Des établissements veulent encadrer les déplacements aux États-Unis
Des voix s’élèvent dans la région d’Ottawa pour guider les employés et les résidents qui comptent se rendre aux États-Unis. Dans la foulée des récentes directives émises par le gouvernement canadien pour franchir la frontière en toute sécurité, certains établissements de la région de la capitale nationale encadrent davantage ces déplacements. C’est notamment le cas du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) qui s’engage Nous devons garantir la confidentialité et la sécurité des informations de santé sensibles de nos patients et respecter strictement les protocoles établis conçus pour protéger les données des patients. L’établissement dit avoir rappelé, dans une note de service à son personnel, Plus tôt cette semaine, l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université a mis à jour ses conseils aux voyageurs. (Photo d'archives) Photo : iStock De leur côté, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et l’Université Saint-Paul à Ottawa n’ont pas émis de directives formelles aux étudiants ou au personnel quant aux voyages au sud de la frontière. L’UQO toutefois Pour sa part, le professeur et vice-doyen aux études supérieures en droit de l’Université d’Ottawa, Joao Velloso, continue d’appliquer les mesures strictes qu’il a adoptées depuis des années. Travaillant sur des enjeux en immigration, il utilise ainsi des appareils électroniques différents lors de ses déplacements. La situation a empiré et ça a sonné l’alarme à plusieurs collègues, mais ce n’est pas une situation nouvelle pour plusieurs chercheurs. [...] Maintenant, c’est généralisé, même pour des données non sensibles. Le professeur Velloso a évité tout séjour aux États-Unis durant le premier mandat de Trump ainsi qu’au Brésil – dont il a la nationalité – sous le gouvernement de Jair Bolsonaro. Il n’a Plus tôt cette semaine, l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU) a mis à jour ses conseils aux voyageurs. Elle recommande ainsi aux universitaires originaires de pays entretenant des relations diplomatiques tendues avec les États-Unis, ou ayant eux-mêmes exprimé des opinions négatives à l'égard de l'administration Trump, d'être particulièrement prudents lors de leurs séjours au sud de la frontière, voire de s'y rendre uniquement si cela était essentiel et nécessaire. Le président du comité haïtien du Collège La Cité, Finley Cius, rapporte que Notre communauté haïtienne depuis des décennies n’a jamais fait confiance aux États-Unis, soit sur le plan politique, soit sur le plan historique. Il s’attend à ce que davantage d’Haïtiens au Canada décident de rester au pays pour y passer leurs vacances. Finley Cius est le président du comité haïtien du Collège La Cité. Photo : Capture d'écran Radio-Canada Même sentiment d'inquiétude du côté de la communauté trans, dont des porte-paroles mettent en garde les gens qui souhaitent se rendre aux États-Unis. C'est assez étrange de se dire qu'en 2025, je ne peux pas aller à New York, aller aux États-Unis, sans me mettre en danger. Lionel Lehouillier est le président du conseil d'administration de Trans Outaouais. Photo : Capture d'écran Radio-Canada Le représentant de Trans Outaouais s'inquiète de voir que ce qui est légal et ce qui est réellement pratiqué aux États-Unis ne Avec les informations de Maxence Bahaban et de Charlotte Tremblayà maintenir les normes les plus élevées en matière de confidentialité des patients
sans toutefois donner de détails.les meilleures pratiques lors d'un voyage aux États-Unis
en lien avec la surveillance accrue des frontières américaines et de l'évolution des risques liés à la sécurité des données
.
Les directives des universités
encourage ses professeur·es à éviter tout déplacement aux États-Unis
. L’établissement ajoute qu’il met à la disposition du personnel qui doit se rendre aux États-Unis (ou à l'étranger) de l'équipement informatique. Le prêt d'un ordinateur temporaire permet d'accroître la sécurité
.Quand on fait des recherches avec des données sensibles, nous sommes [censés] garder ces données en sécurité, préserver l’anonymat des sources
, souligne-t-il.aucun plan
de se rendre aux États-Unis sous le second mandat de Trump.
Inquiétudes des communautés
dans notre communauté, il n’y a pas de monde du tout qui a envie d’aller aux États-Unis
.Les Haïtiens qui sont sur le territoire des États-Unis ont peur. [...] À cause de Trump, on ne peut plus parler de vacances aux États-Unis, on ne peut plus parler d’aller voir notre famille aux États-Unis. Pour nous, c’est une catastrophe
, rapporte M. Cius.
C'est sûr que ça vient avec son lot de risques de voyager là lorsqu'on est une personne transgenre
, avance le président du conseil d'administration de l'organisme Trans Outaouais, Lionel Lehouillier.On a reçu beaucoup de témoignages de personnes qui se font retirer leur passeport ou qui se font donner un passeport qui ne reflète pas leur identité de genre, mais le sexe qui leur a été assigné à la naissance.

vont pas toujours main dans la main
, avant d'ajouter ne pas avoir été pris au dépourvu face à cette situation.En 2024, le gouvernement du Canada a publié un avis de voyage disant aux personnes LGBT d'être extrêmement prudentes si elles vont aux États-Unis
, rappelle-t-elle. Ça fait déjà un an environ que le gouvernement canadien a mis ça sur les radars de la communauté trans, de faire attention si on a l'intention de voyager aux États-Unis.
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