La photo d’un enfant de Gaza mutilé désignée Photo de l’année par World Press Photo
C’est un cliché de Mahmoud Ajjour, un jeune garçon mutilé à Gaza, pris par la photographe palestinienne Samar Abu Elouf pour le New York Times qui est la Photo de l’année 2025 de la Fondation World Press Photo, qui organise l’exposition du même nom tous les ans à Montréal. Samar Abu Elouf documente la vie de Gazaouis gravement blessés qui, comme Mahmoud Ajjour, ont été évacués à Doha, au Qatar, pour y être soignés. Accompagné de sa famille, Mahmoud Ajjour, qui est âgé de neuf ans, y apprend à utiliser ses pieds pour ouvrir des portes ou se servir d’un téléphone, son bras droit ayant été sectionné et son bras gauche gravement mutilé dans une explosion en mars 2024. Mahmoud Ajjour, pris en photo par Samar Abu Elouf Photo : Samar Abu Elouf Si la photo gagnante illustre la question du conflit, les deux photos finalistes portent, quant à elles, sur les thèmes du changement climatique et des migrations. Le cliché du photographe mexico-péruvien Musuk Nolte montre un homme apportant à pied de la nourriture à sa mère au village brésilien de Manacapuru, qui n’est plus accessible par bateau en raison de la sécheresse. Un homme marche le long d'une rivière asséchée au Brésil pour apporter des vivres à sa mère en octobre 2024. Photo : Musuk Nolte L’autre photo finaliste, prise par le photojournaliste américain John Moore pour Getty Images, donne à voir des migrants chinois tentant de se réchauffer sous la pluie froide avoir franchi la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Des migrants chinois pris en photo en mars 2024 par John Moore en Californie, à la frontière américaine Photo : John Moore Cette année, le jury était présidé par Lucy Conticello, qui est la directrice de la photographie de M, le magazine de fin de semaine du Monde. Et le photographe documentaire québécois Charles-Frédérick Ouellet a siégé sur le jury pour la région Amérique du Nord et Centrale. La prochaine expo World Press Photo Montréal se tiendra du 27 août au 13 octobre. C'est une photo silencieuse, qui pourtant parle très fort. Elle raconte l’histoire d’un garçon, mais aussi d’une guerre encore plus large qui impactera les générations futures
, a déclaré, par communiqué, Joumana El Zein Khoury. la directrice générale de la Fondation.
Deux photos finalistes


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