Une coopérative d’habitation intergénérationnelle pourrait voir le jour à Compton
Annie et Rémi Lamontagne rêvent de bâtir une coopérative d’habitation de 17 logements à Compton, sur un terrain de 2 acres situé près du cœur du village, dans laquelle plusieurs générations pourraient se côtoyer. Si plus de la moitié des appartements ont déjà trouvé preneurs, le duo de frère et sœur doit encore recruter 8 membres. Avec les autres membres fondateurs de la coopérative Cohabitat Compton, les Lamontagne tiendront une séance d’information, le 14 juin, à la bibliothèque de Compton pour trouver des ménages volontaires. Les familles doivent verser une mise de fonds dans la coopérative, dont le montant peut varier. Les membres actuels de la coopérative. Photo : Radio-Canada / Samuel Montigny La coopérative souhaite offrir une Tout le monde qui a son petit kit, c’est bien correct, je l’ai eu, j’y ai rêvé, mais je pense qu’avec la crise environnementale, on est ailleurs. C’est ce qu’on veut offrir : une solution environnementale pour le logement. Le projet de 6 millions de dollars devrait compter des 3, des 4 et des 5 et demi. Leur prix sera fixé plus tard, à la lumière des coûts de construction, des taux d’intérêt et des subventions qui seront accordées à la coopérative. Le terrain est situé sur le chemin Hatley, tout près du cœur villageois de Compton. Photo : Radio-Canada / Samuel Montigny Cohabitat Compton est déjà propriétaire du terrain depuis novembre 2024, mais doit obtenir une dérogation de la Municipalité de Compton pour démarrer le chantier, car un moratoire sur la construction de logements a été décrété dans le secteur. Les plans sont prêts, l'entrepreneur est choisi et des investisseurs ont levé la main. Rémi Lamontagne compte bien mettre la main sur cette dérogation. Selon l’Association des locataires de Sherbrooke, la crise du logement Il croit que le nombre de familles sans domicile pourrait cependant être stable par rapport à l’an dernier, puisque la majorité des ménages choisissent de rester dans le même appartement pour éviter le pire. Mario Mercier de l'Association des locataires de Sherbrooke (photo d'archives) Photo : Radio-Canada Il faudra attendre le 1er juillet pour voir si le moratoire sur les évictions, mis en place par Québec jusqu’en 2027, aura un impact positif, souligne Mario Mercier.Ça pourrait être des personnes seules, des couples, mais on cherche surtout de jeunes familles pour garder le caractère intergénérationnel du projet
, indique Annie Lamontagne. 4 unités seront habitées par des aînés.Ça va être basé sur la capacité de payer des gens
, explique Rémi Lamontagne.
alternative à l’individualisme et à la surconsommation
. Des espaces communs seraient proposés : une cuisine, un salon, un solarium et une vaste cour extérieure avec un jardin. Dans une coopérative, les membres peuvent partager un coffre à outils, une balayeuse, voire même une voiture, note Rémi Lamontagne.
Il faut avoir confiance pour que ça se réalise
, dit-il. Il espère que la construction commencera cet automne et que les membres de la coopérative pourront y aménager à l'été 2026.La crise du logement se
détériore
se détériore
. Le 1er juillet sera une période difficile pour plusieurs locataires qui se trouveront sans toit, selon son porte-parole, Mario Mercier, alors que le taux d'inoccupation est de 1,3 % dans la ville.Les gens déménagent le moins possible,
observe-t-il.
Advertising by Adpathway









