Des résultats d’élection en demi-teinte en Pologne, au Portugal et en Roumanie
Les yeux de l’Europe étaient rivés, dimanche, sur le Portugal, la Roumanie et la Pologne, où se sont tenues des élections cruciales pour la démocratie, l’Union européenne et l'Ukraine, avec en trame de fond une potentielle montée de l’extrême droite.. Le premier ministre portugais de droite modérée, Luis Montenegro, a remporté les législatives anticipées de dimanche mais, comme il y a un an, il n'obtient pas une majorité suffisante pour assurer la stabilité politique du pays. L'extrême droite représentée par la formation Chega ( Au Portugal, le premier ministre sortant, Luis Montenegro, a été réélu, mais n'a obtenu la majorité qu'il convoitait. Photo : Associated Press / Armando Franca D'après des résultats officiels quasi-complets, le camp du gouvernement sortant - l'Alliance démocratique (AD) - aurait obtenu 32,7 % des suffrages, contre 23,4 % pour le PS et 22,6 % pour Chega. Sans compter les quatre mandats des circonscriptions de l'étranger, qui ne seront attribués que dans les prochains jours, la coalition sortante remporte 89 sièges sur un total de 230, bien en dessous du seuil de 116 élus synonyme de majorité absolue. M. Montenegro, un avocat de 52 ans qui a toujours refusé de gouverner avec le soutien de Chega, pourrait tout de même essayer de former une majorité plus large en négociant le ralliement de la formation Initiative libérale (IL), arrivée en quatrième position avec 5,5 % des voix et neuf élus. Président du Parti social-démocrate, il dirigeait depuis avril 2024 un gouvernement minoritaire né d'une coalition formée avec un parti conservateur. Mais son image a été entachée au cours de la dernière année par un possible conflit d'intérêts concernant les activités d'une société de conseil qu'il a fondée. Pour éviter de répondre à une commission d'enquête parlementaire que l'opposition voulait lancer sur ce scandale, il s'est soumis à un vote de confiance devant les députés, qu'il a perdu, entraînant la dissolution du parlement. En sièges, socialistes et extrême droite se retrouvent pour l'instant à égalité, avec 58 députés chacun. Le candidat pro-européen Rafal Trzaskowski et l'historien nationaliste Karol Nawrocki s'affronteront au deuxième tour de l'élection présidentielle polonaise le 1er juin, selon un sondage à la sortie des urnes réalisé à l'issue du premier tour du scrutin dimanche, marqué par une percée record de l'extrême droite. Maire de Varsovie, M. Trzaskowski serait soutenu par 30,8 % des électeurs. Il affrontera le 1er juin Karol Nawrocki, crédité de 29,1 % des suffrages, d'après l'Institut IPSOS. Le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, est le candidat qui a obtenu la plus grande part des votes. Photo : Reuters / Kacper Pempel Karol Nawrocki, un partisan de Donald Trump dont il a d'ailleurs reçu la bénédiction à l'occasion de la visite à la Maison-Blanche au début de mai, a promis pendant la campagne de maintenir l’aide à l'Ukraine voisine. Il a toutefois critiqué l'aide polonaise accordée aux réfugiés du pays en guerre contre la Russie. Par ailleurs, le scrutin a démontré une montée en puissance de l'extrême droite dont deux représentants, le député libertarien Slawomir Mentzen et l'eurodéputé antisémite Grzegorz Braun, ont obtenu ensemble près de 22 % des voix. Les résultats de ces élections auront potentiellement un effet important sur le droit à l'avortement et des droits des minorités sexuelles du pays, à un moment déjà délicat pour l'Europe. Maintenir le cap européen et le soutien à Kiev ou se tourner vers l'extrême droite : les Roumains, nombreux dimanche aux urnes pour élire leur président, ont choisi la première option en donnant la victoire au maire centriste de Bucarest. Alors que peu auraient parié sur lui il y a deux semaines, Nicusor Dan, 55 ans, a recueilli près de 54 % des suffrages, après dépouillement de la quasi-totalité des bulletins, un résultat accueilli dans la liesse à son quartier général. La victoire de Nicusor Dan a été chaleureusement saluée par de nombreux chefs d'État européens. Photo : Reuters / Stoyan Nenov Il a aussi eu un mot pour ceux qui n'avaient pas voté pour lui, appelant à La présidentielle était surveillée de près par la communauté internationale et les messages ont aussitôt afflué, de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qui a salué le choix des Roumains en faveur d'une Dans l'Ukraine voisine, Volodymyr Zelensky s'est félicité de ce succès Cinq mois après la rarissime annulation du scrutin de novembre entaché par des soupçons d'ingérence russe, la Roumanie espère désormais refermer ce chapitre tumultueux. Mais les divisions sont profondes. Après avoir refusé dans un premier temps de concéder sa défaite malgré le verdict des urnes (46 %) et crié à la fraude, le candidat souverainiste George Simion a félicité son adversaire, tout en promettant de Il avait dominé le premier tour avec 41 % des voix, le double de son rival. Avec les informations de Agence France-Presse et La Presse canadienneAu Portugal, la droite modérée mène, mais n’obtient pas de majorité
Assez
), qui continue de progresser à chaque scrutin, atteint pour la première fois la barre de 20 % des voix et menace de dépasser le Parti socialiste (PS) en tant que principale force d'opposition.
En Pologne, un second tour opposant un pro-européen et un nationaliste

Un pro-Europe dirigera la Roumanie après des élections houleuses
C'est la victoire de milliers et de milliers de gens qui ont cru que la Roumanie pouvait changer dans la bonne direction
, a-t-il lancé à ses partisans au milieu de chants louant l'Europe et moquant la Russie.
se mettre au travail
et à bâtir une Roumanie unie
.Europe forte
au chef d'État français Emmanuel Macron, pour qui la démocratie
l'a emporté malgré les nombreuses tentatives de manipulation
.historique
, rappelant l'importance d'avoir la Roumanie comme partenaire fiable
.poursuivre le combat
.
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