Des femmes violentées auront un toit pour se reconstruire
Avec plusieurs années de retard, le projet de Centre d'hébergement de deuxième étape pour accueillir les femmes violentées et leurs enfants en Haute-Gaspésie ouvre enfin. Inauguré vendredi à Sainte-Anne-des-Monts, le projet du Centre Louise-Amélie a coûté près de 12 millions de dollars. Le logement compte 13 logements, et permettra d’héberger jusqu’à 25 personnes pour une durée maximale de 2 ans. Pour la directrice du Centre, Monic Caron, ouvrir la maison de deuxième étape est un accomplissement. Parmi les unités, la taille varie du studio à l’appartement de type 5 ½ , ainsi que des espaces communs. Photo : Autre banques d'images / Gracieuseté, Centre Louise-Amélie Grâce à l’hébergement de plus longue durée, «Les féminicides se produisent très souvent lors de la rupture ou des mois qui suivent, ça nous démontre tout à fait que les femmes ont besoin d’un milieu de vie sécuritaire», indique Monic Caron, la directrice du Centre Louise-Amélie. Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin Dans les cartons de l’organisation depuis près de 20 ans, le projet devait voir le jour en décembre 2022. Il aura été réalisé avec deux années de retard, faute de financement. Un délai justifié par la complexité du montage financier. On doit reconnaître la charge de travail derrière ça. Sur le projet de 11,8 millions de dollars, la majorité est financée par les gouvernements provincial et fédéral. D’autres organisations ont contribué, telles que la MRC de La Haute-Gaspésie. La Ville de Sainte-Anne-des-Monts, en plus d’une enveloppe de 70 000 dollars, a pris la décision d’exempter l’organisme de taxes municipales pour les 35 prochaines années. La Société d’habitation du Québec a contribué au projet avec un investissement de 2,8 millions de dollars. Photo : Autre banques d'images / Gracieuseté, Centre Louise-Amélie En outre, le Centre Louise-Amélie a dû ajouter près d’un million de dollars de sa poche, pour intégrer dans la maison de deuxième étape des services d’aides externes. Ces services offrent de l'accompagnement, de l’aide juridique, du soutien pour rejoindre le marché du travail ou encore des repas communautaires pour les femmes qui n'ont pas nécessairement recours à l'hébergement d'urgence Le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix, était présent lors de l’inauguration. Le projet de la Haute-Gaspésie est le 38e Centre d’hébergement de deuxième étape dans la province. Au Québec, la moyenne de séjours dans les centres de deuxième étape est de 8 mois. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Celui de la Maison Louise-Amélie est le troisième centre à ouvrir ses portes dans la région, et le premier de la MRC de la Haute-Gaspésie. Annuellement, le centre Louise-Amélie accueille environ 250 femmes dans ses services externes. Concernant l’hébergement, près de 80 femmes et une trentaine d’enfants y ont recours chaque année. Avec les informations de Marguerite Morin
Ça prend plus que trois mois, pour rebâtir sa confiance, aller de l'avant, prendre les bonnes décisions, parce que chacune a son rythme
, décrit-elle.la sécurité peut continuer
, ajoute Monic Caron au sujet des femmes qui tentent de se reconstruire.
Un travail de longue haleine
Explosion des coûts, quête de nouveaux financements
, liste le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes. Il y a eu quand même certaines embûches, mais les gens ont su relever les manches et amener ça à terme
, souligne-t-il.
Un besoin d’hébergement, partout
Dans un monde idéal on n'aimerait pas mettre en place ce type d’infrastructure, mais la réalité c’est qu’on [en] a besoin, c’est aussi vrai en Gaspésie, particulièrement dans une région où il y a des caractéristiques qui sont plus difficiles qu’ailleurs
, souligne-t-il.
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