L’administration Trump interdit à Harvard d’accueillir des étudiants étrangers
L'administration de Donald Trump a franchi un nouveau cap dans son bras de fer avec la prestigieuse Université Harvard : elle révoque la certification qui lui permet d'accueillir des étudiants étrangers, la privant ainsi d'une importante source de financement. Elle reproche à l'université, qui continue de défier l'administration Trump, de perpétuer Mme Noem accuse cet établissement d'avoir permis à des étrangers Cette nouvelle mesure de représailles s'inscrit dans l'offensive que mène depuis plusieurs mois l'administration Trump contre l'enseignement supérieur, particulièrement les universités de l'Ivy League du Nord-Est américain. Elle les accuse d'avoir laissé prospérer l'antisémitisme et de n'avoir pas protégé suffisamment les étudiants juifs pendant les manifestations contre la guerre d'Israël dans la bande de Gaza. Même si cela n'est pas mentionné dans sa lettre, Kristi Noem affirme en outre sur le réseau social X que l’Université Harvard À défaut de Que cela serve d’avertissement à toutes les universités et institutions académiques du pays. La secrétaire à la Sécurité intérieure a assorti sa décision d'un ultimatum : si Harvard veut retrouver son Elle explique cette position musclée par le fait, dit-elle, qu'Harvard ne s'est pas encore pliée à cette demande formulée le mois dernier. Cette nouvelle sanction menace de priver l'Université Harvard, classée parmi les meilleures du monde, d'un moyen de rayonnement et de financement important. L'établissement, qui a produit 162 Prix Nobel, dit accueillir cette année quelque 6800 étudiants étrangers, soit 27 % du total. Ces derniers paient davantage que les Américains pour leurs droits de scolarité. Un porte-parole de l'université a dénoncé une décision Cette mesure de rétorsion risque de causer un préjudice grave à la communauté de Harvard et à notre pays, et elle compromet la mission académique et de recherche de l’université. Elle a assuré travailler Si l'offensive de l'administration Trump est principalement menée sur la base d'allégations d'antisémitisme, le camp républicain reproche en fait aux grandes universités américaines de promouvoir des idées de gauche depuis plusieurs décennies. L'interdiction d'accueillir des étudiants étrangers s'ajoute aux pressions exercées par l'administration républicaine depuis plusieurs semaines. L'administration Trump a notamment gelé 2,2 milliards de dollars américains en subventions après le refus de l'établissement de se plier à ses exigences, le mois dernier, avant de retrancher 450 millions additionnels quelques semaines plus tard. Cela a sonné l'arrêt de plusieurs programmes de recherche. Donald Trump, qui réclamait des excuses de Harvard, a par ailleurs demandé à l'agence du revenu américaine de révoquer l'exemption fiscale dont bénéficie l'établissement, comme la plupart des universités privées à but non lucratif. Il y a quelques jours, la secrétaire à l’Éducation, Linda McMahon, a de plus affirmé que l'institution ne recevrait aucune nouvelle subvention. Le département de la Justice a de son côté ouvert une enquête sur ses politiques d'admission. Le mois dernier, les républicains de la Chambre des représentants se sont joints à la bataille, lançant une enquête sur Harvard, qu'ils accusent de violer les lois sur l'égalité. Le milieu universitaire déplore la campagne menée par le gouvernement américain. En avril, l’Association américaine des universités et collèges a dénoncé une Le mois dernier, Harvard a entamé une première poursuite contre l'administration Trump pour ses efforts visant à Selon une source du New York Times, l'institution livrera probablement une deuxième bataille judiciaire pour contester la révocation de sa certification du programme d'accueil des étudiants étrangers. Menacée de perdre 400 millions de dollars américains, l'université new-yorkaise Columbia avait pour sa part accepté d'engager les réformes importantes réclamées par l'administration Trump. L'établissement a aussi expulsé des étudiants qui avaient participé aux manifestations contre la guerre lancée par Israël dans la bande de Gaza après l'attaque du Hamas d'octobre 2023. L'an dernier, la gestion des manifestations propalestiniennes sur divers campus universitaires, critiquée par les républicains, avait provoqué la démission des présidentes des universités Harvard, Columbia et Cornell. L'administration Trump dit par ailleurs avoir révoqué les visas de centaines d'étudiants propalestiniens, décrits comme Avec les informations de Agence France-PresseLa certification du [programme d'accueil d'étudiants internationaux] de l'Université Harvard est révoquée avec effet immédiat
, a écrit jeudi la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, dans une lettre adressée à l'établissement et publiée sur les réseaux sociaux.sur le campus un environnement non sécuritaire qui est hostile aux étudiants juifs
et encourage les sympathies pro-Hamas
, et d'avoir des politiques racistes de "diversité, d'équité et d'inclusion"
.antiaméricains et proterroristes
de harceler et d’agresser physiquement des individus […] et de nuire à ce qui était autrefois un environnement d’apprentissage respecté
.se coordonne avec le Parti communiste chinois
.se transférer
dans une autre université, les étudiants étrangers qui fréquentent l'établissement vont perdre leur statut légal
, a déclaré le département de la Sécurité intérieure dans un communiqué.privilège
, elle doit fournir dans les 72 heures toute une série d'informations dont elle disposerait sur d'hypothétiques activités illégales
, dangereuses
ou violentes
de ses étudiants étrangers au cours des cinq dernières années.illégale
.Nous sommes pleinement déterminés à préserver la capacité de Harvard à accueillir des étudiants et des chercheurs internationaux, qui viennent de plus de 140 pays et enrichissent immensément l’université – et cette nation
, a dit l'université dans une déclaration soumise à plusieurs médias.rapidement à fournir des conseils et un soutien aux membres de [sa] communauté
.Une escalade
ingérence politique sans précédent
en éducation dans une déclaration publique signée par plus de 150 présidents d’établissement d'enseignement supérieur.prendre le contrôle des décisions académiques
de l'établissement.pro-Hamas
. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, estime qu'ils menacent [la] sécurité nationale
des États-Unis.
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