Une Bas-Laurentienne lance un cri du cœur pour le retour du Programme RénoRégion
La suspension du programme RénoRégion qui aidait des citoyens à faible revenu à rester dans leur domicile continue de susciter de la colère. Une résidente de Price qui a bénéficié de ce programme pour réparer sa maison lance un cri du cœur pour le retour de ces fonds. Janine Corriveau habite depuis toujours dans la maison construite par son père à Price, au Bas-Saint-Laurent. Elle a failli devoir quitter sa demeure il y a quelques années. Comme elle, le bâtiment a pris de l'âge. Le toit s'est mis à couler et des fenêtres du sous-sol ont pourri. Elle ne pouvait plus les ouvrir. Devant cette situation, son assureur lui a annoncé qu'il ne pourrait plus l'assurer si des travaux n'étaient pas réalisés pour corriger la situation. Janine Corriveau explique que ces travaux étaient par contre trop coûteux pour ses moyens. Elle a finalement eu accès à une somme d'environ 12 000 dollars du Programme RénoRégion. Moi, ça m'a sauvé la vie. Parce que sinon, je ne serais pas chez nous. C'est pas vrai. J'aurais pas pu. RénoRégion permettait à des personnes à faible revenu de réaliser des travaux d'urgence sur leur résidence. Il a cependant été suspendu temporairement par Québec le 1er avril, faute de nouveau financement. Les personnes admissibles sont celles résidant en région, dont le revenu maximal, pour un couple ou une personne seule, ne dépasse pas 30 000 dollars par an. La valeur de la résidence ne doit pas dépasser 150 000 $. Le programme RénoRégion a permis à Janine Corriveau de faire réparer le revêtement de sa toiture. Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque Ce programme permettait d'accéder à des sommes équivalentes à 95 % des coûts des travaux jusqu'à concurrence de 25 000 $. RénoRégions disposait d'une enveloppe de 40 millions de dollars pour la période allant de 2023 à 2025. Le président de la Table des élu.es municipaux du Bas-Saint-Laurent, Bruno Paradis, estime que le programme était important pour la région. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger Le président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL), Bruno Paradis, ne décolère pas devant la suspension de RénoRégion. Un programme qui fonctionnait bien, selon lui. Dans la MRC de La Mitis, il permettait de soutenir plus d'une trentaine de ménages par an. On a des gens qui habitent dans des maisons. On n'a pas besoin de leur trouver un logement. Ils en ont un. On veut les garder longtemps dans leur maison. Bruno Paradis ajoute que ce programme permettait aussi à de nombreux aînés d'éviter d'avoir à quitter leur municipalité. Le président de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, Pierre Lynch, estime que RénoRégion était peu coûteux et permettait à des aînés à faible revenu de rester chez eux. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Il estime que le budget qui était nécessaire au fonctionnement de ce programme représente On mentionne beaucoup durant la période électorale que c'est important de soutenir les aînés, mais les bottines suivent rarement les babines. En réponse aux critiques reçues lors de la suspension de RénoRégion, la ministre responsable de l'Habitation, France-Élaine Duranceau, a martelé que des logements modulaires abordables seront construits en région. La ministre responsable de l'Habitation France-Élaine Duranceau dit travailler sur une solution pour régler la situation. Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel Cette réponse ne plaît pas à Janine Corriveau. La ministre s'est depuis montrée ouverte à une révision de la décision. Dans une réponse transmise par écrit dimanche, son cabinet affirme être La ministre travaille présentement sur une solution pour régler cette situation rapidement. Dans le communiqué de presse publié par le cabinet en 2023 annonçant la reconduction du programme pour la période allant de 2023 à 2025, la ministre affirmait que Je suis chez nous. Je ne peux pas demander mieux. Ça me ferait vraiment de la peine de partir
, indique-t-elle d'emblée.Je ne savais plus quoi faire avant là parce que je n'étais vraiment pas capable de l'emprunter
, se remémore-t-elle.

Il me semble que c'est un programme qui atteignait l'ensemble de ses objectifs à moindres coûts. Alors, on ne comprend pas. On trouve ça inacceptable, inadmissible en fait, incompréhensible, ce qui s'est passé
, s'indigne-t-il.Ce sont des gens qui s'impliquent à gauche et à droite. On en a besoin dans nos collectivités. [...] On ne veut pas les perdre. Eux, veulent rester dans leurs maisons, puis nous aussi
, soutient le président de la TREMBSL.Permettre aux gens de demeurer à la maison, bien c'est la meilleure façon, la façon la plus économique [de prendre soin des] personnes les plus vulnérables de notre société
, ajoute le président de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), Pierre Lynch.
une goutte d'eau dans l'océan
du budget total du gouvernement du Québec.
Juste le fait d'être chez nous là, c'est quelque chose. Disons que les réparations ont coûté moins cher que la partie du bloc qu'ils construiraient pour moi
, estime-t-elle.sensible aux effets de la fin du programme et [être] conscient des besoins des régions dévitalisés.
ce programme permet à des citoyens de continuer de vivre dans un milieu auquel ils sont attachés. Il contribue également à assurer un toit sécuritaire à de nombreux ménages dont la situation financière est précaire. Dans le contexte actuel, ce programme s'avère une bonne option à considérer.
Advertising by Adpathway









