Qu’en est-il de la réfection du rail gaspésien?
La réhabilitation du rail compris entre Port-Daniel–Gascons et Gaspé ne ferait plus partie du Programme québécois des infrastructures (PQI) du gouvernement du Québec, une situation qui inquiète vivement la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG). Le président de la SCFG, Éric Dubé, mentionne avoir appris la nouvelle mardi soir. Selon lui, tous les signaux étaient pourtant au vert quant à la poursuite du projet dans les jours précédant le dépôt du budget Girard 2025-2026. M. Dubé ne s’est pas formalisé du fait que le deuxième tronçon du rail ne figure plus dans le PQI, puisqu’il devrait être officiellement mis en service d’ici la fin juin. Or, l’absence dans le document de la troisième portion de l’infrastructure, qui bénéficiait de quelque 527 millions de dollars d’investissements provinciaux, génère d’importantes préoccupations. Est-ce que ça met en péril la réfection complète du reste du tronçon? On n’a pas les réponses. M. Dubé craint que le projet soit retardé alors que certaines réfections ont pourtant déjà débuté sur cette partie du rail gaspésien. Éric Dubé est maire de New Richmond, préfet de la MRC de Bonaventure et président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes Deux contrats totalisant plus de 110 millions ont été accordés l’an dernier. Or, plusieurs autres contrats majeurs devaient encore être octroyés afin que le train puisse entrer en gare à Gaspé en 2027. Il s’agit du nouvel échéancier mis de l’avant par Québec depuis janvier dernier. En janvier, Québec avait annulé deux appels d’offres pour des travaux à venir sur le troisième tronçon du rail. Le ministère avait alors expliqué ce choix par un écart considérable entre le budget planifié et le coût réel des travaux. Le premier ministre François Legault était lui-même venu annoncer, en novembre 2023, le lancement d'un appel d'offres en vue de parachever les travaux sur le dernier tronçon du chemin de fer gaspésien. On le voit ici entouré des députés caquistes Catherine Blouin et Stéphane Sainte-Croix ainsi que du président de la SCFG, Éric Dubé. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes Sans le lancement de ces appels d’offres, Éric Dubé doute désormais du respect de l’échéancier de Québec. Est-ce que le ministère pourrait dire que le [jeu] n’en vaut plus la chandelle? Éric Dubé croit que les dépassements de coûts du projet pourraient être à l’origine du retrait du rail gaspésien du PQI. Sans disposer du montant exact, il estime les frais excédentaires à Ce dernier indique que la SCFG s’est déjà tournée vers le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). L’organisation était toujours en attente de réponses jeudi matin. Au moment de publier ces lignes, le MTMD n’avait pas donné suite à la demande d’entrevue acheminée par Radio-Canada. Avec les informations de Stéphanie Rousseau
Je comprends que ces contrats sont retournés en planification
, résume M. Dubé, qui espérait qu’ils soient plutôt accordés dans les prochains mois.
Je ne vois pas comment ça pourrait arriver
, déplore le président de la SCFG. Ce dernier se demande même si les investissements promis jusqu’ici par le gouvernement Legault sont encore d’actualité. C’est inquiétant
, admet sans détour l'élu municipal.quelques centaines de millions
.
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