Des logements abordables prendront place dans l’ancien CHSLD de Palmarolle
Un comité de citoyens de Palmarolle veut aménager des logements abordables pour l’an prochain sur le site de l’ancien Foyer Mgr Halde. Les locataires seront organisés en coopérative pour la gestion du bâtiment et des 20 nouveaux logements. Le comité provisoire de la Coopérative d’habitation Chanteclerc a présenté le projet jeudi soir à une quarantaine de citoyens réunis dans la salle municipale de Palmarolle. La coopérative a été créée en janvier 2023 par des habitants de la municipalité qui souhaitaient donner une seconde vie au bâtiment de l’ancien foyer. Le CHSLD a été fermé en mai 2018, après qu’une étude ait révélé une fragilité structurelle du bâtiment en cas de crue ou de séisme. Lors de la présentation du projet, les membres du comité provisoire ont d'abord tenu à rassurer les citoyens. L'ancien CHSLD de Palmarolle qui portait le nom de foyer Monseigneur Halde. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Le comité assure qu’il y a eu plusieurs études réalisées sur la structure pour s’assurer de sa solidité et menées par un ingénieur, des architectes, et l’entreprise chargée des travaux Construction Laray. Les travaux d’aménagement pour transformer les chambres du Foyer Mgr Halde en logements équipés n’ont pas encore commencé. Le comité attend une validation finale d’un financement de Desjardins, puis l’aval de la Société canadienne d’hypothèques et de logement. L’ensemble du projet est estimé à 2 millions de dollars. Les travaux pourraient débuter l’été prochain pour l’entrée des premiers locataires au printemps 2026. La volonté de transformer l’ancien CHSLD en habitations est une réponse à la crise du logement. Éric St-Pierre, Louisa Nicol et le président du comité, Pierre Vachon ont présenté le projet le 20 mars. Photo : Radio-Canada / Mathilde Blayo La Coopérative d’habitation Chanteclerc sera propriétaire de l’ensemble du bâtiment, et les différents appartements seront ouverts à la location en suivant les critères réglementaires pour un logement abordable. Ainsi, pour devenir locataire, le revenu annuel maximal d’une personne seule est de 50 000 $. Le revenu monte à 100 000 $ pour un appartement pour quatre personnes. Les loyers seront également plafonnés. Il faudra compter un loyer mensuel de 582 $ pour un 2 ½ et un 3 ½ , et 719 $ pour un 4 ½. Les plans du rez-de-chaussée et du sous-sol ont été présentés pour le bâtiment où chaque résident prendra en charge une partie de sa gestion. Photo : Radio-Canada / Mathilde Blayo Ces loyers modérés seraient possibles grâce au système de coopérative, qui permet de répartir les tâches de gestion entre les locataires. Chaque locataire doit donc s’engager à prendre en charge un aspect de la gestion du bâtiment. Ces tâches peuvent aller de sortir les poubelles à réaliser la comptabilité de la coopérative. Les locataires seraient ainsi répartis en comités, et chargés de sélectionner les nouveaux locataires entrants.Le bâtiment est une très bonne construction, sécuritaire, il n’a pas bougé depuis plus de soixante ans
, affirme Louisa Nicol, secrétaire du comité et membre fondatrice du projet.
Un fonctionnement en coopérative
On estime que la MRC aurait besoin de 300 logements supplémentaires
, rappelle Éric St-Pierre, conseiller en développement d’entreprises et responsable du comité logement pour la MRC d’Abitibi-Ouest. Il épaule le comité citoyen depuis le début du projet pour la création de la coopérative d’habitation.

C’est une clientèle diversifiée qui est visée là-dedans
, explique Louisa Nicol. Des familles, des plus jeunes, des plus âgés, des célibataires, des monoparentales, des gens diversifiés qui puissent adhérer à cette coopérative
, énumère-t-elle.
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