Frank Zampino confronté à des documents incriminants qu’il affirme n’avoir jamais vus
Au deuxième jour de son témoignage à son procès pour corruption dans l’octroi de contrats municipaux, de complot, de fraude et d’abus de confiance, Frank Zampino, ancien numéro 2 de la Ville de Montréal, a été invité à fournir des explications sur des documents incriminants envoyés à son domicile personnel et à son bureau. Il a été confronté pour la première fois à une série de télécopies, qui lui étaient adressées directement et qui ont été saisies par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) lors d’une perquisition au bureau du parti politique Union Montréal, en 2013. Ces documents, totalisant une cinquantaine de pages, lui avaient été envoyés par feu Bernard Trépanier, à l’époque directeur du financement d’Union Montréal. Les télécopies indiquent Frank Zampino est directement interpellé sur plusieurs des documents. On peut y lire : Certaines des télécopies font référence à des discussions sur leur contenu ou interpellent directement le destinataire, Frank Zampino. Photo : Radio-Canada / Télécopie présentée en cour Vendredi, les documents lui ont été présentés un à un, et chaque fois il a répété exactement les mêmes mots. Frank Zampino a aussi martelé qu’il n’avait jamais discuté de contrats publics avec Bernard Trépanier, qui n’était pas un employé de la Ville, mais un employé du parti. La poursuite allègue que les documents présentés démontrent que c’est Frank Zampino qui avait le dernier mot sur qui décrochait quel contrat. Dans le cadre de ce procès, le ministère public entend démontrer que 13 firmes se sont partagé 34 contrats, totalisant 160 millions de dollars, entre 2004 et 2009. Cette télécopie porte sur un contrat de 400 000 $ et porte les noms des firmes Genivar et Dessau. Photo : Radio-Canada / Télécopie présentée en cour En tout, 12 dirigeants ou représentants de firmes de génie-conseil ont été appelés à la barre au cours des derniers mois pour confirmer leur participation au système de collusion. Ils ont raconté au tribunal avoir remis 3 % de la valeur de chacun des contrats qu’ils avaient obtenus à Bernard Trépanier, aussi accusé, mais décédé en 2018. Un montant forfaitaire, allant de 50 000 $ à 200 000 $, leur avait aussi été demandé pour participer au système, selon la preuve. Frank Zampino a nié avec véhémence son implication. M. Zampino soutient avoir appris l'existence d’un système de collusion à la Ville de Montréal lors de la commission Charbonneau en 2013. L’ex-ingénieur Michel Lalonde avait avoué à l'époque, tout comme il l’a fait dans le cadre du procès en cours, qu’il avait été mandaté par Frank Zampino et Bernard Trépanier pour coordonner la collusion entre les 13 firmes participantes. Il a dit avoir rencontré M. Zampino à trois reprises dont au café Milano pour en discuter, entre 2005 et 2007. Dans le cadre de son témoignage, Frank Zampino a répliqué que Son témoignage devrait durer plusieurs jours.explicitement les firmes désignées gagnantes et les perdantes dans les appels d’offres qui n’ont pas encore eu lieu
, avait fait valoir le procureur de la poursuite, Me Nicolas Ammerlaan, au début du procès, en février dernier, pour soutenir sa théorie selon laquelle Frank Zampino était le chef d’orchestre d’un système illégal de partage des contrats municipaux en échange de contributions politiques à Montréal, dans les années 2000.suite à notre rencontre avec Michel
, pour tes commentaires
, si tu veux d’autres infos SVP me téléphoner
, peut-être tard mais c’est fait
ou encore SVP ton aide
.
Je n’ai jamais vu ce document, je n’ai jamais discuté du contenu de ce document avec qui que ce soit
, a répété l’ancien maire de Saint-Léonard, en anglais.L’ex-numéro 2 nie toutes les accusations

Je n’ai jamais reçu, demandé, facilité l’échange d’argent, ni pour moi, ni pour personne d’autre, ni pour le parti
, a-t-il martelé.ces rencontres n’ont jamais eu lieu, qu’il n’a jamais eu de discussion de la sorte avec Michel Lalonde ou qui que ce soit d’autre, au café Milano ou ailleurs
.
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