Tiger Shanks en apprentissage rapide au camp des Alouettes
Fraîchement arrivée à Montréal avec sa nouvelle équipe, la recrue Tiger Shanks baigne dans un tout nouvel environnement. Le récent choix de premier tour des Alouettes pourrait être envoyé dans la mêlée plus tôt que tard afin de compléter une ligne à l'attaque cherchant un dernier maillon. Peu de postes sont à pourvoir au camp d'entraînement. Du moins, c'est l'avis du directeur général Danny Maciocia, qui contraste avec celui de l'entraîneur-chef Jason Maas. Le quintette offensif fait partie des rares groupes de positions où une lutte était à prévoir. La ligne à l'attaque demeure parmi l'élite de la Ligue canadienne de football (LCF) avec le retour du quatuor formé de Nick Callender, de Pier-Olivier Lestage, de Justin Lawrence et de Jamar McGloster. Certes. Elle a néanmoins accusé deux pertes durant la saison morte. Un partant et un vétéran aguerri se sont envolés pour d'autres cieux. Philippe Gagnon s'est tourné vers la Saskatchewan en signant un contrat avec les Roughriders et Kristian Matte a choisi d'emprunter l'avenue de la retraite après une riche et longue carrière dans le nid montréalais. Le poste de garde à droite est donc disponible. Des départs qui ouvrent notamment la voie à Tiger Shanks, un néophyte du football canadien, mais qui apprend les rudiments du métier à vive allure, aux dires de ses nouveaux coéquipiers et instructeurs. L'entraîneur de la ligne offensive, Luc Brodeur-Jourdain, s'est dit impressionné par la cinquième sélection du dernier repêchage national, L'athlète de 23 ans possède un fort bagage d'expérience qu'il a su emmagasiner lors d'un séjour de cinq saisons dans la NCAA. Ses 51 départs, essentiellement en tant que bloqueur droit, justement, lui ont permis d'égaler un record des Rebels de l'Université du Nevada, à Las Vegas. Son parcours s'est conclu avec deux nominations consécutives dans la première équipe d'étoiles de la Mountain West Conference. Le principal intéressé a démarré avec ardeur son premier camp d'entraînement professionnel. Son jeu de pieds et sa rapide capacité d'adaptation, entre autres à assimiler le système offensif et les schémas, ont épaté les siens. À commencer par Lestage. Je suis très impressionné par Tiger Shanks jusqu'à présent. Il bouge beaucoup et très bien. Il est très fluide, comme si c'était super facile. Il est bon pour capter l'information pour qu'on n'ait pas trop à répéter et c'est rare qu'il fasse la même erreur deux fois. Tiger Shanks Photo : Getty Images / Ethan Miller Tiger Shanks a vu le jour à Vancouver, avant de passer quelque cinq ans en Chine, terre natale de sa mère, lorsqu'il était en très bas âge. Sa famille s'est plus tard établie en Oregon. La verte recrue doit avant tout s'acclimater à la verge séparant les adversaires dans les tranchées. Une distinction notable par rapport au football qu'il a pratiqué dans la NCAA et auparavant à l'école secondaire. Il arrive dans un nouveau système et il n'avait jamais joué avec la verge entre la ligne défensive et la ligne à l'attaque. Ça crée certains troubles de synchronisme dans la technique, donc il y a un petit ajustement à faire. Mais il a une très, très belle progression. Je vois quelqu'un qui veut vivre la réussite et travaille fort tous les jours. Les vétérans qui accompagnent l'imposant joueur de ligne offensive lui ont tendu la main aussitôt qu'il est arrivé dans la métropole québécoise, confie Tiger Shanks, ajoutant par ailleurs qu'une connexion rapide s'est installée avec le quart-arrière Davis Alexander. Il sera d'autant plus important cette année d'assurer une protection étanche auprès de Davis Alexander, qui amorcera son premier tour de piste aux commandes de l'attaque dans les rangs professionnels. Aussi talentueux soit-il, son potentiel ne pourra être atteint si le quintette offensif cède devant la pression. De quoi faire sourire le nouveau quart partant et lui rendre la tâche plus facile alors que s'amorce cette saison l'ère Davis Alexander. Avec les informations de Geneviève Tardifnon seulement son talent, mais également son approche technique comme bloqueur droit, sa position naturelle
.Personnellement, c'est ma quatrième année ici. Et au camp d'entraînement, c'est la meilleure ligne à l'attaque qu'on a eue en termes de talent, de nouveaux venus, de recrues. On pense à Tiger Shanks, à Donald Ventrelli et à plein d'autres jeunes joueurs
, note le jeune vétéran qui entame sa quatrième campagne avec les Moineaux.
D'avoir fait partie d'une culture différente dès mon plus jeune âge, d'avoir été exposé à des choses différentes, cela fait de moi une personne qui sait s'adapter. Honnêtement, ça m'aide beaucoup dans la vie. J'arrive dans un nouvel endroit, puis j'apprends. Ça reste du football, mais il y a de la nouveauté, notamment dans les règlements
, souligne-t-il.Une chimie s'installe avec Alexander
On a connecté dès le départ, car j'ai grandi à Portland, en Oregon, et lui est allé à l'Université Portland State. On a des liens similaires, on connaît les mêmes gens. On a vraiment beaucoup de relations là-bas
, indique le mastodonte de 1,96 m (6 pi 5 po) et 147 kg (325 lb).La ligne à l'attaque, surtout avec l'émergence d'un jeune quart, se doit de le protéger et de lui mettre le moins de stress sur les épaules
, soutient Luc Brodeur-Jourdain, fort satisfait de la réponse de ses protégés jusqu'à maintenant.On a une très, très belle profondeur. L'équipe de recrutement et le directeur général ont fait un excellent travail pour amener du talent à ce camp d'entraînement en termes de profondeur de joueurs américains et également canadiens. En ce moment, on a une ligne à l'attaque qui est extrêmement performante
, enchaîne l'instructeur.
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