Un syndicat local de l’industrie automobile interpelle les nouveaux députés conservateurs
La section locale 195 d’Unifor demande aux nouveaux députés conservateurs de la région de Windsor-Essex, dans le Sud-Ouest de l’Ontario, d'établir des liens avec l’industrie automobile afin de porter la voix des travailleurs du secteur jusqu’à Ottawa. Le Parti conservateur a remporté les cinq sièges de la région, lors des élections fédérales de lundi. Selon lui, l’industrie automobile a toujours besoin d’un siège à la table. Emile Nabbout est le président de la section locale 195 d’Unifor et président du Conseil des fournisseurs indépendants de pièces pour le syndicat Unifor. Photo : Radio-Canada / Kathleen Saylors/CBC Le président de la section locale estime que les députés conservateurs et le gouvernement libéral doivent également coopérer. Il rappelle que la région traverse une période critique en raison de la guerre commerciale menée par les États-Unis et des droits de douane sur les véhicules automobiles. James Stewart, président de la section locale 444 d’Unifor, partage ce point de vue. Selon Jamey Essex, professeur de science politique à l’Université de Windsor, les députés conservateurs nouvellement élus dans la région doivent Selon Jamey Essex, professeur de science politique à l’Université de Windsor, les députés conservateurs et le gouvernement libéral minoritaire devront tous deux s’efforcer de soutenir l’industrie automobile face aux droits de douane. Photo : Radio-Canada / Pratyush Dayal/CBC Selon lui, les députés conservateurs devront également s’efforcer de faire entendre les inquiétudes de Windsor à Ottawa. Les députés conservateurs vont donc devoir travailler avec les syndicats, les constructeurs automobiles et les communautés locales pour trouver la meilleure façon de les représenter, en tant que membres de l’opposition officielle. Il estime que le gouvernement fédéral doit, lui aussi, prendre des mesures pour soutenir l’industrie automobile dans la région. Avec les informations de Pratyush Dayal, de CBCMon message aux députés conservateurs élus dans notre région est de continuer à établir des liens avec la communauté et à travailler avec les dirigeants syndicaux pour protéger les emplois, défendre la souveraineté canadienne et soutenir le premier ministre
, déclare le président de la section locale, Emile Nabbout.
Si nous n’avons pas de siège à la table, avec le gouvernement, cela peut désavantager notre communauté
, explique-t-il.Maintenant que les élections ont eu lieu, le Canada doit poursuivre activement sa lutte contre les droits de douane sur les automobiles qu’impose l’administration américaine
, explique M. Stewart.Collaborer pour le bien de Windsor
passer du mode campagne au mode gouvernance
.Les syndicats du secteur de l’automobile sont encore assez importants ici et ils voudront avoir un siège à la table des négociations
, soutient-il.
Ils devront écouter ces préoccupations, car Windsor sera l’un des endroits les plus touchés par les droits de douane, même si M. Trump a déclaré [mardi] qu’il allait commencer à réduire certains des droits de douane sur le secteur automobile, mais qu’ils ne disparaîtraient pas pour autant
, dit-il.Le gouvernement fédéral devra également y prêter attention
, dit-il. Il ne sera pas facile de s’y adapter et cela pourrait être très douloureux
, ajoute le politologue.
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