Un an après le décès de sa mère, Justine Dufour-Lapointe décroche un 2e titre mondial
Justine Dufour-Lapointe est de nouveau championne du monde en ski libre. À sa deuxième saison sur le Freeride World Tour (FWT), la Montréalaise de 30 ans s’est assurée de son deuxième titre mondial, jeudi, lors de la dernière étape de la saison. Couronnée championne à ses débuts sur le FWT en 2023, puis absente du circuit l’an dernier, Dufour-Lapointe a confirmé son retour au sommet en prenant le 2e rang de la grande finale de la saison présentée à Verbier, en Suisse, sur le Bec des Rosses. Avec sa récolte de 77 points, Dufour-Lapointe a terminé l’étape tout juste derrière la gagnante suisse Jenna Keller (82 points). Seules l’Allemande Lena Kohler (48,33) et l’Américaine Molly Armanino (0,65) ont inscrit des résultats jeudi, puisque les autres concurrentes ont subi des chutes. Au classement général, Dufour-Lapointe (34 000 points) devance Keller de 2725 points. La Française Astrid Cheylus, vice-championne en 2024, complète le podium avec sa récolte de 27 045 points. La skieuse québécoise a soutenu que son niveau de performance, après son année loin du circuit, l’a elle-même surprise. Le hasard a voulu que la finale du FWT tombe sur l’anniversaire du dernier véritable jour de vie de la mère de Dufour-Lapointe, Johane, qui s’est éteinte dans la nuit du 20 au 21 mars 2024.Je suis habituée de donner mon 100 %, d’aller faire mon périlleux arrière, de sauter la plus grosse falaise, mais là, il fallait juste que je fasse une descente et que je ne tombe pas, a expliqué Dufour-Lapointe. C’est vraiment différent. Mais quand on a compris quelle était la mission, c’est-à-dire faire une descente propre et arriver en bas, on était d’accord sur le plan, mais il y avait quand même beaucoup de nervosité.
Après l’année dernière, quand tu atteins vraiment le fond du baril et que tu es vraiment dans une zone où tu vis les moments les plus difficiles de ta vie, tu ne sais pas comment tu vas faire pour revenir. C’est vraiment difficile de s’imaginer réussir à renaître de ses cendres
, a-t-elle souligné.L’année dernière, j’ai arrêté de compétitionner, mais je me suis entraînée quand même. Cette saison, je me suis entraînée tout l’été, tout l’hiver. J’ai quand même trois ans d’entraînement pour devenir une skieuse de freeride, et non une skieuse de bosses. Ça paraît dans ma qualité de ski, dans ma confiance.
C’était vraiment spécial. J’ai l’impression qu’elle était avec moi aujourd’hui, qu’elle a vécu cette journée avec moi, a soutenu Dufour-Lapointe. Elle a skié – du moins, j’ai l’impression – le Bec des Rosses à mes côtés. Elle m’a donné cette petite poussée de confiance pour l’attaquer. C’était une journée assez unique que je vais me rappeler toute ma vie.
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