Rio Tinto encore sanctionnée pour des déversements de polluants
Le ministère de l’Environnement inflige trois nouvelles amendes totalisant 25 000 $ à Rio Tinto pour deux déversements ayant contaminé la rivière Saguenay ainsi qu’un rejet de matière dangereuse survenu au complexe industriel de Jonquière. Radio-Canada a notamment obtenu des informations sur ces incidents auprès de l'entreprise, du MELCCFP, du Registre des sanctions administratives pécuniaires et d'une source au courant du dossier. Québec sanctionne notamment la compagnie parce qu’elle a tardé à signaler une urgence environnementale au port de Rio Tinto à La Baie, alors que la loi l’oblige à le faire sur-le-champ. En décembre dernier, le géant minier a attendu deux jours avant d’aviser le ministère d’un déversement de coke de pétrole brut dans le Saguenay. L’entreprise a reçu un avis d’infraction pour le rejet de ce polluant Rio Tinto écope aussi d’une amende de 5000 $ puisque Rio Tinto a aussi été mise à l'amende pour avoir rejeté une quantité indéterminée d’eaux contaminées d’huile dans le Saguenay. Photo : Radio-Canada / Claude Bellemare Selon Rio Tinto, 8 kg (18 livres) de coke vert se sont retrouvés par accident dans la rivière. Cet hydrocarbure est un ingrédient utilisé dans la fabrication des anodes servant à la production d’aluminium. Le ministère ne peut toutefois pas confirmer l’ampleur de l’incident, puisqu’une fois avisé, il était trop tard pour intervenir. La porte-parole de la compagnie, Malika Cherry, indique par courriel que La protection de l’environnement est une priorité pour Rio Tinto, qui prend cette situation au sérieux. Ce n’est pourtant pas la première fois que la compagnie omet de signaler immédiatement des problèmes de pollution comme le prescrit la loi. Elle avait dû payer 5000 $ en février 2024 pour un déversement d’acide sulfurique fumant (oléum) à sa raffinerie d’alumine. Selon le rapport d’inspection, la multinationale a contacté les autorités 25 heures après l’incident. Il y a un an, l’émission Enquête a aussi exposé que malgré l’image verte projetée par la compagnie, Rio Tinto se hisse au sommet des délinquants environnementaux de la province en plus d’être inscrite au registre fédéral des contrevenants environnementaux. En plus du déversement de coke de pétrole, le ministère de l’Environnement vient aussi d’imposer une amende de 10 000 $ à Rio Tinto pour avoir rejeté une quantité indéterminée d’eaux contaminées d’huile dans le Saguenay. L’automne dernier, un échantillon d’eaux usées provenant du complexe Jonquière avait révélé une concentration illégale d’hydrocarbures pétroliers, soit 3,4 milligrammes par litre (mg/l) alors que la norme est de 2 mg/l. Après analyse, le gouvernement conclut que la compagnie a manqué à ses obligations environnementales et n’a pas respecté son autorisation ministérielle. Le ministère de l’Environnement du Canada enquête aussi sur cet incident qui a pu contaminer les eaux fédérales en vertu de la Loi sur les pêches et de la prévention de la pollution. Le troisième blâme récemment infligé à la multinationale est lui aussi assorti d’une sanction administrative de 10 000 $ pour avoir enfreint le Règlement sur les matières dangereuses à ses installations de Jonquière. L’infraction a été commise en novembre dernier alors que Rio Tinto a permis le rejet de gaz naturel dans l’environnement. Rio Tinto a été sanctionné pour avoir enfreint le Règlement sur les matières dangereuses à ses installations de Jonquière. Photo : Radio-Canada / Claude Bellemare Il y a deux semaines, le géant minier a aussi accidentellement déversé de la bauxite pendant des opérations de déchargement d'un bateau à ses installations portuaires de La Baie. La compagnie avait alors déclaré que seulement 2 kilos (4 livres) de minerai rouge s'étaient retrouvés dans le Saguenay. Des images aériennes ont toutefois révélé une étendue beaucoup plus vaste le jour même où un inspecteur du ministère de l’Environnement s'est rendu sur place. Un déversement de bauxite est survenu aux installations portuaires de Rio Tinto à Saguenay. Photo : Radio-Canada Questionnée sur la quantité réelle qui s’est échappée dans la rivière, Rio Tinto parle maintenant d’environ 5 kilos (11 livres) de bauxite. Le dossier a été transféré au service d’inspection de la Direction régionale du contrôle environnemental du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui déterminera si la compagnie a enfreint la loi.susceptible de causer du dommage ou de porter autrement préjudice à la qualité de l’environnement
, écrit le ministère.quiconque est responsable d’un rejet accidentel, dans l’environnement, d’un contaminant ou d’une matière dangereuse doit, sans délai, en aviser le ministre.

Après vérifications, aucune récupération n’a pu être possible considérant que le produit a été emporté par la marée descendante.
les équipes ont réalisé une enquête interne pour identifier les causes et mettre en place les moyens de contrôle appropriés pour éviter que la situation se reproduise. Nous avons notamment diffusé dans les équipes un rappel concernant les obligations de déclaration, ainsi que la procédure d’escalade des incidents.
Des antécédents de délinquance environnementale
Une fuite d’huile dans le Saguenay
Déversements de gaz naturel et de bauxite


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