L’Est de l’Ontario, un potentiel trésor de ciel étoilé
Des astronomes amateurs tentent de faire d'une grande partie de l'Est de l'Ontario une réserve de ciel étoilé. Ils misent sur l'astrotourisme, une tendance qui, selon eux, s'est développée depuis la pandémie. Les réserves de ciel étoilé sont considérées comme des zones protégées qui tentent de réduire la pollution lumineuse et de préserver le ciel nocturne pour les animaux, les insectes et les plantes qui en dépendent. C'est ainsi que naît l'astrotourisme, qui consiste à s'aventurer dans ces zones pour observer des objets dans le ciel nocturne qui ne sont pas visibles dans les villes. John Criswick et son collègue Dustin Johnston estiment que le fait de s'adresser à cette organisation, plutôt qu'à la Société royale d'astronomie du Canada (SRAC) – qui a certifié de nombreuses autres réserves dans le pays – attirerait davantage l'attention des touristes à l'international. Ce ne serait pas non plus la première réserve de la région à être certifiée par DarkSky International, puisque le parc national du Mont-Tremblant, dans l'ouest du Québec, l'a été il y a quelques années. D'ici quelques années, ils espèrent étendre le projet à une zone d'environ 42 000 kilomètres carrés qui comprend environ 75 villes et cantons et plus d'un demi-million d'habitants dans l'Est de l'Ontario. Des passionnés de l'astronomie sortent leurs télescopes à Narrows Lock, en Ontario, dans le cadre d'un événement organisé en 2024 pour lancer le NWNC DarkSky Project. Photo : Gracieuseté de Dustin Johnson Une zone qui s'étendrait de Cornwall à Hawkesbury en passant par Petawawa, Bancroft, le parc provincial Algonquin et l'autoroute 401. Elle exclurait les municipalités dont la population est supérieure à environ 7000 habitants. Bien qu’il s’agisse, pour le NWNC Dark-Sky Project d’une campagne de sensibilisation, le groupe encourage les municipalités à adopter des réglementations favorisant l’utilisation d’un éclairage extérieur de couleur jaune-rouge pour les lampadaires, plutôt qu’un blanc éclatant. Membre du comité de la lutte contre la pollution lumineuse de la SRAC, Bernie Hasselman affirme qu’ Selon M. Hasselman, la pollution lumineuse fait perdre au monde environ 2 % du ciel nocturne chaque année, un problème quasi inexistant il y a plus d'un siècle. Dustin Johnston et John Criswick ont fondé le projet dans l'espoir de réduire la pollution lumineuse. Photo : Radio-Canada / Nicolas Legault Dustin Johnston, membre du NWNC Dark Sky Project, comprend bien la nécessité de l’éclairage pour descendre les marches ou pour accéder à un quai. Toutefois, il rappelle qu’il existe des améliorations minimes que tout le monde peut adopter. Alors que le travail du NWNC Dark Sky Project se poursuit, il vise à organiser une Avec les informations de Kimberley Molina, de CBC NewsJ'appelle cela de l'environnementalisme déguisé, mais sous le capot, cela fait des merveilles pour les gens, la faune sauvage, les papillons [et] les chauves-souris
, affirme John Criswick, qui a lancé le NWNC Dark-Sky Project (qui signifie Narrows Lock, Westport, Newboro et Chaffeys Lock). Il a aussi travaillé pour que cette petite région soit déclarée réserve par l'intermédiaire de DarkSky International.La plus grande réserve étoilée au Canada?
Cela en ferait l'une des plus grandes réserves de ciel étoilé au Canada
, explique M. Criswick.
La pollution lumineuse, un problème grandissant
un des facteurs les plus importants est le caractère bon marché des ampoules DEL
, qui contribuent à la luminosité nocive.Le blanc éclatant émet beaucoup de lumière bleue et la lumière bleue est [...] un inhibiteur de sérotonine. Elle empêche donc les gens de prendre le repos dont ils ont besoin
, poursuit-il.
Comment réduire la pollution lumineuse?
Il est possible de protéger [les lumières], de les orienter vers le bas ou de les rendre moins brillantes. Elles peuvent être de couleur ambre.
semaine de l'obscurité
en mai 2026, à l'occasion du 200e anniversaire du début de la construction du canal Rideau.
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