L’Hôpital Saint-Boniface lance un distributeur automatique pour la réduction des méfaits
L'Hôpital Saint-Boniface de Winnipeg est le premier établissement de soins aigus au Canada à installer un distributeur automatique pour sauver des vies. Our Healthbox permet aux personnes ayant besoin de produits de réduction des méfaits et de santé d'y accéder de manière discrète — et gratuite — 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le distributeur, dévoilé mercredi matin, propose de la naloxone et des trousses d'autodépistage du VIH, des fournitures pour une consommation sécuritaire comme des seringues propres, des produits de santé sexuelle, ainsi que des produits menstruels et d'hygiène, entre autres. La machine est actuellement installée temporairement au sous-sol, en face du Robin's Donuts, près de l'entrée sud de l'hôpital. Elle sera déplacée à la mi-septembre, une fois les travaux terminés, pour être installée à l'extérieur de la nouvelle entrée des urgences. Cela permet à la personne qui s'approche de la machine de se renseigner sur les fournitures et leur contenu, et d'acquérir les connaissances nécessaires pour les utiliser. Par exemple, s'il s'agit d'une trousse de naloxone, il vous informera sur les risques d'overdose et vous expliquera comment l'utiliser. La machine peut également être configurée pour diffuser des informations sur les problèmes de santé publique actuels dans la communauté, tels qu'un avertissement concernant les médicaments contaminés. Une trousse d'autotest du VIH et des trousses de naloxone sont visibles dans le distributeur automatique Our Healthbox de l'Hôpital Saint-Boniface. Photo : Radio-Canada / Trevor Brine Il existe des distributeurs automatiques similaires utilisant la technologie des empreintes digitales pour distribuer des fournitures de réduction des méfaits, mais celui de l'Hôpital Saint-Boniface est le deuxième à être mis en place dans le cadre de l'initiative Our Healthbox. La première Our Healthbox au Manitoba a été lancée par la clinique de santé communautaire NorWest Co-op de Winnipeg en mars 2024. Élaborés par le Dr Sean B. Rourke à l'Hôpital St Michael's (Unity Health Toronto), 12 de ces distributeurs sont actuellement en service au Canada. Les quatre premiers ont été installés en janvier 2023 au Nouveau-Brunswick. L'Hôpital Saint-Boniface devient ainsi le premier hôpital de soins de courte durée au Canada à adopter cette technologie destinés à sauver des vies. Selon Reach Nexus, un groupe de recherche national dirigé par le Dr Sean B. Rourke, ces distributeurs ont été utilisés plus de 118 000 fois par près de 10 000 personnes, ce qui a permis la distribution de plus de 48 000 fournitures, dont plus de 2100 trousses de naloxone. C'est un outil efficace. Il va aider la communauté ici. Il va rejoindre les gens et les aider à obtenir ce dont ils ont besoin pour prendre soin d'eux-mêmes et de leur santé. L'appareil, réservé aux personnes de 16 ans et plus, pose une série de questions à l'utilisateur et lui demande de saisir son année de naissance afin de créer un identifiant, afin de permettre une utilisation ultérieure. Le distributeur automatique Our Healthbox permet d'accéder à des produits de consommation de drogues et de santé sexuelle en toute discrétion et gratuitement, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Photo : Radio-Canada / Justin Fraser Les données recueillies par l'appareil permettront de suivre le nombre de nouveaux utilisateurs et d'utilisateurs réguliers, ainsi que d'identifier les fournitures les plus utilisées. Le financement de l'appareil de Saint-Boniface provient de BMO, de la Fondation canadienne de recherche sur le sida, de Reach Nexus et de sources privées. Certaines fournitures, comme les aiguilles et les trousses d'eau stérile pour injection, sont fournies par la santé publique.À mon avis, c'est extrêmement important. Ces dernières années, nous avons constaté que de plus en plus de personnes se présentaient à l'Hôpital Saint-Boniface avec des problèmes de consommation de drogues
, explique Katarina Lee-Ameduri, éthicienne clinicienne à l'Hôpital Saint-Boniface et directrice de l'éthique du réseau Compassion Network.
Un projet qui fleurit au Canada

Nous partons du principe que, lorsque les gens essaient de se connecter et de se souvenir de leur identifiant unique, leur année de naissance sera suffisamment précise. Il y a assurément de la bonne foi en jeu ici
, explique Katarina Lee-Ameduri.
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