Les Nord-Côtiers à la merci des traversiers
Annulations des traverses entre Matane et la Côte-Nord pendant trois jours, diminution de celles entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine et transport aérien déficient : les citoyens sont à court d'options pour se déplacer, déplorent des élus municipaux. En outre, les automobilistes qui prévoient se déplacer par la traverse Rivière-du-Loup–Saint-Siméon pourraient eux aussi devoir faire un détour, car d’autres problèmes techniques retardent le début de la saison du traversier. La Société des traversiers du Québec (STQ) indique que le Saaremaa, le navire qui prend la relève du F.-A.-Gauthier pendant qu'il est en cale sèche, sera normalement de retour en service mercredi, mais que les vents violents prévus pourraient de nouveau la forcer à revoir l’horaire. Les traversées ont été annulées de dimanche à mardi entre Matane, Baie-Comeau et Godbout en raison d'un problème mécanique sur le Saaremaa. Le F.-A.-Gauthier est beaucoup plus fiable que le Saaremaa lorsque les conditions de navigation sont plus agitées. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Des élus de la Côte-Nord critiquent vivement la diminution du service de traversier qui survient quelques jours seulement avant le long congé de Pâques, et qui contribue à isoler les Nord-Côtiers, selon eux. Sans détour, le président de l'Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Marcel Furlong, affirme que cette situation découle d'une succession de mauvaises décisions prises par Québec. « Ça prend un pont au plus sacrant. C'est un investissement majeur qui va se rentabiliser tout seul », affirme Marcel Furlong, à bout de patience. Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin Une fois de plus, il demande à Québec de révéler sans tarder les études concernant le projet de pont sur la rivière Saguenay qui remplacerait le traversier entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine. Le maire de Godbout, Guy Côté, renchérit que sans traversier, les Nord-Côtiers sont à court d'options pour entrer ou sortir de la région. Les députés nord-côtiers à l'Assemblée nationale n'ont pas répondu à nos demandes d'entrevue, et la STQ a refusé de répondre. Avec la collaboration de Catherine Paquette
La Société des traversiers du Québec et ses dirigeants font un travail de pas bons
, critique-t-il. Ils ont choisi une chaloupe pour prendre l'océan. Donc, ce bateau ne réussit jamais à traverser. C'est une très mauvaise décision de l’avoir acheté ou même de rénover ce bateau-là.

On a aussi des problèmes de transport aérien. Une personne formatrice qui venait de la rive sud l’a vécu cette semaine : elle a pris l’avion, a débarqué à Sept-Îles et a dû prendre le taxi jusqu’à Baie-Comeau. C’était une aventure incroyable, et c’est récurrent
, relate-t-il.
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