Les tarifs de Donald Trump font leur entrée dans la campagne fédérale
« La plus grande crise de notre vie », « une attaque contre nos travailleurs », un acte « injustifié et injustifiable ». Les chefs des principaux partis fédéraux en campagne électorale ont manqué de superlatifs pour conspuer la décision de Donald Trump d'imposer des tarifs de 25 % sur l'industrie automobile canadienne. La situation a forcé le chef libéral Mark Carney à modifier ses plans de campagne. C'est à Ottawa, et non au Québec, qu'il passera finalement sa journée de jeudi. Une réunion d'urgence du cabinet sur les relations canado-américaines est prévue. Lors d'un rassemblement partisan mercredi soir, M. Carney a eu des mots durs pour les Américains – nos Mais sa foudre était surtout dirigée vers le président Trump, qui a dynamité une [Donald Trump] veut nous briser, et ensuite il veut nous posséder. Ça n'arrivera jamais. Mark Carney et Donald Trump ne se sont pas encore parlé depuis qu’il a été nommé premier ministre. En marge d'un rassemblement politique où il a présenté sa « plateforme Québec », Pierre Poilievre s'est adressé aux médias pour Le chef conservateur Pierre Poilievre lors d'un événement de campagne à Québec. Photo : Reuters / Mathieu Belanger Le chef conservateur a demandé au gouvernement fédéral d'imposer rapidement des contre-tarifs à l'économie américaine. Ce n'est pas le temps de la faiblesse. C'est le temps pour la force. Il faut être unis à travers le Canada pour défendre notre monde. Il a appelé à la construction d'une Le chef néodémocrate Jagmeet Singh était à Hamilton mercredi. Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette Il a également demandé au gouvernement actuel Trump est un pyromane. Il met le feu à son économie et à la nôtre. M. Singh a dit avoir Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a voulu de son côté nuancer l'imminence de cette menace. Yves François Blanchet (doite), chef du Bloc québécois, en compagnie de Patrick Bonin, candidat dans la circonscription de Repentigny. Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache Il a néanmoins critiqué Mark Carney pour ne pas avoir pris contact jusqu'ici avec le président américain. La nouvelle, ce n'est pas que M. Carney veuille parler à Donald Trump, c'est qu'il ne lui ait pas parlé avant. Pour le meilleur et pour le pire, il est premier ministre du Canada depuis un moment. La question d'un plan d'aide à l'industrie automobile donne l'idée voisins
et non plus nos amis
– à qui il a promis de servir une dose d'humilité dans les prochaines années
.collaboration qui dure depuis des décennies et des décennies, bien avant ma naissance
, a dit le chef libéral.Ça va faire mal, a prédit M. Carney. On n’a pas demandé cette bataille. Au Canada, on est toujours prêts quand quelqu'un laisse tomber les gants. Comme au hockey, nous allons gagner.
Il serait opportun que M. Trump et moi nous parlions
, a-t-il néanmoins reconnu plus tôt devant les journalistes. Poilievre veut construire une « forteresse économique »
condamner sans réserve
l'imposition de tarifs injustifiés et injustifiables
.
On doit cibler des produits dont on n'a pas besoin, qu'on peut produire par nous-mêmes ou qu'on peut acheter outre-mer
, a-t-il dit.forteresse économique qui ne dépend d'aucun autre pays
. Il a demandé l'abolition des restrictions sur la construction de pipelines, de mines et de ports, entre autres.Une attaque frontale
, dit SinghOn a des centaines, des milliers de travailleurs qui vont se demander si leur usine va fermer et comment ils vont payer leurs factures s'ils perdent leur emploi
, a dit Jagmeet Singh en réaction à l'annonce des tarifs américains.Nous devons nous battre comme des diables
, a dit le chef néo-démocrate, qui a appelé le gouvernement fédéral à imposer des contre-tarifs. 
d'être là pour les travailleurs afin de s'assurer que personne ne perde sa maison
.demandé à Mark Carney
de mettre en œuvre des mesures de protection pour ces travailleurs avant l'arrivée des tarifs. On aurait dû avoir ces protections avant de déclencher des élections
, a-t-il dit.Blanchet nuance la menace
Dans l'univers de Donald Trump, une semaine, c'est quatre éternités
, a-t-il dit en sortant de son autobus de campagne à Repentigny.Il peut changer d'idée, subir des pressions, avoir des gens intelligents autour de lui qui vont lui dire : "Vous ne pouvez pas aller de l'avant avec ça"
, a-t-il affirmé.
que c'est l'Ontario d'abord
, a dit M. Blanchet.La vision que le Canada a de son économie, c'est l'auto, l'acier pour l'auto, les banques pour l'auto, le pétrole pour l'auto...
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