’impact de la situation du logement sur la cohésion sociale alors que certaines parties de la population, dont les personnes immigrantes, sont pointées du doigt sur les réseaux sociaux comme étant la source du problème de la disponibilité des logements
, peut-on lire.[l]’apport des personnes immigrantes au sein de la Manicouagan est sans contredit
, insiste l’intervenant communautaire pour Manicouagan interculturelle, Jonathan Ferrero.
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