Le portrait électoral se précise en Abitibi-Témiscamingue
Le portrait se précise lentement dans les deux circonscriptions de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, quatre jours après le déclenchement de la campagne électorale fédérale. Jusqu'à maintenant, six personnes ont confirmé leur candidature. D’autres candidatures sont attendues dans les prochains jours. L’élection fédérale revêt un caractère particulièrement important pour la région, alors que son économie est étroitement liée aux industries minière, forestière et agricole. Toutes trois sont menacées à divers degrés par la guerre commerciale qui se met en place entre les États-Unis et le Canada. En poste depuis 2019, le député bloquiste Sébastien Lemire sollicite un troisième mandat auprès des quelque 82 500 électrices et électeurs de la circonscription d’Abitibi-Témiscamingue. Il a été le premier candidat des quatre grands partis fédéraux à confirmer sa candidature. Il a remporté la dernière élection avec plus de 50 % des votes en 2021. Lundi, Steve Tardif d'Amos a confirmé qu'il était le candidat du Parti conservateur. Planificateur de maintenance et conseiller en santé et sécurité chez Matériaux Blanchet, il a été candidat à la dernière élection partielle pour un siège de conseiller à la Ville d'Amos. Jonathan Andresen a été élu par acclamation candidat libéral dans la circonscription d’Abitibi-Témiscamingue pour les élections fédérales. Photo : Radio-Canada / Gracieuseté, Jonathan Andresen Mercredi, le Parti libéral a confirmé l'investiture sans opposition de Jonathan Andresen, qui réside à La Pêche, en Outaouais. Il occupait jusqu'à tout récemment un poste de vice-président du marketing dans le secteur des télécommunications pour une entreprise qui œuvre à l'international. Seul le Nouveau Parti démocratique (NPD) n’a toujours pas annoncé son candidat Il y a quatre ans, le libéral William Legault Lacasse avait récolté 24 % des suffrages exprimés, le conservateur Luis Henry Gonzalez, 12 %, et la néo-démocrate Bethany Stewart, 6 %. Le Parti populaire du Canada de Maxime Bernier, qui avait obtenu 3 % des voix, annonce sur son site Internet que Derek Boyer est son candidat dans Abitibi-Témiscamingue. La circonscription d’Abitibi-Témiscamingue n’a pas été représentée au gouvernement depuis le libéral Gilbert Barrette, en 2004. Cette circonscription électorale regroupe les secteurs d’Amos, d’Abitibi-Ouest, de Rouyn-Noranda et du Témiscamingue. On y trouve aussi cinq communautés de la Nation anishinabeg. Dans la circonscription voisine d’Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou, la députée bloquiste Sylvie Bérubé est en lice pour un troisième mandat. Elle a récolté 38 % des suffrages exprimés à la dernière élection. Le conservateur Steve Corriveau, qui avait obtenu 16 % des votes en 2021, est le seul autre candidat annoncé à ce jour. Steve Corriveau, candidat du Parti conservateur dans Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard Il y a quatre ans, la candidate libérale Lise Kistabish avait obtenu 26 % des voix et la néo-démocrate Pauline Lamboy, 12 %. On ignore à ce stade-ci qui représentera ces deux partis aux élections qui auront lieu le 28 avril. Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou est la plus grande circonscription du Québec en superficie. Elle regroupe les territoires de la Vallée-de-l'Or et de la région administrative du Nord-du-Québec. Selon Élections Canada, on y trouve plus de 65 500 électrices et électeurs, dont plusieurs membres des Nations crie et anishinabeg ainsi que les Inuit du Nunavik. Tout comme sa voisine, la circonscription d’Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou n’a pas été représentée au gouvernement depuis le libéral Guy St-Julien, en 2004. Les électeurs sont conviés aux urnes le 28 avril, après une courte campagne d'à peine 36 jours.En quête d’un troisième mandat

Bloquiste et conservateur confirmés

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