La région de la capitale nationale, épicentre des élections fédérales?
Les élections fédérales sont officiellement lancées et la région de la capitale nationale se profile comme un véritable épicentre, car les chefs de deux des principaux partis se présentent dans des circonscriptions voisines. Le chef libéral et premier ministre sortant, Mark Carney, convoite la circonscription de Nepean, jusqu'ici représentée par Chandra Arya, dont le Parti libéral du Canada a récemment révoqué la candidature. Son rival et chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, défend quant à lui son siège dans la circonscription de Carleton, qu’il occupe depuis 2004. La capitale nationale est au cœur des débats sur l’économie, la diplomatie, les infrastructures et la taille de l'État, notamment en raison de la forte concentration de fonctionnaires dans la région. La professeure à l'Université d'Ottawa, Geneviève Tellier, dresse le portrait de la première journée des élections fédérales. La fonction publique reste un pilier de l’économie locale. M. Poilievre promet de réduire la taille de la bureaucratie, critiquant le nombre élevé de fonctionnaires. De son côté, M. Carney s’engage à ne plus augmenter la taille de l’État, sans toutefois préciser s’il y aurait des compressions dans la fonction publique. Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, a pour sa part répété dans les derniers mois que de telles compressions auraient des conséquences sur les services aux citoyens. Des syndicats mettent d’ailleurs en garde le prochain gouvernement quant à d'éventuelles compressions et s'inquiètent de l'idée de recourir à l'intelligence artificielle (IA) pour remplacer des travailleurs. Le chef libéral Mark Carney, le chef conservateur Pierre Poilievre, le chef néo-démocrate Jagmeet Singh, le chef bloquiste Yves-Francois Blanchet et le codirigeant du Parti vert, Jonathan Pedneault. Photo : La Presse canadienne Certains Ottaviens rencontrés dimanche ont exprimé des préoccupations face aux tarifs douaniers et à leur impact sur leur pouvoir d’achat. Nombreux sont ceux qui souhaitent un premier ministre capable de défendre fermement les intérêts du Canada à l’international. C’est notamment le cas de Marcellin Nachin. Daniel Rivard, également résident de la capitale, partage cette opinion, affirmant qu'il est important, selon lui, de maintenir une politique pacifique face aux pressions américaines. Les projets d’infrastructure, tels que le futur tramway reliant Gatineau à Ottawa et le pont de l’est de Gatineau, sont à surveiller durant cette campagne électorale. Au début du mois, le gouvernement libéral avait confirmé qu'il financerait en totalité les études de faisabilité pour les portions ontariennes. Or, la question demeure : les conservateurs soutiendront-ils ce projet s’ils remportent les élections? M. Poilievre ne s’est pour le moment pas positionné sur la question. La députée libérale fédérale sortante de Pontiac, Sophie Chatel, avait assuré qu’une élection ce printemps ne compromettrait pas le montant promis. (Photo d’archives) Photo : TramGO L’accès à Internet dans les zones rurales, via des investissements dans les télécommunications, est également un sujet de discussion, avec l’arrivée de Téléstat à Gatineau. La crise forestière, exacerbée par les tarifs douaniers, inquiète les travailleurs du secteur, notamment à Maniwaki, où l’incertitude persiste des mois après la fermeture de la scierie. Avant la dissolution du parlement, la région de l’Outaouais était entièrement représentée par des députés libéraux à la Chambre des communes. Les réductions des cibles d’immigration, décidées par le gouvernement libéral en octobre dernier, préoccupent également les entreprises de l’est ontarien, particulièrement celles touchées par les hausses de tarifs douaniers. D'ailleurs des syndicats demandent l’intervention immédiate des gouvernements provincial et fédéral pour aider les travailleurs d’une usine de l’est ontarien frappée par les tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium canadien. Les Canadiens se rendront aux urnes le 28 avril, avec une campagne électorale de 36 jours, la durée minimale exigée par la loi. Plusieurs enjeux devront être suivis de près dans la région de la capitale fédérale tout au long de cette campagne. Avec les informations d'Anne-Louise Michel
La fonction publique, un enjeu clé

Questions économiques et diplomatiques
On le voit depuis quelques mois avec la baisse du taux directeur, on a regagné du pouvoir d’achat. On ne veut pas perdre ce qu'on a acquis
, dit cet électeur. Mais pour moi, la priorité reste à l'international, surtout avec les relations tendues qu’on a depuis quelques mois.
Avec les tarifs américains, nous, comme Canadiens, on doit vraiment se présenter comme un peuple pacifique et qui veut le bien-être de tous les gens. C’est important, la facilité de bien vivre dans notre Canada sans avoir des pressions américaines
, dit-il. Projets d’infrastructure sous surveillance

Autres enjeux régionaux
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