Bientôt un plan climatique dans la région de Bécancour
La région de Bécancour s'apprête à mettre en chantier un plan climatique qui devra, entre autres, dresser l'inventaire des sources de pollution sur le territoire. C'est Québec qui lui impose cette mission comme en sont investies toutes les MRC de la province. À Bécancour, la MRC sait déjà que le parc industriel, à grand gabarit émetteur de GES, occupera une bonne place dans ce plan. Dans ce plan, les autorités régionales devront identifier les principaux pollueurs de la région de Bécancour. Elle devra aussi évaluer la nature de ces rejets en plus d’évaluer les possibles améliorations. Mario Lyonnais, préfet de la MRC de Bécancour, prévoit mandater un bureau de professionnels pour réaliser le plan climat tel qu'exigé par Québec. Pour soutenir cette démarche environnementale, Québec avait réservé un budget de 500 millions de dollars. L'argent a déjà commencé à être distribué il y a plusieurs mois. Pour faire face à leur mission, des MRC toucheront un peu plus de 1 million de dollars. Pourtant, des gestes sont déjà en voie d'être posés pour mieux contrôler les émanations industrielles à Bécancour. Cinq stations de surveillance de la qualité de l'air vont bientôt être mises en place. Une entreprise québécoise de technologies environnementales travaille également à instaurer un audacieux plan pour capter, éventuellement, à partir des cheminées, les émissions de carbone et les séquestrer dans le sol. À l'été dernier, Deep Sky avait mené une importante étude géologique, en plantant 18 500 détecteurs acoustiques pour évaluer les capacités de stockage du sous-sol. La directrice du département politique publiques et affaires réglementaires chez Deep Sky, Geneviève Élie, soutient que l'étude n'est pas encore complétée. Des capteurs, il devait y en avoir 16 000. On a pu en ajouter 2 500, parce que beaucoup plus de propriétaires privés que prévu ont levé la main pour offrir que leurs espaces soient utilisés pour ce projet environnemental. Le reportage de Louis Cloutier Photo : Radio-Canada / Jean-François FortierIl faut vraiment aller trouver la source de nos GES sur notre territoire. On sait qu'on a le parc industriel de Bécancour qui est une source assez considérable de GES et il faut aller voir où ça bouge le plus, dans les GES, sur l'ensemble du territoire. Même les milieux agricoles seront touchés, pour voir ce qui se passe dans les milieux agricoles au niveau des GES
, mentionne-t-il.On a terminé la première cartographie des structures géologiques. On travaille donc présentement à mieux comprendre les pressions naturelles dans le sol pour déterminer si on va aller de l'avant avec les prochaines phases des opérations
, explique-t-elle.
Advertising by Adpathway








