Des heures d’attente pour voter par anticipation à Vancouver
Plusieurs électeurs du Grand Vancouver ont bravé de longues files d’attente vendredi lors de la première journée du vote par anticipation pour les élections fédérales À des bureaux de vote du quartier West End près du centre-ville, Boun Sengsavanh est arrivé peu après l’ouverture, à 9 h. Attendre plus de deux heures ne l'a pas découragé : La matinée a été tout aussi achalandée ailleurs. À la bibliothèque centrale de la rue West Georgia, on annonçait un temps d’attente de 40 minutes. Dans le quartier Dunbar, dans l’ouest de la ville, une autre électrice, Patricia Milsom, a dit avoir patienté une heure et demie. Cependant, à 11 h, l’attente avait diminué, et s’élevait à 30 minutes. Questionnée au sujet de l’enjeu électoral le plus important, Mme Milsom a évoqué la sûreté publique, disant qu’elle ne se sentait plus en sécurité au centre-ville. Le coût de la vie l’inquiète aussi : Plusieurs électeurs ont de leur côté confié que les relations avec les États-Unis les préoccupaient cette année, ajoutant que voter est important pour soutenir la souveraineté canadienne. Charlene Luedke croit que ces élections sont « parmi les plus importantes de notre histoire [car] il y a beaucoup de choses qui se passent dans le monde, politiquement, et il y a beaucoup de risque ». Photo : Radio-Canada / William Burr Richard Johnston, professeur émérite en sciences politiques de l’Université de la Colombie-Britannique, s’est spécialisé dans l’étude des élections. Il affirme que le vote par anticipation est un moment important pour les partis politiques. S’ils réussissent à inciter un bon nombre d’électeurs à voter en avance, ils peuvent mieux se concentrer sur les électeurs qui ont préféré attendre le jour du scrutin pour faire leur choix. Ceci est d’autant plus important dans certaines circonscriptions clés dans les banlieues de Vancouver, comme celle de South Surrey-White Rock, où trois points de pourcentage séparaient la candidate conservatrice Kerry-Lynne Findlay de son adversaire libéral en 2021. Au centre communautaire Dunbar, certains électeurs sont retournés chez eux lorsqu'ils ont pris connaissance du temps d'attente. Photo : Radio-Canada / William Burr M. Johnston affirme aussi que depuis le début des années 2000, le vote par anticipation est de plus en plus populaire. Il croit qu'une modification des critères explique ce changement. Auparavant, un électeur devait prouver qu’il n’allait pas être en ville lors de l’élection pour s'y qualifier. Le système électoral a commencé à s’adapter à la vie des gens, parce que la vie avait changé. Paradoxalement, au fil des ans, le travail de sollicitation des votes conduits par les bénévoles des partis politiques est devenu plus difficile, car plus de gens habitent dans des immeubles, dit M. Johnston. Une réalité qui réduit les possibilités du contact humain lors des porte-à-porte, dont l'un des objectifs est de discuter directement avec les électeurs et de les encourager à aller voter. Le vote par anticipation pour les élections fédérales 2025 se poursuit jusqu’à lundi. Avec des informations de Jennifer MagherVoter, ça change les choses. C’est logique de le faire. Il faut sortir et faire sa part.
Je me souviens de l’époque où un chou-fleur coûtait 5 cents, dans les années 1960. Aujourd’hui, un chou-fleur peut coûter sept ou huit dollars.
Je crois que beaucoup de nos libertés sont en péril, qu’il s’agit des droits des personnes LGBTQ ou la liberté d'expression. Quand vous voyez ce qui se passe aux États-Unis, ça en dit long
, dit Charlene Luedke.Il suffit de regarder vers le sud pour se dire : "Oh, c'est la dernière chose dont on a besoin." Et je suis tellement tellement fière d'être canadienne
, dit Nan Oliver.
Une façon de voter de plus en plus populaire

Rien ne se compare au face-à-face
, selon lui.
Advertising by Adpathway









