Les toxicomanes pourraient être soignés contre leur gré en Alberta
Le gouvernement de l’Alberta a déposé un projet de loi qui pourrait forcer les personnes souffrant d’une dépendance à recevoir des traitements contre leur gré. La Loi sur l'intervention compassionnelle ferait en sorte que quelqu'un ayant une dépendance pourrait être soigné contre sa volonté, à la demande de membres de sa famille, de son gardien légal, d’un policier ou d’un professionnel de la santé. C’est réservé aux cas les plus graves, lorsque tout le reste aura échoué. Il s'agit d'un processus à multiples étapes qui comprend le dépôt d’une demande, la détention d’un patient et l’examen de son état de santé avant d’être placé dans le programme. Dans le cadre des étapes, la province veut établir une commission composée d’un médecin, d’un avocat et d’un membre du public pour revoir les demandes d’intervention compassionnelles. La commission aura 72 heures pour déterminer si la loi s’applique à la personne désignée. Elle pourrait ensuite l'obliger à se faire soigner dans un centre de traitement jusqu’à trois mois. Pour qu’une personne souffrant d’une dépendance soit admissible à une telle intervention, elle doit être Le gouvernement affirme qu'il travaillera avec des communautés autochtones pour mettre en œuvre ce programme. Le chef de la Nation crie d'Enoch, Cody Thomas, s'en réjouit : En parallèle, le gouvernement dit investir 180 millions de dollars sur trois ans pour que soient construits deux centres de traitement à 150 places à Edmonton et Calgary. Les travaux commenceront en 2026. La loi ferait de l’Alberta la première province à permettre un tel traitement. La porte-parole néo-démocrate en matière de santé et de dépendances, Janet Eremenko, estime que le projet de loi soulève des questions légales et éthiques concernant la prise de décision d'une personne. La porte-parole néo-démocrate en matière de santé et de dépendances, Janet Eremenko. Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos Le directeur général de l’Association canadienne de santé publique, Ian Culbert affirme de son côté que le traitement involontaire Selon Eric Adams, professeur en droit à l’Université de l’Alberta, le gouvernement étend un régime Avec des informations d'Emmanuel Prince-Thauvettesusceptible de se nuire gravement ou de nuire à d'autres personnes dans un délai raisonnable en raison de leur consommation de substances ou de leur dépendance
, indiquent des documents de la province.Toute nouvelle approche doit inclure les voix des Premières Nations, [leurs] modes de connaissances et les soins dirigés par les Premières Nations.
Des craintes juridiques
Nous devrons attendre de voir ce que cela donnera devant les tribunaux.
Appelons les choses par leur nom. Il s'agit en fait d'un traitement forcé. L'Alberta dispose actuellement d'un traitement volontaire. Malheureusement, les délais d'attente pour un traitement volontaire sont de 90 jours.

ne réduit pas la consommation de substances ou le risque de surdose
.Toute juridiction qui souhaite investir dans le traitement involontaire est tout simplement dans la mauvaise direction. Si vous avez des ressources à investir, investissez dans des soins communautaires volontaires fondés sur des données probantes.
qui se limitait généralement à des cas de santé mentale assez extrêmes en s'élargissant à un contexte permettant de s'attaquer aux personnes qui vivent avec une dépendance
.Cela garantira presque certainement un passage devant les tribunaux
, prévoit-il.
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