La police de Winnipeg ne croit pas qu’un tueur en série a fait d’autres victimes
Le Service de police de Winnipeg ne croit pas qu’il y a d’autres victimes du tueur en série qui a assassiné quatre femmes autochtones en 2022. Les enquêteurs en arrivent à cette conclusion après avoir repassé des milliers d’heures d’images de caméra de surveillance, interviewé de multiples contacts et enquêté sur les mouvements du meurtrier tout au long de sa vie. Jeremy Skibicki a été reconnu coupable, en juillet, des meurtres de Morgan Harris, Marcedes Myran, Rebecca Contois et Ashlee Shingoose, dont l'identité était alors inconnue. Le meurtrier en série s’attaquait à des femmes autochtones et vulnérables qu’il repérait autour d’un refuge pour sans-abri, et jetait leurs corps démembrés dans des poubelles après les avoir tuées. Les restes de Morgan Harris, de Marcedes Myran et de Rebecca Contois ont été retrouvés. La 4e victime, Ashlee Shingoose, a été identifiée par la police la semaine dernière, et des fouilles pour retrouver ses restes doivent encore être menées. (Photo d'archives) Photo : Images fournies par Cambria Harris, Donna Bartlett et Darryl Contois L’enquête a été déclenchée quand la police a suspecté Jeremy Skibicki, après avoir trouvé les restes de Rebecca Contois dans une benne à ordures. Le suspect a avoué le meurtre de trois autres femmes lors d’un interrogatoire de 20 heures mené par la police en mai 2022. Au moment de son procès, les corps de Morgan Harris et Marcedes Myran n'avaient pas été retrouvés et l’identité de la quatrième victime n’était pas connue. La semaine dernière, la police de Winnipeg a annoncé avoir identifié cette victime comme étant Ashlee Shingoose et le gouvernement du Manitoba a indiqué que la décharge municipale du chemin Brady allait être fouillée pour tenter de retrouver ses restes. Ashlee Shingoose était la mère de trois enfants. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik Les restes de Morgan Harris et de Marcedes Myran ont été retrouvés dans la décharge de Prairie Green après des fouilles menées récemment. L’enquête sur les meurtres commis par Jeremy Skibicki est l’une des plus complexes qu’a eue à mener la police de Winnipeg, selon le directeur adjoint, Cam Mackid. Une unité de recherche a examiné Mercredi, en conférence de presse, Cam Mackid a déclaré qu’il pouvait Je ne pourrais jamais me tenir devant vous et vous garantir qu’il n’y a pas eu d’autres victimes, mais je peux vous dire que nous avons gratté partout où c’était possible de le faire et que nous n’avons pas trouvé d’autres victimes. La police indique que c’est une entrevue menée en décembre avec Jeremy Skibicki, ainsi que des échantillons d’ADN, qui ont permis d’identifier la quatrième victime comme étant Ashley Shingoose, une mère de trois enfants originaires de la Première Nation de St. Theresa Point, dans le nord-est de la province. La police détenait déjà un manteau qui aurait été porté par Ashlee Shingoose, mais les tests d’ADN réalisés à partir de ce manteau n’avaient pas mené à une identification. La police a procédé en mars à un test d’ADN sur des pantalons qui n’avaient pas été testés jusqu’ici, et qui figurent parmi les 5000 objets saisis dans l’appartement du meurtrier. Ce test a permis aux policiers de confirmer l’identité de la victime, que Jeremy Skibicki avait de son côté reconnue sur des photos qui lui ont été montrées en décembre. Cam Mackid a précisé que les policiers n’avaient pas exploré la possibilité que le tueur ait fait des victimes en dehors de la province, parce qu’il n’a jamais eu de permis de conduire ou de véhicule immatriculé à son nom, et que rien ne démontre qu’il a voyagé à l’extérieur de la province ou du pays. Les enquêteurs l’ont aussi trouvé L’expert en matière de crimes en série Enzo Yaksic estime que la police de Winnipeg a fait du bon travail dans son enquête sur Jeremy Skibicki. Les enquêtes sur les meurtriers en série peuvent être extrêmement difficiles pour les forces policières, dit-il. Enzo Yaksic est le directeur du groupe Atypical Homicide Research Group, un réseau de chercheurs et de professionnels des forces de l’ordre et de la santé mentale qui entretient une base de données sur les meurtriers en série. Selon lui, les tueurs en série ont de nos jours tendance à être plus ouverts, entre autres parce qu’ils veulent s’attribuer la responsabilité de leurs actes. Mais ils ne sont pas tous motivés par la recherche de la gloire, dit-il. Dans certains cas, c’est un sentiment de culpabilité qui les mène à confesser leurs crimes. Enzo Yaksic estime que Jeremy Skibicki représente bien ce qu’est un tueur en série moderne parce qu’il a des antécédents de violence envers les femmes et que la haine motivait ses meurtres. Quand on se penche sur la vie de ces hommes, dit-il, C’est un symbole de son point de vue, selon lequel ses victimes ont moins de valeur pour lui et pour la société. Ce qui est aussi une caractéristique des tueurs en série. Avec les informations de Ozten Shebahkeget

chacune des connexions
que le meurtrier a eues depuis son enfance jusqu’à son arrestation, dit-il. Les crimes non résolus et les cas de disparition ayant eu lieu près de son appartement ont aussi été explorés, et plus de 7000 heures d’images de caméra ont été analysées.sembler surprenant que quelqu’un qui a atteint ce niveau de violence en une courte période n’a pas fait d’autres victimes
.C’est une personne locale qui avait tendance à rester locale
, dit-il.direct et franc
quand il a confessé ses crimes en mai 2022, ajoute Cam Mackid. Nous n’avons pas eu l’impression qu’il nous cachait quelque chose.
Des traits caractéristiques d'un tueur en série
on trouve des partenaires abusifs et de la violence domestique. La violence contre les autres est leur mode de communication avec le monde, c’est ainsi qu’ils gèrent leur profond sentiment d’infériorité
.Le fait de s’en prendre à des personnes vulnérables dont la disparition est moins susceptible d'être signalée, ou de disposer des corps dans des poubelles sont aussi des traits communs aux tueurs en série
, dit-il. Je pourrais dire que chaque tueur est unique, conclut-il, mais le véritable fil conducteur qui les unit, c’est ce sentiment de supériorité.
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