Accueilli en grande pompe au Qatar, Donald Trump annonce un contrat lucratif pour Boeing
Au deuxième jour de son voyage au Moyen-Orient, mercredi, le président Donald Trump est arrivé à Doha, où le Qatar et les États-Unis ont signé plusieurs ententes, dont l'une porte sur l'acquisition d'appareils de Boeing par la ligne aérienne Qatar Airways. La fiche d'information fournie par la Maison-Blanche fait état d'un Le président Trump avait de son côté avancé un montant nettement plus élevé, soit un contrat de Dans un communiqué, Qatar Airways a précisé avoir commandé 130 Dreamliner et 30 appareils de la famille des 777X, avec une option d'achat de 50 appareils supplémentaires. Selon l'AFP, le prix au catalogue d'un 787 Dreamliner est d'environ 250 millions de dollars et celui d'un 777X, qui n'a pas encore reçu sa certification par l'Agence américaine de l'aviation civile (FAA), aux alentours de 440 millions, ce qui donne un total inférieur aux chiffres communiqués. Les deux pays ont signé d'autres accords, dont une entente de coopération en matière de défense. Selon la Maison-Blanche, les ententes économiques totalisent plus de 243,5 milliards de dollars. Elles incluent un contrat de 2 milliards avec General Atomics pour un système d'aéronef télépiloté et un autre de 1 milliard avec Raytheon pour un système de technologie antidrone. L'annonce de la vente d'appareils Boeing au transporteur aérien qatari survient ironiquement quelques jours après un reportage du réseau ABC qui a révélé que Donald Trump entendait accepter de la famille royale du Qatar un luxueux Boeing 747-8, destiné à devenir le nouvel Air Force One. Le président Trump et la Maison-Blanche ont ensuite confirmé l'information dont a fait état ABC News la veille de son départ et défendu la décision, qui a soulevé la controverse, notamment pour des raisons constitutionnelles et sécuritaires. Le Qatar constitue la deuxième étape de son périple de quatre jours, qui l'a d'abord amené en Arabie saoudite. Des gardes sont assis sur des chameaux devant le palais de Lusail alors que le président Donald Trump et l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, se préparent à prendre part à un dîner d'État à Doha, le 14 mai 2025. Photo : Associated Press / Alex Brandon Escadron de six avions de combat escortant l’avion présidentiel américain – deux de plus que la veille à Riyad –, tapis rouge, cavaliers à dos de chameau, chevaux arabes, danse de l’épée : lors de son arrivée et pendant la cérémonie d’accueil en son honneur, le Qatar a offert à son visiteur un accueil tout aussi fastueux que celui que le royaume saoudien lui avait réservé la veille. Le président Trump a vanté tant les chameaux que la Il a par ailleurs fait l'éloge de la L'émir qatari, lui, n'a pas manqué de multiplier les références susceptibles de trouver un écho auprès de son invité. Selon le Washington Post, l'émir Tamim ben Hamad Al-Thani a dit au président américain que le Qatar aimait Lors du dîner d'État, il était notamment accompagné de son allié multimilliardaire Elon Musk, dont les entreprises Space X, par l'intermédiaire de son service d'accès à Internet par satellite Starlink, et Tesla ont des intérêts économiques au Qatar. Avant son départ de Riyad pour Doha, le président américain a par ailleurs rencontré le président syrien par intérim, l'islamiste Ahmed Al-Charaa. Il a pressé la Syrie de normaliser ses relations avec Israël, après avoir annoncé la veille une levée des sanctions contre ce pays, dans un changement de cap majeur. Mardi, la Maison-Blanche a dit avoir cimenté avec le royaume saoudien un engagement de 600 milliards de dollars, la somme qu'avait avancée le prince héritier Mohammed ben Salmane en janvier. Donald Trump doit aussi se rendre aux Émirats arabes unis. En entrevue à CNN, le premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar a soutenu que la proposition de fournir au président américain un 747 faisait encore l'objet d'une Il a refusé de confirmer les propos du président américain, qui a affirmé que c'est le Qatar qui avait approché Donald Trump avec cette proposition. Au cours d'une entrevue diffusée mardi soir par Fox News, Donald Trump a pour sa part de nouveau défendu son intention d'accepter le présent du Qatar. Nous donnons à tout le monde. Pourquoi n'accepterais-je pas un cadeau? Évalué à 400 millions de dollars, le luxueux appareil, que les médias américains ont qualifié de La Constitution américaine stipule toutefois qu’aucun titulaire d’une charge publique ne peut accepter de présent En début de semaine, Donald Trump a affirmé que le 747-8 serait transféré à sa future bibliothèque présidentielle au terme de son mandat, assurant qu'il ne monterait plus à son bord après son départ de la Maison-Blanche. Ce transfert signifierait toutefois que ce cadeau ne serait pas utilisé par ses successeurs. Eric Trump, vice-président directeur de la Trump Organization, devant la maquette du projet Trump International Golf Club & Trump Villas, lors de sa visite à Doha, au Qatar, le 30 avril 2025. Photo : Reuters / Bassam Masoud L'empire familial de Donald Trump a par ailleurs des intérêts économiques dans la région du Golfe. Au cours des dernières semaines, la Trump Organization, dont le président demeure actionnaire par l'entremise d'une fiducie administrée par son fils aîné, a annoncé une entente de plusieurs milliards de dollars pour un projet immobilier au Qatar, Trump International Golf Club & Trump Villas. Le conglomérat a également annoncé une entente pour la construction d'un gratte-ciel de 80 étages à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le Trump International Hotel & Tower. Il a en outre déjà concrétisé ou amorcé d’autres projets immobiliers en Arabie saoudite, à Oman et aux Émirats arabes unis. Le mois dernier, l'entreprise de cryptomonnaie World Liberty Financial, liée à la famille Trump, a par ailleurs indiqué que le fonds d’investissement public émirien MGX avait opté pour sa cryptomonnaie, USD1, pour un investissement de 2 milliards de dollars dans la plateforme Binance. La société d'investissement Affinity Partners de Jared Kushner, gendre et ancien conseiller du président, a de son côté bénéficié d’un investissement de 2 milliards de dollars du fonds souverain saoudien après son lancement, en 2021. Selon l'agence Reuters et Bloomberg, le fonds souverain du Qatar et le fonds Lunate, basé à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, y ont par la suite investi 1,5 milliard de dollars. Les parcours de golf de Donald Trump ont par ailleurs accueilli plusieurs tournois du circuit de golf LIV, lancé par le fonds souverain saoudien. Avec les informations de The Guardian et Agence France-Presseaccord de 96 milliards de dollars pour acquérir jusqu'à 210 Boeing 787 Dreamliner et 777X de fabrication américaine équipés de moteurs GE Aerospace
.plus de 200 milliards de dollars
américains et l'achat de 160 avions.C'est fantastique, c'est un record
, a-t-il déclaré aux côtés de l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani. C'est la plus importante commande d'avions dans l'histoire de Boeing.
Un accueil digne d'un monarque

perfection
du marbre du palais.relation spéciale
des États-Unis avec le Qatar, qu'il avait accusé d'avoir historiquement financé le terrorisme à un très haut niveau
pendant son premier mandat.On s’aime bien, tout simplement
, a-t-il dit de son hôte.forer et encore forer
, une allusion à l'un des slogans de campagne du républicain. Il a aussi affirmé avoir prié pour lui après sa tentative d'assassinat, l'été dernier, l'a félicité de s'être entouré de collaborateurs loyaux
et a abordé la balance commerciale des deux pays.Je suis très reconnaissant du déficit commercial que nous avons avec vous, car l'excédent penche en votre faveur
, a-t-il dit à Donald Trump, qui a lancé une guerre commerciale particulièrement agressive envers les pays qui exportent davantage de produits aux États-Unis qu'ils n'en importent.C'est une soirée parfaite
, a dit Donald Trump, qui n'a pas évoqué la situation des droits de la personne.Trump dit avoir le droit d'accepter un
cadeau
du Qatarévaluation juridique
.Il s'agit d'une transaction de gouvernement à gouvernement
, a en outre affirmé Mohammed ben Abdulrahman ben Jassim Al-Thani. Cela n'a rien de personnel, que ce soit du côté américain ou qatari. C'est entre le ministère [qatari] de la Défense et le département de la Défense [américain].
Nous sommes les États-Unis d'Amérique. Je pense que nous devrions avoir l'avion le plus impressionnant
, a-t-il dit, invoquant ensuite les délais de livraison de Boeing. Le constructeur américain est censé livrer le premier de deux avions présidentiels en 2027, après plusieurs retards.palace volant
, constituerait l’un des cadeaux les plus importants jamais offerts aux États-Unis par un gouvernement étranger.de quelque roi, prince ou État étranger
sans le consentement du Congrès.
Advertising by Adpathway









