L’administration Trump entend annuler tous les contrats fédéraux avec Harvard
Poursuivant son escalade contre l'Université Harvard, l'administration de Donald Trump a décidé de mettre fin aux contrats qui lient encore le gouvernement fédéral à l'établissement, ont rapporté mardi plusieurs médias américains. La valeur des contrats restants atteindrait 100 millions de dollars américains. L'Administration des services généraux (GSA), l'agence fédérale qui fournit un appui opérationnel aux agences et départements fédéraux, leur a transmis la directive dans une lettre envoyée en matinée, selon le New York Times, premier média à rapporter la nouvelle. Dans une version de la lettre obtenue par le quotidien new-yorkais et datée du 27 mai, la GSA leur enjoint de lui soumettre la liste des contrats annulés d’ici le 6 juin. Elle leur demande aussi de La GSA, censée être une agence indépendante, accuse Harvard de pratiquer la L'Université ne se conforme pas à la décision de la Cour suprême, qui a mis un terme aux programmes de discrimination positive à l'université il y a deux ans, avance-t-elle. Cette nouvelle mesure punitive s'inscrit dans le cycle de représailles ouvert par l'administration républicaine contre l'université située à Cambridge, au Massachusetts, au nom de la lutte contre l'antisémitisme. Elle marque la rupture complète des relations commerciales de longue date entre le gouvernement et l'Université Harvard, selon une source gouvernementale du New York Times. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de Donald Trump multiplie les sanctions contre la plus vieille université américaine, s'attaquant tant à son rayonnement qu'à son financement. Le mois dernier, l'administration Trump a commencé par geler 2,2 milliards de dollars américains en subventions et 60 millions en contrats après le refus de l'université de se plier à ses exigences, avant de retrancher 450 millions additionnels, il y a deux semaines. La semaine dernière, la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a en outre révoqué la certification qui permet à l'Université Harvard d'accueillir des étudiants étrangers. Cette mesure, qui aurait pour effet de priver l'établissement d'une source cruciale de financement, a été temporairement suspendue par une juge fédérale. Lundi, Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social que son administration « gagnera, au final » son bras de fer judiciaire contre l'établissement universitaire. Le président américain a en outre demandé à l'agence du revenu américaine de révoquer l'exemption fiscale dont bénéficie Harvard, comme la plupart des universités privées à but non lucratif. La secrétaire à l’Éducation, Linda McMahon, a par ailleurs déclaré que l'institution ne recevrait aucune nouvelle subvention, tandis que le département de la Justice a de son côté ouvert une enquête sur ses politiques d'admission. Les compressions restreignent entre autres la capacité de recherche de l'établissement d'enseignement supérieur, classé parmi les meilleurs du monde. Harvard, qui a produit 162 Prix Nobel, a dû cesser plusieurs de ses programmes de recherche. Si elle a d'abord essentiellement accusé Harvard de ne pas prendre les mesures pour contrer l'antisémitisme sur son campus, environ un an après les manifestations propalestiniennes sur divers campus, l'administration Trump a, au fil des semaines, élargi ses récriminations. Elle a notamment reproché à l'Université de promouvoir des Dimanche dernier, Donald Trump a par ailleurs affirmé sur Truth Social qu'Harvard acceptait trop d'étudiants étrangers, ce qui empêchait des Américains de fréquenter l'Université. Il a affirmé que 31 % des étudiants admis à l'Université venaient d'autres pays, des chiffres supérieurs à ceux de l'établissement, qui dit accueillir cette année quelque 6800 étudiants étrangers, soit 27 % du total. Les étudiants étrangers paient davantage que les Américains pour leurs droits de scolarité. Eux aussi sont visés par la campagne de l'administration Trump. Selon une note interne obtenue par le site Politico, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a ordonné aux ambassades et aux consulats américains de suspendre le traitement des nouvelles demandes de visas pour étudiants étrangers. Son département envisage d'imposer la vérification, sur les réseaux sociaux, des publications de tous les étudiants étrangers qui souhaitent étudier aux États-Unis, affirme le média américain dans un article publié mardi. Au cours des derniers mois, l'administration Trump a dit avoir révoqué les visas de centaines d'étudiants propalestiniens, décrits comme En entrevue à la radio publique américaine NPR, le président de l'Université Harvard, Alan Garber, a déclaré mardi que les universités devaient se tenir debout pour défendre leurs valeurs. Et ce que nous défendons – je pense parler au nom d'autres universités – c'est l'éducation, la poursuite de la vérité, l'aide à l'éducation des gens pour un avenir meilleur. Menacée de perdre son financement, l'université new-yorkaise Columbia avait de son côté accepté d'engager les réformes réclamées par l'administration Trump. Le mois dernier, Harvard a lancé une première poursuite contre l'administration Trump pour ses efforts visant à Ironiquement, NPR est aussi dans la mire du président Trump, qui a signé un décret mettant fin au financement public de réseau ainsi que celui de la télévision publique PBS. Il accuse ces deux médias de partialité. NPR et trois stations locales ont d'ailleurs intenté mardi une poursuite contre son administration, arguant que le décret qui les cible est inconstitutionnel.rechercher d'autres fournisseurs pour les services futurs
qu'ils envisageaient de confier à Harvard.discrimination raciale, notamment dans son processus d'admission et dans d'autres domaines de la vie étudiante
.Des récriminations grandissantes
politiques racistes de "diversité, d'équité et d'inclusion"
et d'avoir des liens avec le Parti communiste chinois.Nous voulons les noms et les pays
, a-t-il par ailleurs écrit le président américain, affirmant que certains étudiants étrangers ne sont pas du tout amicaux envers les États-Unis
.pro-Hamas
. Marco Rubio a déclaré qu'ils menaçaient la sécurité nationale
des États-Unis.Au cœur de la contestation contre l'administration Trump
Nous devons rester fermes dans nos engagements envers ce que nous défendons
, a-t-il plaidé.prendre le contrôle des décisions académiques
de l'établissement.
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