La lenteur dans l’attribution des blocs d’énergie se fait sentir sur la Côte-Nord
Des acteurs des secteur économique et industriel de la Côte-Nord déplorent la lenteur du processus d’attribution de blocs d’énergie, qui freine les investissements et plonge les entrepreneurs dans l’incertitude. Depuis l’adoption du projet de loi 2, en 2023, plusieurs entrepreneurs nord-côtiers ont mis le pied sur le frein et attendent toujours que la lumière tourne au vert, rapporte le directeur du développement industriel pour Innovation et Développement Manicouagan, Guy Simard. La rapidité du processus pourrait être améliorée, croit Guy Simard. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Catherine Gosselin Il espère que les dernières rondes d'évaluation, qui ont débuté en juin dernier, pourront aboutir sur des réponses positives pour la région. Je crois que ce serait l'heure que le gouvernement puisse soutenir quelques projets supplémentaires rapidement pour qu'on ne manque pas notre été 2025. Le projet d’aquaculture de saumon d’AquaBoreal, à Baie-Trinité, et celui de transformation de graphite de Northern Graphite, à Baie-Comeau, sont en attente. La nouvelle procédure a réellement changé la donne pour les promoteurs, renchérit le directeur général de Développement économique Sept-Îles, Paul Lavoie. [L'énergie] reste souvent le facteur déterminant pour réussir à faire avancer un projet. Sur la Côte-Nord, des projets ont été abandonnés depuis l'adoption de la loi 2, observe Paul Lavoie. (Photo d'archives) Photo : Paul Lavoie Dans le contexte de guerre économique actuel, l’attente et l’incertitude n’engendrent pas une situation particulièrement favorable au développement de l'économie québécoise, ajoute Paul Lavoie. L'entreprise Stegra, qui souhaite implanter une aciérie à Pointe-Noire, a déposé une demande pour 800 MW. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes Pour un projet d’investissement de 406 millions de dollars, AquaBoreal a présenté une demande pour 7 MW, rapporte le président de l’entreprise, Léopold Landry, au micro de Bonjour la Côte, mercredi. Fraîchement de retour de la foire des fruits de mer Seafood Expo, il constate une fois de plus que le marché québécois est particulièrement propice à la production de saumon. À l’heure actuelle, personne n’en produit dans la province, rappelle-t-il. Léopold Landry a travaillé dans l'industrie des poissons et des fruits de mer au Saguenay ainsi qu'en Floride avant de lancer le projet AquaBoreal. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Catherine Gosselin L’enjeu est plutôt du côté de l’énergie. De surcroît, l’aquaculture est une industrie d’avenir, d’autant plus que le Québec doit miser sur l’autonomie alimentaire et amoindrir sa dépendance au marché américain, argue-t-il. Avec les informations de Nazdar Roy et de Mathieu PineauSi l’on considère que le temps, c'est de l'argent, effectivement, il y a un coût
, croit-il. C'est particulièrement le coût d'opportunité qu'il faut considérer.


On en a des promoteurs sur la Côte-Nord qui ont mis un terme à leur projet essentiellement après avoir essuyé un ou plusieurs refus de blocs d’énergie
, affirme-t-il.
7 MW pour produire du saumon québécois

J’espère qu'on va avoir des nouvelles [du gouvernement] très bientôt parce qu'à l'heure actuelle, ça bloque un peu nos investissements
, témoigne l’entrepreneur.
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