La version qui n’intéresse personne trouve sa place en bibliothèque scolaire
Un compromis a été trouvé : d'abord refusé, le roman La version qui n’intéresse personne est finalement apparu dans les rayons de la bibliothèque scolaire du pavillon Montcalm de l’École secondaire Mitchell-Montcalm, à Sherbrooke. Cette Ça demeure un roman qui n’est pas recommandé et ça demeure un roman qui ne sera pas ajouté à la collection de nos bibliothèques. Donald Landry rappelle que le dernier cadre de référence du ministère de l’Éducation fait des bibliothécaires scolaires des Que La version qui n’intéresse personne se retrouve finalement à la bibliothèque est La semaine dernière, elle a dénoncé le refus du Centre de services scolaires d’ajouter à la bibliothèque le premier roman d’Emmanuelle Pierrot. Ce livre, lauréat de plusieurs prix, plonge les lecteurs au cœur des marges de la société à travers l’histoire de Sacha et Tom, deux âmes en quête de liberté dans le sauvage Klondike, au Yukon. Aux yeux de Marie-Dominique Billequey, les bibliothèques scolaires doivent changer pour être fréquentées. Plutôt que d’interdire les livres, elle suggère une réorganisation. Sinon, je ne vois pas comment je pourrais attirer des élèves de 15-16-17 ans dans un lieu où il y a des livres qui sont vraiment axés sur des jeunes de 12 ans. Ce ne sera pas possible. L’enseignante insiste pour dire qu'il faut faire confiance aux jeunes lecteurs. Au CSSRS, l’expérience de la bibliothèque Montcalm pourra aussi leur servir. Donald Landry dit avoir pris le temps de vérifier comment est classé La version qui n'intéresse personne à la bibliothèque Éva-Senécal, à Sherbrooke. Tout le monde peut l'emprunter, mais l'œuvre d'Emmanuelle Pierrot est rangée dans la section Adulte, soit pour les 16 ans et plus.On a pris une décision qui peut s’apparenter à un compromis ou une mesure d’apaisement
, explique le secrétaire général et directeur du service des communications au CSSRS, Donald Landry.mesure d’apaisement
, c’est que le livre a été acheté par la direction, à même le budget de l’école. Elle en devient donc responsable, note-t-il.Nous, comme centre de services, on appuie sans réserve nos bibliothécaires qui considèrent que ce roman a probablement beaucoup de pertinence dans une analyse pédagogique en classe, mais qui s'adresse vraiment à une partie seulement de la clientèle de nos écoles secondaires
, juge-t-il. carrefours d'apprentissages
.On ne refera pas le passé, puis il n’y a pas à court terme d'exercice pour élaguer nos bibliothèques, mais on parle de quelque chose d'actuel avec le travail des bibliothécaires pour que dans les prochains mois, les prochaines années, les achats soient orientés vers l'ensemble d'une clientèle des établissements secondaires
, explique-t-il. Une autre vision de la bibliothèque
un heureux dénouement
pour l’enseignante de français de 5e secondaire de l’École Mitchell-Montcalm, Marie-Dominique Billequey.Souvent, on dit que dans les bibliothèques scolaires, il faut que les livres qui s'y trouvent puissent pouvoir être pris par des élèves de 12 ans comme de 17 ans. Mais là, ce que ça veut dire, finalement, c’est qu'il n'y aura que des livres pour des jeunes de 12 ans disponibles dans une bibliothèque scolaire. Ça ferait en sorte que je comprendrais pourquoi elle est si désertée par mes élèves de deuxième cycle
, s'inquiète-t-elle. Si on peut faire des classements, donc des espèces de pastilles : “ça, c'est plus pour 12, 13 ans, ça c'est plus âgé, ça pourrait être intéressant."
On verra aussi la demande, on verra l'intérêt pour ce volume-là
, soutient Donald Landry.L'accès aux livres, l'accès à la littérature, ce sont des valeurs importantes, mais il faut aussi encadrer tout ça pour que ce soit accessible pour un public qui est en mesure de comprendre
, insiste-t-il.
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