En fin de vie, le pont du centre-ville de Tracadie réduit à une voie
À Tracadie, la communauté est plutôt résignée devant la fermeture d’une voie du pont du centre-ville, pour la prochaine année. Plusieurs reconnaissent que les travaux sont nécessaires, mais l’impact économique pour les commerces pourrait être considérable. Une seule voie est maintenant ouverte en alternance sur le pont Snowball, jusqu'à sa fermeture complète lors des travaux, prévus en 2026. Denis Losier, maire de la Municipalité régionale de Tracadie. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Réal Fradette Le maire ajoute qu’au cours des deux dernières années, une restriction de poids d’un maximum de 30 tonnes était en vigueur sur le pont. Il affirme que des poids lourds ont tout de même emprunté le pont, ce qui aurait pu contribuer à sa détérioration plus rapide. La restriction actuelle est de 15 tonnes, donc seulement pour des automobiles et des petits camions légers. Selon le maire, la conceptualisation des travaux pour un nouveau pont est presque terminée. Ils pourraient débuter à l’été 2026 et s’échelonner sur une période d'environ deux ans, pour un coût estimé à 6,2 millions de dollars. À ce moment, le pont sera complètement fermé, explique-t-il. Les automobilistes pourront emprunter la voie de contournement sur l'autoroute 11 et prendre la sortie de Rivière-à-la-Truite pour se rendre au centre-ville, par exemple. Quand le pont sera réparé, on sera bon pour un 50-60 ans sans avoir de problème. Le trésorier de la Chambre de commerce du Grand Tracadie-Sheila, Félicien Arseneau, s’attend à un impact économique considérable, plus grand que celui vécu lors des récentes réparations sur la rue Principale. Il explique que ce n’est pas tout le monde qui voudra faire le détour pour se rendre d’un côté comme de l’autre du pont. Félicien Arseneau, trésorier de la Chambre de commerce du Grand Tracadie-Sheila. Photo : Radio-Canada Le centre de villégiature Deux Rivières se situe après le centre-ville de Tracadie, de l’autre côté du pont. Le directeur général, Martin Albert, s’attend à un impact majeur, mais est résilient. Martin Albert, directeur général du centre de villégiature Deux Rivières de Tracadie. Photo : Radio-Canada / Réal Fradette Il explique qu’il devra élaborer des cartes pour expliquer aux touristes qui résident dans ses chambres et ses chalets comment se rendre au centre-ville pour souper, par exemple. Il espère qu’une voix destinée aux cyclistes et aux piétons sera prévue dans les plans des travaux, ce qui serait très intéressant pour son entreprise et pour la Véloroute, qui loue des vélos juste à côté de ce pont. Selon le maire, le pont s'est détérioré plus rapidement que prévu. Photo : Radio-Canada / Réal Fradette L’accessibilité du pont aux piétons semble aussi faire partie des préoccupations des citoyens rencontrés au hasard dans la communauté mardi. Radio-Canada Acadie a demandé plus de détails au ministère des Transports et de l’Infrastructure sur l’évolution du dossier et la durée des travaux, mais n’a pas encore reçu de réponse. Avec les informations de Réal FradetteLe pont est vraiment en fin de vie
, lance le maire de Tracadie, Denis Losier qui estime qu’entre 15 000 à 20 000 véhicules y circulent tous les jours.
La réalité et la raison de ça c’est qu’il y a des morceaux qui sont plus abîmés que prévu.
Un pont complètement fermé pendant les travaux
Va falloir prendre notre mal en patience.
Si on veut des réparations, faut accepter qu’il va y avoir des désagréments et les désagréments avec le pont, on va probablement les vivre dans les prochains mois et dans les deux prochaines années.
Un impact économique

L’impact sur les entreprises va être pire que si on arrange juste la rue Principale, parce qu’on va être deux ans à subir ce trafic-là
, croit M. Arseneau.
On s’entend que les travaux sont devenus nécessaires, avec l’état du pont qui est vraiment en piteux état
, concède-t-il.C’est 10-15 min à chaque fois de plus que prévu, c'est sûr que ça va être un impact majeur, mais faut faire avec
, soutient Martin Albert.
C’est sûr que s’il y a encore une traverse pour piétons c’est correct. On a du monde qui vit l’autre bord, il viennent travailler, ils marchent
, dit Lina Kenney.Faut que ça soit arrangé, on n’a pas le choix d’attendre qu’ils l’arrangent
, croit Armand Brideau.
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