Le chocolat toujours populaire à Pâques malgré la flambée du prix du cacao
Malgré l’explosion du prix du cacao sur le marché mondial, la tradition d’acheter et d’offrir des chocolats de Pâques conserve ses adeptes au Bas-Saint-Laurent. Face à l’augmentation des prix, consommateurs et confiseurs doivent toutefois s’adapter. De surcroît, la main-d’œuvre est également de plus en plus dispendieuse, selon la chocolatière rimouskoise. Sandrine Duplessy est co-propriétaire des Pâtisseries et Gourmandises d'Olivier. Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque Toutefois, la clientèle est toujours au rendez-vous, se réjouit-elle. Pour l’entreprise, la vente de chocolat représente environ 15 % du chiffre d’affaires, et la période pascale engendre les plus grandes ventes de chocolat de l’année. On n'a pas le choix de s’adapter. [...] On n'a pas le choix d'accepter les prix imposés par les fournisseurs. Malgré une hausse des dépenses, la boutique qui a pignon sur rue à Rimouski réussit à se démarquer de la concurrence par les montages élaborés et les chocolats de qualité qu’elle offre, estime Sandrine Duplessy. Face à la flambée des prix, les clients sont de plus en plus confrontés à choisir entre quantité et qualité, estime Sandrine Duplessy. Pour Pâtisseries & Gourmandises d'Olivier, il est hors de question de compromettre le second, soutient-elle. « On ne pratique ni la réduflation ni le changement de qualité », assure Sandrine Duplessy. Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque Selon elle, les gens sont de plus en plus sélectifs. Si ce n’est pas le cas de cette boutique rimouskoise, certains transformateurs pourraient recourir de plus en plus à l’utilisation d’essences et de saveurs artificielles pour remplacer le cacao, croit le professeur titulaire à l'Université Dalhousie et directeur du laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaires, Sylvain Charlebois. À l’heure actuelle, la tonne métrique de cacao se vend à 10 700 $. C’est plus de cinq fois plus qu’en octobre 2022, où le prix avait augmenté Depuis deux ans et demi, le prix du cacao connaît une augmentation fulgurante, indique-t-il. Le phénomène est majoritairement lié aux difficultés de production que connaissent la Côte d’Ivoire et le Ghana. Ces deux pays ont connu plusieurs sécheresses, des inondations et même des épidémies dans les dernières années, explique Sylvain Charlebois. Avant octobre 2022, la tonne métrique de cacao se vendait autour de 2000 $, rapporte Sylvain Charlebois. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / DANIEL BELOUMOU OLOMO En parallèle, la demande pour le cacao est en augmentation dans les pays émergents, notamment en Asie pacifique, note-t-il. Selon Sylvain Charlebois, les consommateurs doivent s’attendre à des formats plus petits et des prix plus élevés, surtout pour le chocolat noir et les produits à haute concentration de cacao. Malgré cela, la demande pour le chocolat ne devrait pas être en baisse pour Pâques cette année. Toutefois, les consommateurs feront leurs choix plus minutieusement, croit M. Charlebois. Avec les informations de Raphaëlle Ainsley-VincentLes prix de toutes les matières premières ont énormément augmenté cette année
, confirme la co-propriétaire de la boutique Pâtisseries & Gourmandises d'Olivier, Sandrine Duplessy. Le cacao, le beurre de cacao et autres matières sont au moins 50 % plus chers, estime-t-elle.
Acheter moins, mais acheter mieux

Les clients préfèrent en avoir moins, mais de meilleure qualité.
Ce qu’on dit aux gens c'est "achetez moins de chocolat, mais achetez-en du bon"
, lance-t-elle.Remplacer le cacao
Le prix du cacao a atteint un record de tous les temps en janvier de cette année
, observe-t-il.de façon spectaculaire
, souligne le chercheur.
On ne voit pas comment le prix du cacao va diminuer un peu.
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