Des élus de l’Est déplorent la fiabilité de la STQ
Après une semaine riche en météos défavorables et en bris mécaniques, les élus de l'Est-du-Québec déplorent « pour une énième fois » le manque de fiabilité de la traverse entre le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord. Entre dimanche et mardi dernier, les traversées du navire de relève Saaremaa, qui assure la liaison Matane--Baie-Comeau--Godbout, ont été annulées en raison d'un bris mécanique. Le trajet prévu mercredi matin ne s'est pas fait non plus, mais cette fois-ci en raison des conditions météorologiques. Depuis, le service habituel est repris, indique la Société des traversiers du Québec (STQ). Depuis le 16 mars dernier, le F.-A.-Gauthier est en cale sèche planifiée pour des travaux de maintenance. C'est donc le navire de relève, le Saaremaa, qui assure les traversées. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Le préfet de la MRC de La Matanie, Gérald Beaulieu, réitère sa volonté d'avoir une plus grande fiabilité sur le service de traversier entre le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord. Selon lui, la STQ est consciente que la confiance de la clientèle est fortement ébranlée dans ce genre de situation. «C'est une question de fiabilité, c'est un service essentiel, il y a des coûts très importants qui sont engendrés par le non-fonctionnement du lien traversier», déplore le préfet de La Matanie et maire de Baie-des-Sables, Gérald Beaulieu. Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin Mais si les impacts se font ressentir d'un côté du fleuve, ils se font aussi sentir sur l'autre rive. Plusieurs denrées alimentaires, de nombreux travailleurs et des étudiants doivent traverser le fleuve pour atteindre la Côte-Nord. C'est ce que remarque le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong. Un point que soutient le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé. On est otage de notre géographie. Pascal Bérubé croit que les personnes pénalisées par les aléas des traversiers doivent être dédommagées. Le député péquiste souhaite mettre en place « une assurance traversée » lorsque des bris se présentent sur les navires. « À partir du moment où c'est l'État qui offre le service, il a une responsabilité. Si ça brise, c'est bien dommage pour la société des traversiers, mais encore plus pour les gens qui ne traversent pas », dénonce le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé. Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin Depuis mercredi, les traverses entre Matane et la Côte-Nord ont repris selon les horaires habituels. Le F.-A.-Gauthier, en cale sèche, devrait reprendre du service le 1er juin prochain. En 2019, le navire avait passé 8 mois en dehors de l’eau pour d’importantes réparations. Par ailleurs, la traverse entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon n'est toujours pas en fonction, comme il est coutume de l'être en cette fin de semaine de Pâques. Quant à celle de Tadoussac, la patience était de mise pour les utilisateurs vendredi, avec un temps d’attente prolongé. Marcel Furlong est également président de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin Vu qu’on est dans le temps de Pâques, je vous dirais que la desserte qu’on a de la STQ c’est un péché mortel. Depuis le 8 avril, seul le navire Jos-Deschênes II est en service, en raison de l’arrêt technique réglementaire du traversier Armand-Imbeau II.
Des bris mécaniques peuvent arriver, c'est normal
, admet Gérald Beaulieu. Mais il faut se questionner si toutes les mesures sont prises pour assurer la fiabilité du service.
Est-ce normal que [...] pendant la période où un bateau est en cale sèche, l'autre a des bris qui interrompent le service?

Ces gens-là, autant leurs employeurs qu'eux autres, sont inquiets si le bateau ne passe pas, c'est un enjeu majeur
, dénonce M. Furlong.Ce n’est pas le troisième lien, ce n’est pas le deuxième, c’est le seul
, lance-t-il.L’assurance traversée
C’est un service essentiel, mais ce n’est pas traité comme tel par le gouvernement du Québec
, déplore-t-il.
Quelqu'un qui a déjà réservé et qui s'attend à traverser est capable de démontrer qu'il va passer par Québec, par exemple
, indique-t-il. Alors on est capable de calculer le kilométrage, le coût qui est relié, d'autres dédommagements potentiels comme la nuitée ou le repas.
D’autres surprises pour Pâques
À la traverse Tadoussac–Baie-Sainte-Catherine, il y a seulement un bateau au lieu de deux comme d'habitude, donc les traverses ont lieu aux 40 minutes au lieu d'aux 20 minutes : ça rallonge le parcours
, indique Marcel Furlong.
Ça fait en sorte que les gens conduisent plus vite pour être sûr d'arriver au bon moment à la traverse, il y a un risque d'accident plus important
, s’inquiète le préfet.
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