Inondations à Sainte-Marthe-sur-le-Lac : les sinistrés passent à la seconde étape
De nombreux sinistrés estiment que les six dernières années ont été un long chemin de croix. Une grande question demeure : seront-ils un jour indemnisés? Une première assemblée d’information relative au recours collectif déposé en Cour supérieure en mai 2019 a réuni, samedi, des dizaines de Marthelacquois. L’action collective est menée par un résident, Richard Lauzon, dont les deux demeures avaient été inondées par la montée des eaux. Il allègue que la rupture de la digue survenue le 27 avril 2019 a résulté de la La requête vise donc la Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac ainsi que le gouvernement du Québec. En février, la Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac a versé 32 millions de dollars en dédommagement à une centaine de citoyens, d’entreprises et de compagnies d’assurances qui ont subi les contrecoups des inondations. Avec ce paiement, la Ville a uniquement mis fin aux recours individuels. Une réunion pour préparer un règlement du recours collectif a eu lieu samedi à l’église de Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Les résidents ont pu poser leurs questions aux divers avocats et experts en immobilier qui étaient sur place. Photo : Radio-Canada Pour ce faire, les sinistrés doivent remplir un formulaire et peuvent s'attendre à être contactés par un avocat, qui dressera un bilan des divers préjudices subis, qu'ils soient matériels ou médicaux. Selon Me Robert Astell, un avocat spécialisé en recours collectifs, ces informations permettront d' Les citoyens rencontrés samedi matin participent à de telles assemblées depuis maintenant plusieurs années. J'espère que le monde va être indemnisé à juste titre. Ça a été très difficile, psychologiquement, moralement et financièrement. Il y a des gens qui se sont réellement endettés, puis pour une cause qui n'était pas naturelle. Le 27 avril 2019, les rues de Sainte-Marthe-sur-le-Lac ont été rapidement submergées d'eau. Des milliers de personnes ont dû quitter leur domicile in extremis. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Cet avocat espère être en mesure de recueillir le maximum d’indemnités grâce à une entente à l’amiable, bien qu'il s'attende à devoir déposer la requête en cour. Cette avenue occasionnerait néanmoins quelques années de délais supplémentaires, Avec les informations de Gabrielle Proulxnégligence
de la Municipalité.Fin des recours individuels
[On souhaite désormais] obtenir le maximum pour couvrir les préjudices qui n'ont pas encore été déterminés par l'autre action
, explique Me Gérard Samet, avocat et porte-parole des membres du recours collectif.
avoir une idée de l'enveloppe totale qui doit [être obtenue auprès des] parties adverses
, soit le gouvernement du Québec et la Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.L’autorisation du recours collectif a été longue à obtenir et il aura fallu aller jusqu'en Cour d’appel avant que celui-ci ne soit autorisé
, indique par courriel Me Gérard Samet.
Des souvenirs encore très douloureux
Il y a six ans, on est venus à une première rencontre, ici même
, déplore Marie-Claude St-Germain.Les gens sont très émotifs [...] parce que ce sont les investissements d'une vie. [...] C'est toute l'âme qui est mise dans une maison, une construction, avec les enfants qui grandissent
, raconte une autre citoyenne.
J'ai senti que les gens étaient un peu exaspérés
, a pour sa part soufflé M. Astell.compte tenu de l'occupation des tribunaux, notamment en Cour supérieure
, précise-t-il.
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