Début du procès de l’homme accusé d’avoir abattu un policier à Bourget
Le procès pour meurtre d'Alain Bellefeuille s'est ouvert mercredi sur des récits opposés de ce qui s’est passé la nuit où le sergent Eric Mueller a été tué par balle alors qu’il répondait à un appel pour trouble domestique dans le village de Bourget. Pour cette première journée tenue au palais de justice de L’Orignal, les membres du jury ont appris que la Police provinciale de l'Ontario (PPO) est arrivée le 11 mai 2023 à une maison rurale de Prescott et Russell où M. Bellefeuille vivait seul. Les policiers avaient été appelés par un voisin inquiet qui signalait avoir entendu de la musique forte et - peut-être - un coup de feu. Les procureurs de la Couronne ont ensuite fait valoir que M. Bellefeuille aurait attendu en silence que les agents procèdent à une vérification de son état de santé, en faisant le tour de la propriété et en criant son nom pour tenter d'obtenir une réponse de sa part. Alain Bellefeuille fait face à un chef d'accusation de meurtre au premier degré et deux de tentative de meurtre. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean Delisle Lorsque les agents sont entrés chez lui, Alain Bellefeuille aurait ouvert le feu. Au cours des quelques minutes qui ont suivi, il aurait tiré 19 balles d'un fusil semi-automatique, selon la Couronne. Au cours des prochaines semaines dans ce procès, il ne sera pas contesté que M. Bellefeuille a tiré les coups de feu qui ont tué Eric Mueller et blessé deux autres de ses collègues. L'une des principales questions que le jury devra se poser sera plutôt de savoir ce que M. Bellefeuille, aujourd'hui âgé de 41 ans, pensait et avait l'intention de faire à ce moment-là. Le sergent Mueller avait 42 ans au moment de sa mort. Il travaillait depuis 21 ans au sein de la PPO. Le drame avait ébranlé la communauté. Le sergent Eric Mueller a travaillé une vingtaine d'années pour la Police provinciale de l'Ontario. (Photo d'archives) Photo : Police provinciale de l'Ontario Quant aux avocats de M. Bellefeuille, ils affirment que leur client témoignera au cours du procès et qu'il dira à la cour qu'il a été réveillé par ses chiens, qu'il a saisi une arme à feu légale et qu'il a tiré sur ce qu'il croyait être des intrus. Les images de la police - y compris les moments avant, pendant et après les tirs - devraient être présentées comme preuves. Des planches de photos de la propriété où les faits se sont produits seront également présentées au tribunal. L’accusé ne sera pas le seul témoin à comparaître. Le jury doit également entendre le voisin qui a appelé le 911 et les agents qui se trouvaient sur les lieux cette nuit-là, dont un qui a été blessé par balle, mais qui a survécu. Alain Bellefeuille (au centre) lors de son arrivée au palais de justice de L’Orignal pour le début de son procès. Photo : Radio-Canada / Charlotte Tremblay Le policier Marc Lauzon a déclaré à la barre des témoins mercredi qu'il n'avait pas pu reprendre son travail depuis qu'il avait été blessé lors de la fusillade. Au cours de son témoignage livré en français et qui devrait se poursuivre jeudi, l’homme de 45 ans a commencé à décrire les événements de cette nuit-là. M. Lauzon a dit à la cour qu'il avait parlé au voisin qui avait appelé le 911 avant de se rendre sur la propriété de M. Bellefeuille avec ses gyrophares allumés. En détention depuis deux ans, Alain Bellefeuille est apparu dans le box des accusés vêtu d'un veston noir. Des policiers occupaient quelques rangées de bancs dans la tribune du public. Le Service de police d'Ottawa (SPO) a mené l'enquête dans cette affaire, car c’est un agent de la PPO qui a été abattu cette nuit-là. Un juge d'Ottawa a également été désigné pour superviser le procès dans le palais de justice de L'Orignal avec une sécurité renforcée à l'entrée et à la sortie. Présent au procès, le porte-parole de la PPO, Bill Dickson, a indiqué à Radio-Canada qu'il s'agit d'une période difficile pour tous les membres du corps policier, Avec les informations de Charlotte Tremblay

Témoignage attendu

La police d'Ottawa a mené l'enquête
Une période difficile
leurs familles, les familles des officiers qui ont été touchés, et pour l'ensemble des forces de l'ordre.
C’est un événement majeur que nous traversons en ce moment. C'est un défi depuis le début pour nos membres et pour tout le monde dans les communautés touchées par cette affaire. Nous attendons maintenant de voir comment les choses se déroulent devant les tribunaux
, a-t-il déclaré.
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